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5 août 2014 - “Building Social Solidarity Economy as an Alternative model of development”:Workshop n°2 Manila, the Philippines, 15-18 oct 2013-

Sommaire du rapport de l’Atelier (Anglais, Français, Espagnol)

5 août 2014

<EN> “Building Social Solidarity Economy as an Alternative model of development”: Workshop n°2 : SSE Experiences in the Territories 17th October 2013 Complete Report : Table of contents

“Building Social Solidarity Economy as an Alternative model of development”

1. LAUNCH OF THE INTERNATIONAL INTERNET FORUM

In the previous RIPESS meeting held in Luxemburg in 2009, we had organised a workshop on the theme Democratic participation and anchoring the SSE at a territorial level. Based on the results of the workshop, an invitation for an on-line exchange of experiences and discussions on different sub-themes was launched in July 2013.

This group will be focused on the ways that the existing initiatives of SSE do their economic activities and their integration in economic networks and supply-chains. In this Theme, territoriality and sustainable development is a key aspect that should be present transversally in the discussions. This is a very important opening prospects for the social solidarity economy.

ORGANISATION TEAM:

European P’acts, mandated by RIPESS Europe: Martine Theveniaut

Canadian Community Economic Development Network, mandated by RIPESS North America: Yvon Poirier

In collaboration with the resource website for the social and solidarity economy www.socioeco.org to be distributed contributions and results: Françoise Wautiez

The other continents (Latin America, Africa and Asia) did not designate representatives to take part in the preparatory Theme 2 discussions. Their viewpoints are therefore less well represented, but are nevertheless present.

QUESTIONS/ISSUES: What actions/ innovations are being undertaken by SSE ? How to make further advances in this aspect?

Phase 1 : Centred on the organisation of ties of solidarity at the grassroots level and local pacts: Link (ethical) producers and (ethical) consumers? 2) Link (ethical) production and solidarity/social finance?

Phase n°2: Focusing on changing the scale of solutions: 3) Create an alternative market for SSE products and services at the local, national and international levels?

Phase n°3: Towards a new world agenda : 5) Territorial development contribution?

1.1 Summary phase n°1

1.2 Summary phase n°2

1.3 Introduction phase n°3 : The organization team chose to run the forum by giving priority to the change of scale offered by bottom-up solutions. Main ideas emerged. For the 3d Phase, the question being put to those involved with this intercontinental network.

1.4 General summary of preparatory discussions for Manila’13

2. SSE EXPERIENCES IN THE TERRITORIES :

2.1 Report workshop: Abstract of experiences presented in file here:

2.2. Final proposals: Three priorities:

• Strengthen cooperation and solidarity at the local level :

• Organize democratic territorial governance at different levels

• Introduce contribution of the territorial approach to the RIPESS global project of a social solidarity economy as an alternative model.

Concrete proposal : Create an intercontinental workgoup on SSE and Territories in order to have permanent exchanges of knowledge and other activities (for example learning journeys) instead of just meeting every four years.

 

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<FR> « Bâtir l’économie Sociale Solidaire comme un modèle alternatif de développement »: Atelier °n2 : Expériences de l’ESS dans les territoires

Manila’13 , Philippines, 15-18 octobre 2013 :Tables des Matières du Rapport complet

1. LANCEMENT DU FORUM INTERNATIONAL INTERNET

Lors de la précédente réunion du RIPESS qui s’est tenue au Luxembourg en 2009, nous avions déjà organisé un Atelier (n°7) sur le thème :« Participation démocratique et ancrage territorial de l’Économie Solidaire ». Sur la base des résultats de cet atelier, une invitation pour un échange en ligne d’expériences et des discussions sur les différents sous-thèmes a été lancé en Juillet 2013.

Programme :« Ce groupe se concentrera sur la façon dont les initiatives existantes de l’ESS réalisent leurs activités économiques et leur intégration dans des réseaux et des chaînes d’approvisionnement. Dans ce thème, la territorialité et le développement durable sont des éléments clés qui doivent être présents de manière transversale dans les discussions ».

Ce simple constat constitue une avancée très significativedepuis LUX’09. La transversalité est installée comme une dimension majeure dans l’organisation des solidarités et des solutions.

ÉQUIPE D’ORGANISATION :

  • Pactes Européens, mandatés par RIPESS Europe : Martine Theveniaut 

Réseau Canadien de Développement Économique communautaire (RCDÉC), mandaté par RIPESS Amérique du Nord : Yvon Poirier

En collaboration avec le site ressources de l’économie solidaire www.socioeco.org pour valoriser, diffuser contributions et résultats :Françoise Wautiez,

Les autres continents (Amérique Latine, Afrique et Asie) n’ont pas désigné leurs représentants pour s’associer à la préparation de l’Atelier n°2. Leurs points de vue sont donc moins bien représentés, mais pas absents.

Les contributions peuvent se faire en 3 langues : anglais, espagnol, français.

QUESTIONS: Quelles actions / innovations sont entreprises par l’ESS …? Comment doit-on avancer ?

Phase n°1 : Organiser les solidarités, multiplier les pactes locaux  1) pour lier les producteurs (éthiques) et les consommateurs (éthiques) ; 2) pour lier la production (éthique) et les finances solidaires / sociales ?

Phase n°2 : Changer l’échelle des solutions  3) pour créer un marché alternatif pour les produits et services de l’ESS à l’échelle locale, nationale et internationale?

Phase n°3 :)  Vers un nouvel agenda mondial  4) pour contribuer au développement territorial?

1.1 Résumé Phase n°1

1.2 Résumé Phase n°2

1.3 : Introduction :L’équipe d’animation a choisi d’accorder la priorité au changement d’échelles des solutions «Vu d’en bas» pour animer ce forum internet. Quelques idées principales se sont dégagées. Pour la 3ème Phase, la question posée aux acteurs de ce réseau intercontinental c’est: comment s’organiser ensemble pour soutenir la transition vers une économie réelle centrée sur la personne pour les 4 ans à venir ?

1.4 : Synthèse générale

2. RÉSULTATS DE L’ATELIER du 17 octobre : Expériences de l’ESS dans les territoires

2.1 Résumé des expériences disponibles en ligne 

2.2 PROPOSITIONS FINALES

Renforcer coopération et solidarité à l’échelon local

Organiser la gouvernance territoriale aux différents échelons

Introduire la contribution de l’approche territoriale dans le projet global du RIPESS pour bâtir l’ESS comme un modèle de développement alternatif.

PROPOSITION CONCRÈTE SOUMISE EN ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE: Créer un groupe de travail intercontyinental sur l’ESS et les Territoires pour entretenir des échanges permanents, transférer des connaissances et autres activités (par exemple des voyages apprenants) dans les 4 prochaines années.

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<ESP> CONSTRUYENDO LA ECONOMÍA SOCIAL SOLIDARIA COMO UN MODELO ALTERNATIVO DE DESARROLLO : Tema n°2 : Experiencias de la ESS en los territorios- Manila, Filipinas, 15-18 de Octubre de 2013 Resumen del informe completo

Durante la reunión anterior del RIPESS que tuvo lugar en Luxemburgo en 2009, habiamos organizado un Taller (n°7) sobre el tema:« Participación democrática y anclaje territorial de la Economía Solidaria ». En base a los resultados de este taller, se lanzó en julio 2013 una invitación para un intercambio en línea de las experiencias y las discusiones acerca de los diferentes subtemas .

1. LANZAMIENTO DEL FORO INTERNET PREPARACION DE MANILA 2013

Este grupo se concentrará en la manera con la que las iniciativas existentes de la ESS realizan sus actividades económicas y su integración en redes y cadenas. En este tema, la territorialidad y el desarrollo sustentable constituyen elementos claves que han de ser presentes de manera transversal en los debates.

EQUIPO DE ANIMACION

Pactos Europeos, mandatados por Ripess Europa, Martine Theveniaut de los

Red Canadiense de Desarrollo Económico Comunitaria (RCDEC,) mandatado por RIPESS América del Norte : Yvon Poirier

La colaboración del sitio de recursos de la economia social solidaria www.socioeco.org, permitirá valorizar y difundir las contribuciones y los resultados, con Françoise Wautiez.

El equipo de animación se sitúa en Europa y en América del Norte. Lanzamos un llamado a las organizaciones del RIPESS de los otros continentes para que se junten con nosotros y a todos y todas para proporcionar una dimensión más amplia y mas interactiva a este Foro

PREGUNTAS/PROBLEMAS: Qué acciones/innovaciones por parte de la ESS ? Cómo avanzar?

Etapa n°1: Organizar las solidaridades, multiplicar los pactos locales :

1)para vincular los productores (éticos) con los consumidores (éticos). 2) para vincular la producción (ética) y las finanzas solidarias/sociales?

Etapa n°2: Cambiar de escala de soluciones – 3) para crear un mercado alternativo para los productos y servicios de la ESS a una escala local, nacional e internacional ?

Etapa n°3: Hacia una nueva agenda mundial - 4) ESS contribuyendo al desarrollo territorial ?

1.1 SINTESIS DE LA ETAPA N°1

1.2 SINTESIS N°2

1.3 INTRODUCCION TEMA 3 El equipo de animación ha escogido acordar la prioridad al cambio de escala de las soluciones « vistas desde abajo » para animar este foro. Resaltaron ideas principales.La pregunta que se plantea a los actores comprometidos en esta red intercontinental

1.4 SINTESIS GENERAL DE LOS DEBATES PREPARATORIOS MANILA’13

2. INFORME DEL TALLER : EXPERIANCAS-SSE-TERRITORIOS

2.1 RESUMEN DE EJEMPLOS PRESENTADOS

2.2 PROPUESTAS FINALES (Sin traducir en español)

PROPUESTA CONCRETA AVANZADA EN PLENARIA:

Crear un grupo de trabajo intercontinental sobre la ESS y los Territorios para favorecer intercambios permanentes, transferir conocimientos y otras actividades (por ejemplo viajes de aprendizaje) durante los próximos 4 años.

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Abstract/Résumé.Resumen contributions in file here:

Introduction: Yvon Poirier

ASIA : Bhola Bhattarai – Nepal’s Community Forest in the Promotion of SSE

Shah Abdus Salam – Sustainable livilyhoods through small-scale agriculture – Bangladesh

AFRICA Ahmed Ait Haddout – Territorial coaching at the local level - Morocco

LATIN AMERICA Nelson Melo- Latino America and Caribbean Coordination of small producers in Fair Trade

Rosario Martinez – PECOSOL – A network for the defence of the territories – Guatemala

NORTH America Michael Toye – Community Economic Development – Canada

EUROPE Judith Hitchman – Community Supported Agriculture and SSE (URGENCI) – France

In file too

Rapport complet: EN;FR;ESP

60 postsForumESS

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9 juillet 2014 - Cycle Grundtvig des P’actes Européens 2012-2014

Principaux résultats produits et documents de référence

9 juillet 2014

Cycle Grundtvig de Voyages Apprenants 2012-2014

Principaux résultats produits et documents de référence

Vous trouverez dans cette fiche une ample matière documentaire rassemblant l’essentiel des informations produites entre 2012 et 2014. Elles reflètent un parcours qui a produit une réelle valeur ajoutée européenne, identifié un ensemble de questions non résolues et qui a réfléchi aux organisations, aux valeurs et aux stratégies de l’économie sociale et solidaire, pour quelle transition ?

Cette documentation est disponible sous licence Creative Communs avec attribution à son auteur, pas d’utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l’identique.

 

Le Voyage Apprenant : Outil du Partenariat :

1 à 3 : Outil Voyage Apprenant, (fr, eng)

Diffusion grand public Voyage Apprenant (Fr)

Les Outils d’évaluation 4 à 6 :

partenaires, apprenants, (En)

contenus (Fr,En)

Les Newsletter des rencontres 7 à 13 (Fr,En)

7- Mars 2012 Préparation du Cycle, Technologie-Netzwerk Berlin .V., Allemagne

8- Octobre 2012 Centre de Ressources des Groupements d’Employeurs, France

9- Janvier 2013 Cloughjordan, Irlande

10- Avril 2013 – Serterzo/PLIP, Italie

11- Sept 2013 – CBS Network, RU-Ecosse

12-Déc 2013 – Maison de la Citoyenneté Mondiale, France

13- Mai 2014 - Technologie-Netzwerk Berlin .V.et Tamen, Allemagne

Documents de travail

14-Valeurs, organisations, stratégies pour la transition

15-Fiches notions : mieux se comprendre pour porter des propositions ensemble

16- 17 Sept 2013 - Textes Communs Partenariat (Fr,En)

18- Oct2013- Préparation 5ème rencontre RIPESS Manila’13 : Atelier 2 : « Les expériences de l’ESS dans les territoires »- Synthèse du Forum internet animé par les P’actes Européens (Fr-En-Spa)

19- Préparation 5ème rencontre RIPESS Manila’13 : Résumé des 60 contributions internationales au Forum internet (Fr)

Mai 2014- Première formalisation collective des valeurs et des objectifs opérationnels des P’actes Européens (voir 13: Mai 2014 Newsletter)

20- Mai 2014 Préparation Berlin : Liste des Questions non résolues (Fr)

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19 juin 2014 - Cycle Grundtvig de Voyages Apprenants 2012-2014

Principaux résultats produits et documents de référence

19 juin 2014

Vous trouverez dans cette fiche une ample matière documentaire rassemblant des informations produites entre 2012 et 2014. Elles reflètent un parcours qui a produit une réelle valeur ajoutée européenne, identifié un ensemble de questions non résolues et qui a réfléchi aux organisations, aux valeurs et aux stratégies de l’économie sociale et solidaire, pour quelle transition ?

La valeur ajoutée européenne

Le réseau des P’actes Européens a été lancé à Bruxelles en nov. 2010 au Comité des Régions, avec une proposition sociale réunissant des praticiens européens et internationaux autour de l’objectif de «Relayer et organiser un développement local durable au service d’une économie territoriale coopérante». En 2012, le Cycle Grundtvig crée l’opportunité d’activer des collaborations autour de cet objectif entre des Partenaires de 6 pays (Sud, Centre Nord). Tous sont engagés dans un travail de terrain autour de ces enjeux qui nécessitent de nouvelles approches, notamment pour intégrer les questions environnementale et sociale dans les réponses concrètes aux besoins essentiels des sociétés locales. Ce projet leur permet de partager leurs expériences, réfléchir ensemble comment formaliser leurs acquis pour les démultiplier, mais aussi se poser les questions non résolues des transitions nécessaires à partir d’engagements concrets pour documenter, analyser, et proposer des réponses.

« Lorsque l’on partage au niveau européen, on pense qu’il y a beaucoup de différences. Les sociologies diffèrent mais les types de problèmes sont les mêmes ».

« De nouvelles communautés existent déjà. Nous avons des problèmes similaires pour avancer ».

Mais pour dégager les bases d’un consensus et porter des propositions ensemble, il faut d’abord se comprendre. Leurs échanges montrent que des notions essentielles telles que «community», «territoire», «économie sociale, «économie solidaire», «transition», «résilience» sont diversement comprises, selon les langues et les contextes.

C’est pourquoi, en janvier 2013, le Partenariat décide d’approfondir ces notions pour discuter la question :« Quelles formes d’organisations, valeurs, stratégies de l’économie sociale et solidaire…pour quelle transition ?». En avril 2013, des « fiches notion » sont produites et diffusées, et un espace Framapad ouvert sur le site. En septembre 2013, un texte commun court et fédérateur marque une étape dans les échanges. Il est complété par une liste de questions non résolues.

En mai 2014, lors de la dernière rencontre, le Partenariat s’appliquant à lui-même la méthode de l’audit social est tombé d’accord sur des valeurs fondamentales à même de leur servir de socle pour développer ensemble des objectifs opérationnels à l’avenir:

• l’action pour le bien commun dans les territoires locaux

• des principes de coopération active et de participation démocratique

• des relations partenariales fondées sur la confiance et le respect mutuels

• visant à obtenir du travail, des moyens de subsistance, des revenus pour tous

• …et l’inclusion sociale

• le partage de l’information et sa dissémination

• l’encouragement et l’empowerment

Témoignages:

« Le Partenariat a un grand potentiel pour travailler ensemble ».

«La méthode du Voyage Apprenant a fait ses preuves de pertinence par rapport aux objectifs du projet».

La valeur ajoutée européenne est indéniable et tangible

1- La connaissance acquise à l’expérience est un bien immatériel qui se multiplie en se partageant :

« Apprendre les uns des autres » augmente les capacités sociales et professionnelles de chacun. Le Partenariat en a vécu les étapes: «Savoir que ça existe» ouvre de nouvelles possibilités. «Savoir d’expérience en observant par soi-même permet d’élargir son analyse, au-delà de son propre contexte d’action. «Rapporter chez soi des idées, des façons de faire et pouvoir s’en inspirer est un privilège ».

2- Cette démarche d’intelligence collective installe une dynamique qui a pris de l’ampleur d’étape en étape. Elle a développé un capital social pour l’action. «Ces relations horizontales stimulent l’appétit de savoir, augmentent la confiance et favorisent le travail en réseau européen ».

Vous trouverez ci-dessous: en français et/ou en anglais

1- les outils du partenariat: Fiches évaluation, Fiche outil Voyage Apprenant

2- les Newsletter et documents associés aux 6 Voyages Apprenants réalisés

3- les principaux documents de travail: produits par des membres, ou des partenaires associés de leurs propres réseaux: Texte commun, Questions non résolues, Glossaire Euronetz, Liste de organisations rencontrées, réflexions théoriques sur l’entreprise sociale et le développement économique local, l’Histoire apprenante des Groupements d’employeurs, Revue Feasta sur la transition, un résumé des 60 expériences de l’ESS collectées par le Forum internet de préparation de Manila’13 entre juillet et octobre 2013, et la synthèse en 3 langues

4-Des fiches et documents sur les principales notions utilisées dans le cadre de leurs échanges, des réflexions sur les notions, les concepts, les stratégies pour la transition: community/communauté, territoire, entreprise de transition, capital social, résilience pour les territoires, état des lieux des concepts, diverses chartes (dans les fiches bip)

5- d’autres documents de référence mis à disposition: fiche de lecture d’Elinor Ostrom,Biens communs repris au blog de Jean Gadrey, développement communautaire au Canada, Document de communication sur le Voyage Apprenant produit par une stagiaire de l’IRESA

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17 juin 2014 - Dernier Voyage Apprenant du Cycle Grundtvig

Berlin, 21-23 mai 2014; accueilli par TechNet

17 juin 2014

Au programme:

Des Visites d’entreprises sociales :Ausbildungswerk Kreuberg, Graefewirtschaft et Prinzessinnengärten

La présentation de Tamen, organisation fondée en 1993. Elle travaille avec des entreprises, qui sont souvent de petite taille et tout aussi précaires que les salariés qu’elles embauchent. Comment sécuriser les entreprises pour conserver les emplois ? L’économie solidaire développe des modèles de coopération entre des entreprises qui mutualisent. Au travers de ces coopérations, on rentre automatiquement dans les questions sociales. Tamen présente ensuite l’une de ses activités :l’accompagnement de l’organisation de services aux personnes dans une région rurale, à l’Est de Berlin, près de la frontière polonaise (Uckermark):

www.tamen.de) www.tamen.de;

www.arbeitgeberzusammenschluesse.de

La présentation du restaurant WeltKüche que nous avions visité lors d’une précédente rencontre en 2012

Une partie importante des échanges a été consacrée au bilan du Cycle Grundtvig, à l’avenir et à la stratégie des P’actes Européens, et à l’évaluation de la rencontre.

L’application de la méthode de l’audit social aux participants pour déterminer les valeurs clé qu’ils partagent en amont des objectifs opérationnels qu’ils envisagent pour le futur

Une présentation du projet Erasmus+ : « Partenariat stratégique : Education et formation professionnelle » auquel se sont associés plusieurs partenaires Grundtvig, mais aussi de nouveaux partenaires, comme Tamen.

Les documents suivants sont disponibles:

L’histoire d’ABW Kreuzberg (français, anglais)

Espaces Verts Prinzessinnengärten (français, anglais)

Une présentation de l’audit social (français, anglais)

Le powerpoint de l’action menée à Uckermark (allemand)

Rapport framapad des échanges de l’audit social

PactesBerlin14: Bilan Communication/coopéation/TIC

Newsletter du dernier Voyage Apprenant (français, anglais)

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7 janvier 2014 - Groupes de parole et appui aux chômeurs-Maison de la Citoyenneté Mondiale

Voyage Apprenant à Mulhouse, 5-7 décembre 2013

7 janvier 2014

La Maison de la Citoyenneté Mondiale a accueilli l’avant-dernier Voyage Apprenant du Cycle Grundtvig « Partenariats éducatifs » des P’actes Européens. Intitulé PACTES:Plateforme d’Apprentissage et de Coopération vers des Territoires Européens Solidaires.

Vous trouverez ci-joint l’ensemble des documents associés à cette rencontre.

  • Le programme a mis en évidence la continuité des activités:

1) la citoyenneté, avec les méthodes de l’éducation populaire. Elle est reliée avec le Mouvement des Citoyens du Monde, Ritimo, les P’actes Européens, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires.

2) Le Vivre ensemble : la diversité n’est pas un handicap. Le soutien fait appel à des méthodes d’entraide concrète : 16 logements gérés, des suivis professionnels, un soutien y compris juridique aux demandeurs d’asile, des débats entre les différentes religions dans lesquels les personnes s’écoutent, des Forums citoyens sur les préjugés.

3) les solidarités transnationales, envers et contre les frontières, avec le Pakistan, le Sénégal, le Maroc, avec des méthodes de don /contre-don et pas de charité.

4) L’économie solidaire, circulaire et distributive, avec une monnaie locale le SOL utilisée dans nombre d’échanges de la MCM, avec « le Magasin pour rien » où chacun peut repartir avec 3 objets de son choix sans payer. L’idée a fait tâche d’huile.

Dans le modèle alsacien, la durée des expériences contribue à sa reconnaissance, notamment par les banques pour obtenir les fonds et signer des prêts. C’est tout un travail pour que cela soit possible. Si le restaurant solidaire « La Table de la Fonderie » est toujours là, c’est parce qu’une équipe de bénévoles s’est mobilisée pour éviter la fermeture. La MCM est connue et reconnue par les institutions et obtient des subventions, des prêts à taux 0 d’Alsace Active, de la DIRECTTE. Roger Winterhalter, un des promoteurs avec Brigitte Carraz, va de l’avant avec les idées, formalise et d’autres y vont pour asseoir l’ensemble des projets. Un vice-président de la Table de la Fonderie a négocié avec le tribunal pour la gestion des dettes. La caution obtenue traduit la confiance entre acteurs en place et citoyens. C’est le cas aussi pour la commune de Lutterbach. Pour les chômeurs et précaires, dans la situation actuelle, il est important que des personnes soient là pour tenir et pour les soutenir. On est entré là dans la résistance. Au Portugal c’est pire ! Le soutien dans les projets est fondamental.

De nouvelles relations et réalisations ont été développé depuis 2010 où nous étions déjà venu en Voyage Apprenant à Mulhouse, notamment :

La banque du rêve, adossée au site de la MCM. Sa philosophie est la réciprocité positive. Il s’agit d’un partage solidaire des idées/ projets/initiatives visant à permettre à chacun de faire fructifier ses rêves en montrant comment il s’y est pris pour que ses projets fonctionnent. Chacun aide tout le monde en déposant ses rêves à la banque du rêve.

Les activités des groupes de chômeurs se poursuivent dans un contexte « de plus en plus kafkaien », mettant en avant des méthodes participatives pour l’expression de ceux qui ne parlent pas et le théâtre dans réalisation transfrontalière « Tissons des liens », conçue et préparée par des chômeurs et précaires d’Allemagne, de France et de Suisse.

La MCM a installé une étroite relation avec la commune d’Ungersheim « Village en transition ». Jean-Claude Mensch a mis à disposition 8 hectares communaux pour un maraîchage bio en insertion et la livraison de paniers, dans l’esprit des Jardins de Cocagne. 350 à 400 paniers sont livrés par semaine à des particuliers, ce qui a créé 25 emplois de plus. La commune en a créé en tout 250. Son projet d’écohameau prévoit le logement de 10 foyers dont 8 se situent dans l’option de la transition et sont ouverts sur l’extérieur. La mairie vient de lancer une monnaie locale : le radis. Tel est le pari !

La rencontre a été l’occasion d’amorcer la finalisation du projet Grundtvig. C’est notre priorité d’ici au dernier Voyage Apprenant qui aura lieu à Berlin en mai 2014.Bien conduit, le projet est de mieux en mieux approprié par les organisations partenaires qui ont appris à se connaître et à s’apprécier. Les résultats de ce cycle serviront de socle à des propositions et à la recherche de moyens. Berlin fera donc une place importante aux temps la mise en commun des enseignements du cycle. Il appliquera à nous-même la méthode de l’audit social des ressources que pratiquent de longue date l’Ecosse et l’Allemagne pour mieux traduire nos potentiels en projets.

Enfin, la rencontre de Mulhouse a permis de tenir l’Assemble générale du réseau. Il s’est renforcé en 2013. La rencontre se déroulant en France, les administrateurs français y ont été invités. Nos collèguesEuropéens ont ainsi pu faire connaissance avec la réalité de la vie du réseau en France, où il s’est d’abord développé, avant de devenir européen.

Tous les documents associés sont téléchargeables ci-dessous, concernant

Les contributions au Voyage Apprenant à MUlhouse (en français)

Le bilan d’étape Grundtvig (fr;en)

Les rapports statutaires de l’AG: rapport moral, rapports d’activités (fr;en)

Un compte-rendu -version longue- de la rencontre de Mulhouse des échanges pour information. Il servira à préparer la Newsletter (fr;en)

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17 novembre 2013 - Premier Bilan de la Rencontre Manila’13

et Compte-rendu de l’Atelier « Expériences de l’ESS dans les Territoires »

17 novembre 2013

La 5° Rencontre du RIPESS - Réseau Intercontinental de Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire – s’est tenue dans un contexte porteur à Manille aux Philippines du 15 au 18 octobre 2013.

1. Fondation, le 20 septembre 2013 à Genève d’un Groupe de travail inter-institutions des Nations Unies sur l’Economie Sociale et Solidaire.

Sa création est le résultat concret de la Conférence « Potentiel et limites de l’Economie Sociale et Solidaire », qui s’est tenue en mai 2013, organisée par l’UNRISD (United Nations Research Institute for Social Development).

Ce nouveau partenariat vise à aider les pays, à mobiliser la volonté politique et à renforcer l’élan vers l’intégration de la question de l’ESS dans les cadres politiques nationaux et internationaux. Lors de cette conférence, chercheurs, décideurs et acteurs de la société civile ont discuté comment l’ESS peut contribuer au développement local, à la sécurité alimentaire, l’égalité des sexes, la protection de l’environnement et à l’approvisionnement des soins de santé.

Les organismes des Nations Unies réunis (UNRISD, FAO, OIT, PNUD et ONU- LGN) se sont mis d’accord sur la nécessité de sensibiliser et de visibiliser l’ESS au sein des Nations Unies, notant que l’attention qui lui est portée a tendance à être fragmentée et qu’elle n’a pas correspondu à l’intérêt croissant que l’ESS a obtenu parmi les autres secteurs de la communauté de développement.

Définition de l’UNRISD : « L’économie sociale et solidaire» -ou ESS- se réfère à des organisations qui ont des objectifs économiques, sociaux et environnementaux souvent explicites et comportent diverses formes de coopération et de solidarité. Il s’agit notamment des coopératives, des groupes de femmes d’auto-assistance, des entreprises sociales ou communautaires, des réseaux de commerce équitable et des associations de travailleurs de l’économie informelle. Globalement, ces formes alternatives de production, de finance et de consommation se développent en réponse à des crises sociales, économiques et environnementales et dans des contextes de vulnérabilité. Reconnaissant le potentiel de développement de l’ESS, de nombreux gouvernements et organismes régionaux réagissent avec des initiatives visant à créer un environnement favorable aux entreprises et organisations de l’ESS.

L’ESS est la production de marchandises et services par des organisations et des entreprises avec :

1. Des objectifs sociaux et environnementaux explicites (besoins essentiels à la base, services de soin, emploi des chômeurs, sécurité alimentaire)

2. Des relations coopératives et associatives entre les membres et de la communauté

3. Une direction autogérée démocratique

4. Des valeurs de solidarité et de buen vivir. ».

Alors que l’ONU examine les contours de l’agenda de développement post -2015, et étant donné la recherche de voies complémentaires pour le développement qui favorisent simultanément le dynamisme économique, la protection sociale, l’environnement et l’autonomisation socio-politique, il est clair qu’il est important de donner plus d’attention coordonnée au potentiel de l’ESS dans le système des Nations Unies, a expliqué Mme Wenyan Yang (chef, aspects sociaux du développement, Division des politiques sociales et du développement, ONU-DAES). « La DAES est activement engagée dans le processus et tente, chaque fois que c’est possible et pertinent, de mettre en évidence le rôle des coopératives et des petites entreprises comme contribution au développement socio-économique. Nous encourageons cette idée non pas comme un concept théorique, mais comme une étape pratique très concrète et comme un ensemble de mesures politiques ».

Objectifs et activités du Groupe de travail (Task Force)

Lors de la réunion fondatrice de septembre, les coordonnateurs (UNRISD, OIT, PNUD Bureau Représentation Genève et SLNG) ont été rejoint par des représentants de la FAO, le TDR ( Programme spécial de recherche et de formation sur les maladies tropicales), l’ONUSIDA, l’ONU- DAES, l’UNESCO, le PNUE, l’ONUDI, ONU Femmes, le PAM et l’OMS.

« Lors d’une réunion à la fois productive et inspirée, les participants ont convenu des objectifs, rôles et activités de la Task Force. Dans la poursuite de son objectif d’aider les pays, mobiliser la volonté politique et de renforcer l’élan vers l’intégration de la question de l’ESS dans les cadres politiques nationaux et internationaux , les membres procéderont à des activités de collaboration qui visent à :

• améliorer la reconnaissance des entreprises et des organisations de l’ESS ;

• promouvoir la connaissance sur l’ESS et consolider les réseaux d’ESS ;

• soutenir la création d’un environnement institutionnel et politique favorable à l’ESS ;

•assurer la coordination des efforts internationaux, renforcer et établir des partenariats.

Les travaux de la Task Force tiendront compte des priorités et des circonstances nationales, en consultation avec les partenaires nationaux ».

2. La Rencontre du RIPESS a réuni 653 participants de 31 pays.

Discours d’ouverture

La 5ème Rencontre a été ouverte par M. Jun Simon, président du Comité national d’organisation. L’allocution de bienvenue a été prononcée par le Dr Alfredo Pascual, Président de l’Université des Philippines. Salutations relayées par M. Pierre Calame (vidéo), président de la Fondation Charles Léopold Mayer.

La première session plénière intitulée « Vue d’ensemble de l’ESS " a été ouverte par M. Michael Lewis, directeur général du Centre Canadien de Renouveau Communautaire. Les ressources de la planète sont implacablement consommées au-delà de leurs limites. Le cadre actuel de développement mondial est contrôlé par la « Sainte-Trinité-des libres » , le marché, le libre échange et la libre circulation des capitaux. Il est urgent de changer le point de vue de l’économie de croissance pour penser l’économie de la terre. Le monde devrait concentrer ses priorités sur la fourniture des besoins de base comme la nourriture, l’énergie et le logement, en étant conscient de vivre dans ses limites. Il a proposé que les gens reprennent le contrôle des ressources financières et récupèrent la Chambre des Communes. La Communauté doit prendre les devants dans la relocalisation de la propriété des biens communs. Il a ensuite présenté des expériences notables dans lesquelles des organisations locales suivent le modèle de l’économie solidaire: alimentation Seikatsu Clubs ou Teikei au Japon ; énergie fossile carburant libre en Suède ; logement et Community Land Trust à Vancouver au Canada.

Paul Singer, secrétaire à l’économie solidaire du Brésil, a déclaré que la société traditionnelle a commencé il y a très longtemps. L’économie solidaire n’est pas une invention moderne. Le rôle du gouvernement doit soutenir et en même temps tirer profit du processus de l’économie solidaire comme dirigé par le peuple. Le gouvernement devrait jouer un rôle de catalyseur pour des actions de solidarité à croître et à prospérer. Le chemin de l’économie solidaire est un moyen d’atteindre le bonheur. Tel est l’objectif commun entre des personnes qui vivent ensemble, en tant que communauté en harmonie, fournissant à tous ses besoins essentiels.

M. Peter Utting, directeur adjoint de l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (UNRISD) a indiqué que les modèles de développement traditionnels doivent changer car ils n’ont pas réussi à résoudre le problème de la dégradation de l’environnement, l’augmentation du chômage, la pauvreté dans le monde, pour ne citer que quelques problèmes globaux. La stratégie économique de solidarité est prise au sérieux par les Nations Unies comme une réponse possible aux problèmes.

Mme Nancy Neamtan, du Chantier de l’ Economie Sociale Solidaire au Québec, s’exprimant au nom du RIPESS, a souligné que la cause profonde des problèmes mondiaux est le modèle économique capitaliste. Elle a cité un prix Nobel qui a dit que les ressources devraient être contrôlées par les citoyens eux-mêmes. Elle appelle les défenseurs de l’économie solidaire à relever le défi de créer un mouvement mondial qui transforme le modèle économique dominant.

Elle a mis en évidence les cinq défis définis par le RIPESS, adressés aux participants à la conférence :

1. Construire une vision commune de la solidarité économique mondiale

2. Renforcer les alliances avec les acteurs partageant les mêmes idées

3. Faire réseau et apprendre les uns des autres et changer l’échelle des solutions

4. Établir une communication constante avec le public et entre les parties prenantes

5. Influencer le débat international et la politique.

3. Le Forum des dirigeants de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est)

La rencontre qui s’est tenue dans le même temps a été l’occasion pour les praticiens de l’économie sociale solidaire et les organisations intermédiaires d’évaluer les progrès depuis la stratégie définie à Kuala Lumpur (2011) et de mobiliser les décideurs de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Les autorités politiques des Philippines de haut niveau, dont le secrétaire d’État à la protection sociale et au développement, le chef de la majorité au Sénat, et le maire de Quezon City ont apporté leur soutien au RIPESS et à l’ASEAN en reconnaissant la nécessité d’alternatives de développement et le rôle crucial de l’ESS dans l’élaboration d’une société plus juste et équitable.

La conférence RIPESS a été l’occasion pour Ben Quinones, Coordonnateur exécutif du RIPESS et président du Conseil de l’Economie Solidaire asiatique de présenter sa vision du développement des petites entreprises aux Philippines. Il a appelé à la création et à la consolidation de « zones d’écosystème ESS » et présenté une proposition de loi parlementaire qui s’appuie sur la définition de l’ESS utilisée par l’UNRISD, pour que sept millions d’hectares de terres publiques soient attribuées à 750 zones de ce type. « Si les sociétés transnationales et les investisseurs étrangers peuvent profiter des avantages de zones franches d’exportation qui simplifient leur environnement réglementaire et fournissent diverses incitations, pourquoi l’ESS ne profiterait-elle pas d’avantages similaires dans des zones privilégiées pour des activités ESS compatibles entre elles ? ».

La 5° réunion du RIPESS, depuis 1997, a marqué des progrès notables dans la construction des pratiques et des réseaux de l’ESS dans les six régions du monde où le RIPESS est organisé.

Bien que les données systématiques soient encore en nombre insuffisant, certains progrès ont été réalisés dans la cartographie de l’ESS et la compréhension du rôle que les gouvernements peuvent jouer pour l’encourager. La réunion a porté une attention particulière à des questions cruciales telles que les politiques publiques et le droit, la gouvernance responsable de l’ESS, le renforcement non seulement des organisations et entreprises individuelles, mais aussi une approche territoriale de l’ESS. Reflétant la forte participation des étudiants à la conférence, une grande attention a été portée à la façon dont l’ESS peut s’engager au bénéfice de la capacitation des jeunes. L’importance de voir l’ESS dans une perspective de genre pour qu’elle devienne plus visible dans la pratique de l’ESS, l’apprentissage, le plaidoyer et la politique a été pleinement approuvée par la conférence.

Un large consensus souligne l’importance de la croissance inclusive, la solidarité, la coopération et le développement communautaire comme une alternative aux approches néolibérales et aux modèles économiques centrés sur l’intérêt, la maximisation du profit et la consommation.

Les participants se sont félicités de l’initiative récente de 14 organismes des Nations Unies de mettre en place un groupe de travail inter-institutions sur l’ESS. Ils ont appelé la nouvelle structure à continuer le travail commencé cette année par l’UNRISD et l’OIT et à organiser une conférence annuelle sur l’ESS. Ils ont en outre recommandé que le Groupe de travail s’ouvre à la participation de la société civile. Les délégués ont exhorté le Secrétaire général Ban Ki-moon et les démarches de haut niveau associées à l’agenda post-2015 de tenir compte des recommandations qui ont émergé lors de la récente consultation de la société civile, organisé par UN-NGLS, pour permettre à la voix de l’ESS d’être entendue dans le processus de conception des futurs objectifs de développement durable.

Le point de vue de Peter Utting directeur adjoint de l’UNRISD

« Des différences significatives dans les perspectives sur SSE étaient évidentes tout au long des quatre jours. L’Asie du Sud-Est mise sur la croissance inclusive via le développement des micro et petites entreprises. L’Amérique latine met l’accent sur l’importance de l’action collective, l’autogestion démocratique et le besoin d’un changement systémique profond. Les vues ont également divergé sur la centralité et la performance des coopératives. J’ai suggéré que, tout comme il existe des variétés de capitalisme, de même y a t-il des variétés d’ESS, chacune avec ses propres forces, ses faiblesses et ses défis.

L’apprentissage de l’ESS doit aller au-delà de l’accent sur les meilleures pratiques. Une meilleure compréhension des multiples tensions qui peuvent surgir dans une ESS en expansion est crucial pour qu’elle réalise son potentiel comme une voie plus inclusive et durable de développement. Alors que les gouvernements s’intéressent davantage à l’ESS, l’analyse critique des relations entre l’ESS et les Etats est également essentielle. Il faut en effet veiller à ce que le programme ESS ne soit pas considéré de façon restrictive comme un instrument de réduction de la pauvreté et de protection sociale. En effet, le potentiel de l’ESS se rapporte également à l’impératif de justice distributive et d’environnement. Une relecture de l’acronyme du RIPESS pourrait indiquer six éléments de base d’un tel programme de transformation : Résilience, Intégration, Émancipation Politique, Émancipation Économique, Redistribution des Surplus, Solidarité ».

16 novembre 2013 - Voyage Apprenant à Edinburgh - 18-20 septembre 2013

L’entreprise sociale et l’organisation des solidarités locales

16 novembre 2013

Tous les documents produits sont téléchargeables ci-dessous :

L’introduction d’Alan Kay et la documentation sur l’entreprise sociale, les différentes définitions, et les enjeux actuels

  • Comment évaluer ou mesurer l’impact d’une entreprise sociale

  • Comment les organisations à finalité sociale peuvent-elles être durables: investissements sociaux des sociétés, « bonds » sur l’impact social, etc

  • Comment la société définit l’entreprise sociale

  • Comment considérer la «communauté» quand on parle d’entreprises communautaires

Les questions clés à penser au cours des 2 prochains jours …

  • Quels sont les avantages sociaux, environnementaux et culturels de l’entreprise sociale?

  • Comment les services sociaux vont être fournis dans le futur de manière équitable, socialement juste?

  • Comment nous organiser ensemble pour soutenir la transition vers une économie centrée sur les gens?

Les documents sont disponibles en version originale anglaise. La plupart sont traduits en français dans le document intitulé « VA-Edinburgh-FR »

CBSN and Overview of Social Enterprise and CE

Le monde des affaires : Etat de l’Entreprise Sociale - 2013

L’Entreprise sociale : la philosophie dans un triangle

Les études de cas :

Engine Shed

Capital social

Whithmur Farm

Social Enterprise Academy

The Melting Pot

Le rapport d’évaluation préparé par Alan Kay et Patrick Boase

Une newsletter en français et en anglais, illustrée de photos, préparée par Jackie Scutt

Un Texte court a été soumis à la discussion comme base d’un consensus robuste et fédérateur du réseau des P’actes Européens. Il est est disponible ci-desou, dans le texte en français et en anglais :

<FR> Organisations, valeurs, stratégies, économie sociale et économie solidaire, pour quelle transition ?

Pourquoi ce texte ? L’idée de ce texte s’est formée en janvier 2013 pour approfondir la compréhension mutuelle de la transition, vécue dans le contexte de l’écovillage de Cloughjordan en Irlande afin d’en tirer des perspectives pour la suite. La décision de produire ce texte a été prise à la PLIP, à Mestre, en avril 2013. Sa pertinence a été conçue comme devant être accompagnée

  • de la mise à disposition de références sur le fond

  • des récits de pratiques concrètes des partenaires et des apprenants engagés dans la démarche.

Pour qui ? Ce texte est mis à disposition en français et en anglais pour débat compléments sur le framapad ouvert sur le site des P’actes Européens pad.site-coop.net/p/ess_et_transition

Une analyse partagée du contexte

« Transition » ? En fait, il s’agit d’une transformation radicale et nécessaire des fondamentaux de la vie en société dans un contexte inédit !

D’un bout de la chaîne à l’autre, la globalisation économique et la mondialisation des échanges sociaux posent des problèmes inédits :

Au quotidien, les individus ont perdu la maîtrise des choix qui dirigent leurs existences et ont tendance à se replier sur leurs « egos ». Par choix et par nécessité, ils ont à redécouvrir l’entraide directe et la coopération, avec peu de repères, dans un monde dont les ressources sont limitées.

À l’échelle mondiale, à l’autre bout de la chaîne, les dégâts de la globalisation économique s’accumulent, menacent l’avenir des générations futures et la planète elle-même. Ni les Etats, ni les multinationales ne sont à même de définir et de faire respecter des régulations équilibrées. Et il n’existe pas encore de force indépendante dans la société pour veiller et contrôler le respect de règles communes, démocratiquement validées.

Une conviction : La solution ne viendra pas de la conquête d’un pouvoir qui remplace celui qu’il chasse, mais des capacités de résister pour créer, et de s’unir pour transformer.

Nous avons appris à l’expérience que :

  • Le Local et le Global sont interdépendants, mais les choses se passent dans le local : à la fois très complexes et très concrètes !

  • Prendre l’initiative de « faire » libère des individus concrets. En reprenant leur vie en mains, ils créent les espaces collectifs nécessaires à leur organisation. Les exemples témoignent dans le monde entier que c’est possible, dans la diversité des cultures, des ressources et des contraintes imposées par les contextes de vie. Ils anticipent des modes d’organisation appropriés aux finalités d’un changement de cap radical, cherchant comme intégrer les interdépendances indispensables et les coexistences possibles.

  • Prendre le temps de « dire » contribue à la construction de nouveaux savoirs qui préparent l’avenir ; ils accréditent la pertinence de formes d’organisations alternatives au modèle actuel qui veut s’imposer en tant que référence unique ; ils renouvellent - exemples à l’appui - l’imaginaire collectif de ce qui est désirable ; ils augmentent la légitimité des praticiens qui en sont les promoteurs et se construisent comme nouveaux acteurs collectifs.

  • La voie citoyenne, c’est le dire et le faire, avec la volonté de tenir les deux bouts de la chaîne pour une gouvernance démocratique du social et de l’économique.

Finalité et enjeux

  • Finalité : Bien vivre ensemble aux mêmes lieux dans un monde vivable pour tous, est la raison d’être de leur engagement social.

  • L’enjeu actuel : « Faire Pacte », c’est réunir les conditions d’un consensus robuste et fédérateur pour agir ensemble, sans tout attendre des institutions.

  • Les courants de pensée et d’action qui se reconnaissent de l’économie sociale, de l’économie solidaire contribuent à cet objectif avec d’autres, comme ceux du développement local-ou communautaire durable, les mouvements de la transition et plus généralement ceux qui considèrent les coopérations comme la concrétisation de valeurs de solidarité et de citoyenneté pour faire évoluer les systèmes.

  • Ensuite, « Faire Pacte », c’est réaliser que l’union fait la force, que le partage fait grandir et que l’organisation fait l’efficacité.

Les documents associés en Annexe sont téléchargeables en français et anglais:

1- La grille d’analyse du « pacte local » : elle résulte d’une démarche de mutualisation en constante évolution depuis 1998. C’est la formulation générique d’une organisation territoriale des solidarités qui peut servir pour décrire et rapprocher une variété de formes de partenariats locaux et de coopérations, partageant suffisamment de caractéristiques pour porter des propositions structurantes ensemble.

2-Une même définition du « territoire » obtenue dans le cadre d’un forum internet international en 2009 engagé dans le prolongement de la rencontre LUX’09.

3-Les objectifs et la stratégie de « pactes territoriaux, locaux et régionaux », annoncés lors du lancement des P’actes Européens à Bruxelles, novembre 2010, Comité des Régions européennes.

4-La synthèse de l’étape n°1 du Forum internet de préparation de la 5°Rencontre Manila’13 (Atelier : ESS et Territoires »)

 

<EN>

Short text to be discussed during the 4th Learning Journey, Edinburgh, 13 September: Organizations, values, strategies, the social and solidarity economy: towards which transition?

The idea of this text emerged in January 2013 with the aim of deepening mutual understanding of the transition, as experienced at the Cloughjordan ecovillage in Ireland, and drawing conclusions from the experience for the future. The decision to produce the text was taken at PLIP in Mestre in April 2013.

It was seen as a relevant tool when accompanied by:

  • accessible supporting references;

  • accounts of concrete practices by partners and learners involved in the process.

Who does it target?

The text’s primary targets are members of European Pacts and learners involved in the Grundtvig 2012-2014 cycle of learning journeys.

To encourage additional debate, it is also available in French and English on the Framapad accessible on the European Pacts website. pad.site-coop.net/p/ess_et_transition

A shared analysis of the context

“Transition”? What it actually corresponds to is a radical and necessary transformation of the underpinnings of life in society within a brand new context!

From one end of the chain to the other, the globalization of the economy and of social relationships raises several new problems.

On the level of daily life, individuals have lost control over the choices that govern their existence and tend to take refuge in their “egos”. By choice and by necessity, they are having to rediscover direct mutual aid and cooperation, and have very few bearings to guide them in a world of limited resources.

On the global level, at the other end of the chain, damage caused by economic globalization is building up, threatening the future of generations to come and the planet itself. Neither States nor multinationals are capable of defining and imposing respect for balanced regulations. And no independent force has yet emerged from society to supervise and verify respect for democratically validated collective rules.

A conviction: the solution will not come from achieving the sort of power that simply replaces the one it drove out, but by developing the capacity to resist in order to create and to come together in order to transform the world.

What we learned from the experience:

  • Local and global are interdependent, but actions arise at the local level: both highly complex and highly concrete!

  • Taking the initiative to act liberates actual individuals. By taking back control over their lives, they create the collective spaces they need to become organized. Examples from right across the world show that it is possible, within a diverse range of cultures, resources and constraints imposed by different living situations. They look ahead to modes of organization suitable to a radical change of direction and seek to integrate essential interdependencies and possible forms of coexistence.

  • Taking the time to say things contributes to building up the new forms of knowledge that prepare the future: they validate the relevance of forms of organization that offer alternatives to the current model that seeks to impose itself as the unique reference; they use concrete examples to breathe new life into the collective perception of what constitutes the desirable, and they boost the legitimacy of practitioners who are promoting them and developing a role as new collective stakeholders.

  • Citizen life is about speaking and acting, powered by the desire to control both ends of the chain in the quest for democratic governance of the social and economic spheres.

Aim and challenges

  • Aim: to wish to live well together in the same places in a world that everyone can inhabit is the raison d’être of their commitment to social action.

  • Current challenge: making a pact involves creating the conditions for a robust and unifying consensus in order to take action together without waiting for institutions to act.

  • The schools of thought and action that identify with each other within the social and solidarity economy work towards this goal along with other trends, such as local development and sustainable communities, transition movements and, more generally, movements that see cooperation as the concrete expression of the values of solidarity and citizenship that will drive systemic change.

  • Making a pact is also about realizing that there is strength in numbers, that sharing means growing, that organization creates effectiveness.

Appended:

1-The local pact analytical framework: the fruit of a pooling process that has been constantly developing since 1998. It is the generic formulation for territorial solidarity-based organization that can serve to describe and bring together a variety of forms of local partnerships and cooperation with enough characteristics in common to make them capable of developing productive proposals together.

2-The same definition of “territory”, developed as part of an international online forum in 2009 aimed at continuing the work began at the LUX’09 meeting.

3-Goals and strategies for territorial, local and regional pacts, announced at the launch of the European Pacts initiative in Brussels, November 2010, EU Committee of the regions.

4-Summary of phase 1 of the online forum preparing for the 5th Manila meeting, Manila’13 (workshop: SSE and Territories).

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7 octobre 2013 - les expériences de l’ESS dans les territoires

Synthèse générale des débats préparatoires 5° Rencontres intercontinentales du RIPESS - Manila’2013

7 octobre 2013

< FR> Trois questions servent de fil conducteur aux interventions et aux débats de l’atelier Comment avancer ?

1. Renforcer l’organisation de « sociétés qui coopèrent au niveau local » ; les relier entre elles pour s’entraider ; atteindre une masse critique capable d’influencer les cadres d’action et les décisions régionales, nationales et globales.

2. S’organiser aux différents paliers, articuler l’horizontal avec le vertical pour préparer les conditions d’une gouvernance territoriale démocratique du social, de l’économique et de l’écologique ; affirmer et augmenter la portée des solutions ; mutualiser et partager des outils et des méthodes transférables.

3. Progresser dans les 4 ans à venir pour inscrire le projet intercontinental du RIPESS dans l’agenda mondial et « bâtir l’économie sociale solidaire comme un modèle alternatif ».

Rappelons que la finalité de l’atelier est de déboucher sur des propositions à traduire concrètement dans un programme de travail entre des organisations volontaires des divers continents, dans un agenda de 4 ans.

Équipe d’animation: Yvon Poirier (RIPESS Amérique du nord), Martine Theveniaut (RIPESS Europe), Françoise Wautiez (Socioeco.org).

60 contributions au total : 15 en 3 langues (EN /ESP/FR) ; 13 en 2 langues (EN/FR) ; 20 (FR seulement) ; 7 (EN seulement) ; 1 ESP seulement et 3 associés EN ou FR.

Téléchargeables : La Synthèse générale en Français, Anglais, Espagnol et une liste des 60 contributions avec un résumé résumé et l’indication de la ou les langues utilitées

Téléchargeables: Interventions lors de l’Atelier à Manille le 17 octobre

Bhola Bhattarai – La forêt Communautaire du Népal dans la Promotion de l’ESS

Shah Abdus Salam – Moyens de subsistance durables par l’agriculture à petite échelle - Bangladesh

Judith Hitchman – Agriculture soutenue par la communauté (URGENCI) - Europe

Nelson Melo – Coordination des petits producteurs du commerce équitable en Amérique Latine et Caraïbes -

Rosario Martinez – PECOSOL – L’économie solidaire et la défense des territoires au Guatemala et en Amérique Centrale

Ahmed Ait Haddout – Coaching territorial : expériences de l’ESS à l’échelon local - Maroc

Michael Toye –Développement économique communautaire – Canada

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19 août 2013 - Expériences de l’ESS dans les territoires

Synthèse de la première étapedu forum internet préparant la Rencontre du RIPESS à Manille (octobre 2013)

19 août 2013

Introduction : La première étape s’achève.

Elle était centrée sur l’organisation des solidarités à la base et des pactes locaux, appliquée à deux questions : Comment se relient des producteurs et des consommateurs éthiques ? Comment se relient la production (éthique) et les finances solidaires/ sociales ? … et comment avancer à l’échelle locale, nationale et internationale ?

Résultats : 23 contributions au total :

5 contributions en 3 langues

13 contributions en français seulement

5 contributions en français et en anglais

5 contributions en anglais seulement

Vous pouvez continuer à partager vos expériences et vos analyses sur ces questions pendant toute la durée du Forum. Ce serait très intéressant que le panel des contributions s’ouvre à des apports en Espagnol et en Anglais.

L’Etape n°2 s’ouvre jusqu’au 24 aout, centrée sur le changement d’échelles des solutions, appliquée à la question 3 : « Comment un marché alternatif pour les produits et services de l’ESS » s’organise t’il dans les faits ? … et comment avancer à l’échelle locale, nationale et internationale ? ».

Cette question et cette étape sont majeures pour « bâtir l’économie solidaire comme modèle alternatif de développement », thème de la 5° Rencontre de Manille.

Réaliser la justice sociale et économique au quotidien demeure une priorité, un travail continu, une question de survie de projets ou d’organisations. « Mais l’habilité à comprendre les implications de l’interdépendance est devenue une préoccupation globale. C’est probablement le facteur clé de la survie ou non de l’humanité toute entière, au siècle prochain » (ASSEFA).

Où en sommes nous du changement de l’échelle des solutions ? Quels enseignements tirer des cycles bâtisseurs déjà réalisés pour produire des coopérations, des règles et des dispositifs institutionnels, efficaces et équitables, adaptables à de multiples niveaux ?

Comment doit-on avancer pour lever les obstacles de la montée en généralité des solutions disponibles ?

Rappelons que la finalité de ce forum est de faciliter la formalisation de propositions sur les potentiels de l’approche territoriale, à introduire concrètement dans un agenda de 4 ans de coopération entre nous

L’équipe d’animation est en place en Europe et en Amérique du Nord. Nous faisons appel à des organisations du RIPESS des autres continents pour nous rejoindre et à tous pour apporter une dimension plus ample et plus interactive à ce Forum.

L’équipe d’animation, 16 aout 2013

Yvon Poirier, Martine Theveniaut, Daniel Tygel, Françoise Wautiez

En documents attachés

  • Synthèse Etape 1 en français et anglais

  • L’essentiel des contributions au forum en résumé

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30 juin 2013 - Les rencontres du RIPESS :du Forum Lux’09 (Luxembourg) à Manila’13(Philippines)

La traçabilité de l’engagement des P’actes Européens pour

30 juin 2013

De Lux09 à Manila’13 : Qu’avons-nous appris ?

En 2007, les Pactes Locaux se saisissent de la 4° rencontre de « Globalisation de la solidarité » (Forum Lux’09 ») du RIPESS (Réseau Intercontinental de Promotion de l’Economie Sociale Solidaire) qui doit se tenir en Europe en 2009 pour engager une ouverture internationale, avec le soutien de la FPH. Ils s’associent au comité de pilotage européen de préparation et se proposent comme « chef de file » d’un atelier transversal : « participation démocratique et ancrage territorial d’une autre économie » (n°7). Ils imaginent un processus de capitalisation, itinérant et apprenant, piloté par une plateforme de travail élargie à la dimension européenne. Pour réussir cette transition et mettre l’association en ordre de marche, ils révisent les statuts et passent un contrat moral entre eux pour réussir Lux’09.

Aujourd’hui, membres fondateurs du RIPESS Europe, ils ont le mandat de préparation du Thème n°2 « Les expériences de l’ESS dans les territoires » et se préparent à lancer un forum internet, pour préparer Manila’13 (octobre2013)

La 5°rencontre intercontinentale de « globalisation des solidarités"Manila’13, intervient après Lima 1997, Québec 2001, Dakar 2005,Lux’09. Le passage de relais, pour fragile que soit encore ce réseautage international fonctionne depuis près de 20 ans! Ces rencontres aux quatre ans sont un moment très important pour actualiser les diagnostics dans un monde, toujours plus dur et plus interdépendant, et se rendre compte du chemin parcouru.

Le thème de « la territorialité » est reconnu pour une première fois comme un axe de travail à part entière dans cette 5ème Rencontre . Elle est située dans la perspective d’un développement territorialement durable d’autre part. Ce simple constat constitue une avancée très significative. La transversalité est installée comme une dimension majeure de l’organisation des solidarités et des solutions. C’est reconnaître que tout se tient et que les interactions sont une dimension fondamentale pour qui veut « bâtir l’économie solidaire comme un modèle alternatif de développement », thème de cette 5° rencontre.

Cet ensemble de documents d’étape est mis à disposition pour témoigner d’une histoire qui s’écrit en marchant. Elle permet de souligner l’importance de la traçabilité des expériences qui produisent du collectif et du réseau. Le monde change, les conditions, les échelles des solutions se posent dans ces conditions inédites. Des collectifs d’acteurs aux nouveaux acteurs collectifs, dont les P’actes Européens portent l’intention et témoignent depuis 1998 sont des histoires apprenantes. Elles mériteraient d’être collectées comme une ressource (immatérielle et tangible) pour le passage du flambeau aux générations qui arrivent à l’âge adulte.

2013- Pactes-Traçabilité (en français, en anglais)

Historique:

2009- Synthèse de Lux’09 (en français, en anglais), dossier du participant

fin2009: synthèse du Forum internet de préparation de la 2° rencontre du Forum Asiatique de l’Economie Solidaire de Tokyo

2011: Intervention à Kuala Lumpur (3° rencontre)

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16 avril 2013 - Troisième Voyage Apprenant accueilli en avril 2013 par la Société Coopérative Sesterzo; Italie

les Groupements d’Achats Solidaires en Vénétie

16 avril 2013

David Marchiori qui accueille ce Voyage Apprenant est le président de la Coopérative Sesterzo :

Ci-dessous des informations sur le contexte des GAS et sur l’expérience en Vénétie (En anglais, 2011).

Et un ensemble de documents complémentaires téléchargeables.

The socioeconomic impact of Solidarity Purchasing Groups and solidarity economy in Veneto Region in 2011

In Italy, the experiences of fair trade economy began in the 1980s with fair trade and ethical banking. These very first initiatives were aimed at creating direct bonds between disadvantaged economic actors and consumers/savers who were aware of the iniquitous distribution of the resources at a global level.

In the 1990s, increasingly varied experiences (Time Banks, Sustainable Tourism, Solidarity Purchasing Groups) relating to the same sensitivities were developed and were linked to national organizations according to their fields of interest.

Together with social cooperatives, (organic and/or traditional) farmers and social companies, such actors progressively devised a mutual acknowledgement around some pivotal principles: respect for individuals and the environment, social justice, attention to the local dimension, quality of life, etc.

At the beginning of the third millennium, this variegated world deepens the way something is put onto the web and prospective forms of collaboration, within the framework of the constant increase of all the various activities. Since 2003, more than twenty RES and DES have been launched, three of which in Veneto: in Verona, Padua and Venice.

In Italian society, the sensitivity towards the values supporting Fair Trade Economy appears to be in steady growth, as it is demonstrated by the almost daily use of terms such as “sustainability” and “ecology” in mass media communication.

As it is a brand-new, territorially widespread phenomenon chiefly structured around microinitiatives, Solidarity Economy remains a magmatic reality, characterized by an inadequate and fragmentary legislative framework; therefore, it is difficult to appraise its real dimensions.

In the emerging system of fair trade economy, an ever-growing role is played by Solidarity Purchasing Groups (Gruppi di Acquisto Solidale - GAS).

Like all the experiences of critical consumption, the GAS movement this one wants to launch an “ethical demand” onto the market too, so as to direct it towards an economic model putting individuals, rights and relations at its very centre.

A solidarity purchasing group chooses the products and producers on the basis of respect for the environment and the solidarity between the members of the group, the traders and the producers. Specifically, these guidelines lead to the choice of local products ,fair-trade goods and reusable or eco-compatible goods.

A GAS located in Venice– founded by ACLI in February 2008 – today involves approximately 350 families.

On approximately € 200,000 of purchased products, 30% is supplied within Venice municipality, 25% within 15 Km from the municipal borders, 25% within 30 Km from the GAS. Today, there are 20 firms acting as suppliers, of which 3 is located outside Veneto.

The average saving has been quantified in around € 600,00 on a yearly basis.

Taking, for instance, the 23 most frequent products of the average consumer basket, the saving between August 2009 and August 2010 totalled over 24%.

According to our surveys, there are at least between 80 and 90 GAS in Veneto, surely involving over 6,000 people and roughly 70 local small and medium enterprises.

In the first part of 2011 ACLI and EMU associations (both involved in Sesterzo Coop Project) will present a research which sets out to plug the absence of certain data on GAS at the regional level and on fair trade economy throughout Venice’s metropolitan are. The need to have a constantly updated array of indicators cannot actually be postponed in order to take a picture of the present situation, but above all to start reflecting on the potential areas of development in the sector.

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23 mars 2013 - Cycle Grundtvig :Fiches Notions

Mieux se comprendre pour porter des propositions ensemble

23 mars 2013

Janvier 2013 : L’écovillage de Cloughjordan, (Région Nord Tipperary, en Irlande) était le second Voyage Apprenant du cycle Grundtvig.

Ce projet communautaire de transition est engagé depuis 4 ans. Il est porté par des valeurs de solidarité et de résilience. Il cohabite dans le village avec des communautés catholique, protestante et méthodiste. «Nous manquons d’expériences vécues de Transition. Nous l’expérimentons avec une réflexion partagée, des valeurs communes et des activités concrètes dans le milieu local » ont dit les promoteurs.

« Faire société, c’est ce qui nous réunit ici » ont dit les participants d’Europe : la rencontre avec les autres et leurs projets. C’est là que nous construisons la communauté dans le sens où nous voulons aller ».

Les participants ont décidé de poursuivre leurs échanges au cours des prochains Voyages Apprenants pour mieux se comprendre et porter des propositions ensemble concernant les valeurs, l’organisation et des stratégies pour la transition.

 

January 2013: The Cloughjordan ecovillage (Region North Tipperary, Ireland) was the second cycle Grundtvig Learning Journey.

This Transition Project is committed for 4 years. It is supported by the values of solidarity and resilience. It lives in the village with Catholic, Protestant and Methodist communities. « We lack lived experiences of Transition. We are experimenting with common values and concrete activities in the local community ».

« Making society is what brings us here, » said the European participants: the encounter with others and their projects. This is where we build the community in the sense that we want to go.  »

The participants agreed to continue discussions in the coming Learners Travel to better understand and bear all proposals concerning the values, organization and strategies for the transition.

Documents mis à disposition:

Fiche Notion : Communauté / Community

Fiche Notion : Transition

et documents associés

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23 mars 2013 - News - Nouvelles P’actes Européens mars 2013

Contributions du réseau

23 mars 2013

Mise à disposition de documents:

FSM Tunis:

  • Programme : Ensemble des contributions du RIPESS au Forum Social Mondial de Tunis (26 mars au 30 mars) (FR,ENG)

  • Contribution des Pactes Européens de l’économie sociale et solidaire à deux ateliers: « Organiser la révolution des réseaux de l’économie solidaire et des pactes locaux », avec Solidarius, également membre du RIPESS Europe

  • Contribution de Frane Joubert, président du CERGE : « L’économie populaire : creuset pour une économie sociale et solidaire créatrice d’emplois et de conditions de travail décentes » intervenant ddans un atelier co-organisé par le RIPESS Amérique de Nord et Organisation Apposition et Engagement Civique Tunisienne (OAEC)

Associés signataires:

  • Lettre ouverte au Conseil, au Parlement Européen et à la Commission Européenne : négociations sur les contrats réservés dans la directive « Marchés publics »

  • soutien à la constitution d’une plate-forme commune inter-associative de propositions (France) pour redéfinir le cadre des relations entre l’État, les collectivités et les associations, ainsi que la réglementation relative au financement des associations. Cette initiative survient dans un moment de de fragilisation des associations, de pression financière sur les collectivités territoriales et de remise en cause du rôle régulateur de l’État et des nouvelles dispositions européennes.

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15 mars 2013 - Notions-valeurs-principes d’action d’une stratégie de transition

Croisant: économie, solidarité, communauté

15 mars 2013

Ensemble documentaire constitué dans le cadre de la préparation du 3ème Voyage Apprenant du cycle Grundtvig qui a mis la question à son ordre du jour pour les 18 mois à venir de leurs échanges: « quelle organisation, quelles valeurs, quelles stratégies pour la transition » en relations avec l’économie sociale et l’économie solidaire.

Documents téléchargeables :

  • Conceptual Understanding of Solidarity Economy par Yvon Poirier Kuala Lumpur , ASEF novembre 2011

  • A review of concepts for the Social and Solidarity-based Economy par Jacques Defourny LUX’09

  • Solidarity Economy: Origins and development of the concept and the movement, 2010

  • Convergences in Social Solidarity Economy Concepts, Definitions and Framework, par Emily Kawano, RIPESS Working Paper, 2011

  • Documents sur le Développement économique communautaire

  • Economie sociale et tiers-secteur en Allemagne par Karl Birkhoelzer

  • Diverses chartes, valeurs, et missions référées à des notions

  • Notion de Communauté par Claude Jacquier

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16 février 2013 - L’Écovillage de Cloughjordan Community Farm

Documents associés en amont et aval du Voyage Apprenant

16 février 2013

Le thème de la 2de rencontre transnationale est la transition alimentaire. Cloughjordan est un exemple très intéressant par son approche territoriale très complète et intégrée. Parmi les participants, de belles expériences à partager en amont et en aval de la rencontre. Elles sont mises à disposition ci-dessous.

Le nouveau site des P’actes Européens a été présenté et poursuivra la mise en place des fonctionnalités telles qu’elle ont été débattues à Cloughjordan, fin janvier 2013.

Extrait de la Newsletter pour un article à paraître dans la Lettre du RIPESS Europe d’avril:

2ème Voyage Apprenant - P’actes Européens : L’Ecovillage de Cloughjordan, Irlande, par Ollie Moore

 

Objectifs du projet : Partenariat apprenant sur l’économie solidaire Grundtvig

• La création d’une boîte d’outils de solutions transférables au niveau européen.

• La promotion de formation par les pairs.

• La multiplication et l’exportation d’expériences apprenantes par des pratiques, des outils et des méthodes vers d’autres régions.

« Construire une communauté durable » telle est la devise de l’écovillage : une phrase et trois mots séparés. L’écovillage est mitoyen d’une petite ville, Cloughjordan, desservie par une gare ferroviaire. Il est conçu avec des espaces verts communs, beaucoup de plantations et des groupes de maisons rapprochées. www.thevillage.ie

Les participants au Voyage Apprenant ont posé des questions sur les achats collectifs, les coûts de ces achats et l’utilisation des prêts pour générer des revenus et augmenter la valeur.

Il y a 5 ans, des membres du village ont créé une ferme dans laquelle s’impliquent 2/3 des habitants de l’écovillage et 1/3 des habitants de la petite ville et de l’arrière pays.

Ollie Moore a décrit la CSA de Cloughjordan. Commencée en 2008, elle comprend maintenant 62 familles membres et la ferme nourrit environ 90 personnes qu’elle approvisionne en lait, légumes saisonniers, un peu de viande, il y a aussi des céréales. Mais cette culture rencontre encore certaines difficultés.

Il y a deux fermes, la ferme d’en haut et la ferme d’en bas. Les légumes sont cultivés près du village alors que les animaux et le lait sont à deux kilomètres dans la ferme d’en haut. Présentation de la structure (évolutive). Elle comporte :

•Les deux fermes

• Avec l’appuis d’un conseil d’administrateurs (financier, administratif et juridique)

• Des bénévoles et woofers

• Des adhérents et une distribution

• Communication, paiement des cotisations et actions pour attirer de nouveaux membres.

La ferme communautaire de Cloughjordan est une initiative d’agriculture supportée par la communauté (CSA), elle est gérée par ses membres à qui elle appartient. Son but est de développer une culture alimentaire saine, de fournir des moyens d’existence et d’assurer un approvisionnement alimentaire local et aussi d’organiser des formations dans des systèmes alimentaires résilients.

www.cloughjordancommunityfarm.ie

La discussion entre les participants a porté sur une cartographie de la transition, la compréhension de la résilience et les différentes populations à Cloughjordan. La question des moyens d’existence ou de l’emploi a été particulièrement discutée: peut-on se fier à un emploi avec une retraite ou avons nous besoin de créer des activités utiles qui aident la communauté et apportent un revenu pour certaines personnes ?

Plusieurs initiatives locales et régionales qui participent de l’économie solidaire ou qui ont des activités associées à l’économie solidaire se sont présentées. Il y avait FEASTA (Fondation pour l’économie de la durabilité), Housing co-op (coopérative du logement), Cultivate, le Café Loughmore, WeCreate et le groupe d’achats en gros de Cloughjordan.

Des thèmes-clés ont émergé des commentaires de la journée précédente:

• Les points positifs de l’analyse économique de FEASTA spécialement concernant la croissance

• L’utilité du format de discussion de type café en petite table ronde ; serait-il bon de le transformer en un format de “speed dating” (rencontres rapides et programmées) ou est-il plus fructueux de le laisser ainsi ?

• L’importance de la traduction afin de mieux comprendre des concepts qui peuvent changer d’une région à l’autre.

• La participation de la population locale (les membres de la ferme et les personnes des environs engagées dans des activités semblables)

• Le modèle du Boulanger qui gagne sa vie sur place.

• Les questions concernant le niveau relatif d’intégration

• Devons-nous nous préparer pour une décroissance, créer des moyens d’existence ou d’emploi des personnes ?

• Avoir les pieds bien ancrés dans la réalité mais la tête dans les étoiles

• La citoyenneté affichée à Cloughjordan

• La diversité de projets dont l’élément technologique tourné vers l’avenir dans l’écovillage tel que WeCreate et le fablab

• Comment des idées qui ont été initiées à Cloughjordan sont mises en place de façon informelle dans d’autres régions, en contexte de transition, c’est la diffusion d’un modèle dynamique.

• Les structures adoptées par la ferme et l’écovillage ont provoqué de nombreuses discussions. Le passage de la direction par des dirigeants / pionniers à un modèle consensuel et participatif s’est avéré vital aux progrès du projet global.

• Davie a souligné l’importance d’un résident de l’écovillage, John Joplin : il a introduit la notion de démocratie Giayn, la cybernétique et VSM ou Viable Systems Models (modèle de système viable) parmi nous. Cela a permis la mise en place d’une structure plane et consensuelle, modelée par l’utilisation d’activités primaires et de soutiens.

• L’écovillage, en tant qu’initiative de transition et écoquartier d’une ville qui existe déjà, a fait l’objet de nombreuses discussions. Ce point de transformation et d’intégration plus générale est pertinent dans d’autres régions d’Europe : certains éléments relatifs à l’alimentation, au fablab ou à l’énergie peuvent être isolés et utilisés ailleurs.

 

 

 

 

 

Documents téléchargeables ici: ainsi que la Newsletter de Cloughjordan, en version anglais

1- Cloughjordan

2- Département de la Vienne (France): avec un Portrait de territoire et les premiers engagements de l’action

3- Eco-Hameau porté par la mairie d’Ungensheim dans le Bassin potassique d’Alsace (France)

4- Les Jardins potagers du réseau Objectif Plein Emploi (Luxembourg) Document reçu en 2011

5- Le Parc Aventure de Steinfort (OPE)

6- Le projet Ville comestible de Mamers (inspiré de Todmorden)

7- Le rapport final de la 2ème rencontre pour des Territoires de coresponsabilité (octobre 2012) et le Vademecum de 2010

8 - La tribune à laquelle l’association MINGA s’est associée:Économie Sociale et Solidaire changement d’échelle,mille fois oui, mais au service de quelle société ?

9 - le journal de la Transition du Québec du mois de février, reçu d’Ethel Cöté

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16 octobre 2012 - Premier Voyage Apprenant du Cycle européen Grundtvig3 au 5 octobre 2012, en Région Poitou-Chrentes

Mise à disposition des documents

16 octobre 2012

Première rencontre du cycle Grundtvig, du 3 au 5 octobre 2012 en France

Les partenaires du projet PACTES « Plateforme d’Apprentissage et de Coopération vers des Territoires Européens Solidaires »sont basés dans 6 pays d’Europe: Allemagne, Ecosse, France (coordinateur), Irlande, Italie, Luxembourg. Ils veulent partager leurs expériences pour formaliser leurs acquis et mettre ces solutions plus largement à disposition.

Ils se sont rendus dans la Région Poitou-Charentes à l’invitation du CRGE (Centre de Ressources des Groupements d’employeurs).

Le GE est un outil légal qui permet à plusieurs entreprises de partager l’emploi des mêmes salariés. Il a été institué par une loi de 1985 pour formaliser l’entraide entre agriculteurs. Tout particulièrement développé dans cette région, ce modèle d’action s’est aussi ouvert à d’autres secteurs d’activités : l’artisanat, les associations de services territoriales, et même l’industrie et la grande entreprise. Il a été transféré dans d’autres régions françaises. Un Centre européen basé à Bruxelles depuis 2008 poursuit le même objectif dans différents pays d’Europe.

MISE À DISPOSITION DE DOCUMENTATION

En français et anglais:

Ordre du jour

BIlan semestriel

Présentation des P’actes Européens-Poitiers

Newsletter du 1ier Voyage apprenant à Chef Boutonne

En anglais:

Cyrielle Berger, directrice du CRGE: Diaporama CRGE,

France Joubert: Jobs Europe-septembre 2012, Bruxelles

Alan Kay, CBS Network: Compte-rendu de la rencontre de Poitiers

et rapport d’évaluation

En français:

Diaporama Florent Geay : GE départemental des Deux Sèvres (agriculture)

Patricia Métais : Le GE ADEQUAT Deux Sèvres (Artisanat, TPE, PME)

Mohamed Tlili, Stéphane Forbin: GE des Associations du Val de Boutonne

France Joubert: Emplois pour l’Europe, sept 2012,Bruxelles,

Communication dans les médias de Poitou-Charentes

Article sur les Groupements d’employeurs paru dans la revue Droit Social d’octobre 2012

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18 juillet 2012 - Actualité des P’actes Européens : bilan de janvier à juillet 2012

Jalons dans la démarche de construction

18 juillet 2012

L’Association contribue à la réalisation de ses objectifs, en tant que :

Membres du Collectif RIO+20 pour la préparation la Conférence internationale de juin 2012, depuis décembre 2010.

Membres fondateurs du RIPESS Europe, depuis septembre 2011

Observateurs auprès de la plate-forme de suivi de la stratégie EUROPE 2020 du Comité des Régions européennes, depuis décembre 2011.

Divers partenaires.

Avec le soutien continu de la Fondation pour le Progrès de l’Homme.

JANVIER:

Voir sur ce même site : 21 janvier 2012 - Actualité des P’actes Européens

• Une Assemblée générale extraordinaire acte l’évolution européenne de l’association. Elle s’appelle dorénavant P’actes Européens, avec pour sous-titre « Du local au global, construisons l’Europe ».

• L’association engage la préparation d’un projet Grundtvig « Partenariats éducatifs » auquel participent 7 pays.

• Participation à la délégation du Collectif RIO+20 à Porto Alegre (Brésil) pour le lancement du Sommet des Peuples

FÉVRIER

• Les P’actes Européens, représentées par Priscila Soares participent à la première réunion du Comité d’organisation du RIPESS Europe.

• La convention avec la FPH pour 2012-2013 prévoit le renforcement du réseau pour « construire des convergences d’objectifs et rapprocher des organisations dans des activités réalisées ensemble » » en France, en Europe et dans les relations intercontinentales de l’ESS (Manille 2013).

MARS

Voir sur ce même site21 mars 2012 - Lancement des P’actes Européens à Berlin

• Assemblée générale fondatrice de l’Association, lors de la rencontre de Berlin. Elle compte 12 membres adhérents de 7 pays d’Europe.

La rencontre de Berlin est l’occasion d’un Voyage Apprenant pour faire mieux connaissance et anticiper le lancement du Grundtvig. Elle ouvre un nouveau cycle, culturellement plus ouvert sur l’Europe anglophone. Ce VA, basé sur un travail bien structuré, articulant pratiques, thématiques a permis de présenter des approches différentes de mêmes problèmes. L’organisation souligne la pertinence du triptyque associant pratique, théorie et politique. C’est une innovation à retenir.

AVRIL

• La réunion Skype du RIPESS Europe définit les priorités du programme d’activités 2012.

• Diffusion d’une « News » à la liste P’actes Européens (600 inscrits), pour partager des informations qui traduisent une évolution favorable : la reconnaissance des Groupements d’employeurs dans le Paquet Emploi de l’UE

• Participation à la réunion de l’Inter-Groupe ESS du Parlement européen « pour des politiques européennes en faveur des alternatives économiques », en présence du Commissaire européen Michel Barnier.

• Article publié en français et en anglais dans la Newsletter de l’IHECS - l’Institut des Hautes Etudes Des Communications Sociales de Bruxelles, pour diffuser largement dans ses réseaux l’Appel européen du Collectif RIO+20

MAI

Voir sur ce même site 18 juillet 2012 Politique de cohésion : Nouveau cadre stratégique commun 2014-2020

• Réponse à l’Enquête auprès des Collectivités locales du Comité des Régions européennes sur « le nouveau cadre stratégique commun 2014-2020 » : « Le dispositif, pour intéressant qu’il soit, fait face à une crise de légitimité dans sa conception même

JUIN Voir sur ce même site - 18 juillet 2012 RIO+20étendu le 20 juin 2012 : Dialogues citoyens en duplex

• Réunion skype du RIPESS Europe : première Newsletter, présence à RIO+20

• « RIO+20 étendu » : le 20 juin 2012, trois heures de dialogues citoyens mettent l’expertise d’usage des praticiens à l’honneur. Titre : « des actes, des projets pour l’ancrage territorial et la participation démocratique d’un développement durable » grâce aux technologies de communication, avec des logiciels libres.

• Une adhésion horizontale croisée entre les P’actes Européens et l’ADEPES réseau de l’économie solidaire de la Région Midi-Pyrénées est formalisée lors de l’AG de l’ADEPES le 29 juin. Cette décision traduit l’existence de partenariats de fait, installés depuis Lux’09 entre les deux régions voisines et au sein du RIPESS Europe.

JUILLET

Voir sur ce même site 18 juillet 2012 Acteurs de l’économie sociale et les coopérations dans les territoires

• 6ème Université d’été DIDERIS de Montpellier : « Territoires, enjeux économiques et sociaux : quel engagement des acteurs ? ».

• Réponses positives à la candidature Grundtvig : confirmées définitivement par les Agences nationales en Allemagne, Ecosse, France, Luxembourg. Préselections en attente de confirmation en Irlande, Italie, Portugal.

Lancement du cycle de rencontres : 3 au 5 octobre à Poitiers.

Les productions associées aux dates sont en fichiers attachés

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18 juillet 2012 - « RIO+20 étendu » : le 20 juin 2012:Dialogues citoyens en duplex

Ils mettent à l’honneur l’expertise d’usage des praticiens (<FR> <ENG>.

18 juillet 2012

<FR>

« RIO+20 étendu » : le 20 juin 2012

Titre : « des actes, des projets pour l’ancrage territorial et la participation démocratique d’un développement durable » grâce aux technologies de communication et avec des logiciels libres.

Le projet du Rio+20 étendu est d’installer des relations entre « Ici » et « Là-bas » : « Ici, ce sont les territoires où nous vivons en France, jusqu’à l’Europe - espace d’une communauté de destin et d’une citoyenneté politique. Là-bas, ce sont les relations à longue distance qui traduisent notre citoyenneté mondiale en devenir ».

Cinq territoires dans cinq Régions de France y participent, dans des échanges horizontaux « entre pairs ». Un sixième, la Région de Bretagne, est connecté au Pavillon de l’Etat de Rio de Janeiro dans le Parc des Athlètes et accueille une délégation de jeunes de La Ligue de l’Enseignement.

Pourquoi mettre le projecteur sur l’expertise d’usage? Parce que la parole des praticiens est rarement sollicitée et que, dans la multitude des discours, le Local reste fondamentalement vu d’en haut. Or, si le Local et le Global sont interdépendants, c’est à l’intérieur du local que les choses se passent, à la fois très complexes… et très concrètes! L’évènement veut montrer comment des citoyens-acteurs (habitants, associatifs, élus, entrepreneurs, syndicalistes, chercheurs) engagés au quotidien de façon collective dans des actions de terrain produisent des résultats concrets, de la confiance et de l’expertise d’usage. Ces biens immatériels se multiplient en se partageant. En apprenant à coopérer, ils préfigurent des trajectoires pour une transition démocratique du social, de l’économique et de l’écologique.

Les présentations illustrent une démarche et ses résultats sans occulter les obstacles de façon à en tirer des enseignements prospectifs et pédagogiques. Les questions de la transition sont abordées sous l’angle des énergies renouvelables, du foncier, de l’alimentation, de l’emploi, des méthodes de maillage. Deux questions transversales structurent les temps de dialogues: Quelle participation dans la gestion territoriale des problèmes du quotidien? Quelle gouvernance aux multiples échelles? L’objectif, est de faire progresser des solutions de portée plus générale, en France et en Europe, dans l’après-Rio.

<ENG>

« RIO+20 extended » : June 20th 2012

Title “Acts and projects for territorial anchoring and democratic participation in sustainable development”, using communication technology and freeware. The project of Rio+20 extended is to build relationships between “here and “there”: “Here refers to the territories where we live in France, and indeed in Europe - a community of shared destiny and of political citizenship; there are the long-distance relationships that translate our global citizenship into the future” .

Five territories in five different regions of France took part, with horizontal exchange between peers. A sixth region, Bretagne, connected to the Rio State Pavillon in the Athletes Park and hosted a delegation of youth from the Ligue de l’Enseignement.

Why focus on user’s expertise? Because practitioners’ opinions are rarely heard, and in the multitude of voices, the Local is fundamentally observed from on high. And if the Local and the global are indeed interdependant, it is at local level that things are happening : they are both highly complex… and very concrete!

The event planned to demonstrate how citizen-actors (inhabitants, associations, elected representatives, entrepreneurs, trade unionists and researchers) are all collectively involved on a daily basis in various field actions that have generated concrete results, trust, and users’ expertise. This intellectual capital can be multipled and shared; by learning to cooperate they are the prefiguration of paths towards a democratic transition at social, economic and ecological levels.

The presentations illustrated the approach and results, without hiding the challenges, so that lessons could be learned for the future. Issues of transition were included via renewable energies, land, food, employment and networking methods. Two cross-cutting questions structured the discussions: What participation in the territorial management of daily issues? What governance at multiple levels? The objective was to help solutions to be disseminated at a more general level in France, Europe and in the post-Rio period.

Présentatioons en fichiers attachés

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18 juillet 2012 - Economie sociale et solidaire: coopération dans les territoires

Université d’été Dideris, Montpelier,4 au 6 juillet 2012

18 juillet 2012

L’Atelier s’est basé sur des pratiques, dans la Région Languedoc-Roussillon et ailleurs, pour traiter les questions suivantes :

• Comment répondre aux besoins essentiels de la vie dans les territoires : se nourrir, se déplacer, se loger, travailler, se sentir utile et relié ?

• Comment encourager des processus coopératifs pour mieux faire face aux enjeux qui défient les territoires et nécessitent une responsabilité partagée ?

Contexte : La production et les échanges sont mondialisés. Nos sociétés n’y sont pas préparées. Pourtant la gestion de l’alimentation, du travail, des ressources naturelles, de la sécurité, du vivre ensemble sont inscrites dans des relations d’interdépendance. Trouver des solutions concertées, viables, pérennes, n’a jamais été aussi difficile. Dans ce contexte inédit, le chemin d’une approche territoriale intégrée doit être rendu praticable et balisé !

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont identifiés comme des parties prenantes des projets de développement territoriaux du fait de leur implantation, de leur expérience dans la construction de réponses à des besoins mal ou pas couverts au service des personnes et des territoires, de leurs contributions dans l’économie réelle et la gouvernance territoriale.

L’atelier a pour objectif de démontrer qu’il existe des dynamiques coopératives pour passer des capacités d’initiatives individuelles vers le milieu porteur de sa propre transformation.

À partir d’exemples concrets et des projets spécifiques dans lesquels des habitants et des acteurs d’un même territoire se sont réunis pour agir ensemble,

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18 juillet 2012 - Acteurs de l’économie sociale et solidaire et les coopérations dans les territoires

Université d’été Dideris, Montpelier,4 au 6 juillet 2012

18 juillet 2012

Atelier 13 : Nouvelles formes de coopération dans les territoires, le rôle des acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire

Objectif(s) :

Comment répondre aux besoins essentiels de la vie dans les territoires : se nourrir, se déplacer, se loger, travailler, se sentir utile et relié ? Comment encourager des processus coopératifs pour mieux faire face aux enjeux qui défient les territoires et nécessitent une responsabilité partagée ?

 

Contexte : La production et les échanges sont mondialisés. Nos sociétés n’y sont pas préparées. Pourtant la gestion de l’alimentation, du travail, des ressources naturelles, de la sécurité, du vivre ensemble sont inscrites dans des relations d’interdépendance. Trouver des solutions concertées, viables, pérennes, n’a jamais été aussi difficile. Dans ce contexte inédit, le chemin d’une approche territoriale intégrée doit être rendu praticable et balisé !

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont identifiés comme des parties prenantes des projets de développement territoriaux du fait de leur implantation, de leur expérience dans la construction de réponses à des besoins mal ou pas couverts au service des personnes et des territoires, de leurs contributions dans l’économie réelle et la gouvernance territoriale.

L’atelier a pour objectif de démontrer qu’il existe des dynamiques coopératives pour passer des capacités d’initiatives individuelles vers le milieu porteur de sa propre transformation.

À partir d’exemples concrets et des projets spécifiques dans lesquels des habitants et des acteurs d’un même territoire se sont réunis pour agir ensemble.

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18 juillet 2012 - Politique de cohésion:Nouveau cadre stratégique commun 2014-2020

Mai 2012: Le Comité des Régions européennes consulte

18 juillet 2012

Bien que n’étant pas une collectivités territoriale, les P’actes Européens ont obtenu le statut d’Observateurs auprès de la Plate-Forme de suivi de la Stratégie Europe 2020 du Comité des Régions européennes, fin 2011. Ils répondent au Questionnaire.

Dans le sillage des propositions relatives à la politique de cohésion du 6 octobre 2011 et afin d’aider les États membres à se préparer en vue de la prochaine période de programmation financière, la Commission européenne a présenté, le 14 mars 2012, le « Cadre stratégique commun » (CSC). Il a pour objectif de contribuer à établir l’orientation stratégique pour la prochaine période de programmation financière 2014-2020 dans les États membres et leurs régions.

EXTRAIT: Réponse à la question 1 : Quel est pour vous le rôle des fonds du CSC dans le soutien de la mise en œuvre de la stratégie Europe 2020 et des mesures figurant dans les recommandations par pays liées aux programmes nationaux de réforme (PNR) dans votre région/ville, dans le cadre des obligations plus vastes imposées par le traité sur l’Union européenne?

Les fonds relevant du CSC ont un rôle de premier plan à jouer pour soutenir les mesures d’application de la stratégie Europe 2020 dans les États membres et au sein des communautés régionales et locales. Réussir le tournant majeur d’une gouvernance démocratique à multiples niveaux est une transformation culturelle et institutionnelle très profonde. Articuler l’horizontal avec le vertical aux différentes échelles sur un mode non hiérarchique est un véritable défi. Le contexte rend cette évolution nécessaire pour répartir de façon équitable des moyens limités. La traduction des principes directeurs dans une diversité de situations est compliqué par la fragmentation inquiétante des approches nationales et infranationales poussant aux replis identitaires. Faire de la diversité un atout, c’est préparer l’avenir et c’est faire œuvre de paix.

« Le comment » mettre en pratique cette volonté de changement structurel, de façon suffisamment consensuelle et responsabilisante, est un chantier en soi, aussi déterminant que les contenus. À l’heure actuelle, des conditions sont à définir puis réunir pour valider ces priorités, la durée de temps est nécessaire pour définir avec justesse, rigueur et souplesse les modalités d’application et de suivi. Ces conditions ne semblent pas considérées avec assez d’attention et font craindre une dérive bureaucratique.

Le dispositif fait face à une double crise de légitimité dans sa conception même : les modalités de la décision du CSC sera prise par un acte délégué ce qui en fait un choix technique, alors que c’est un choix d’avenir fondamental qui engage le politique et doit pouvoir compter sur toutes les forces vives.

La place des échelons de gouvernance publique infra-étatiques, malgré leur rôle déterminant dans les investissements publics reste « mineure ».

L’expression citoyenne européenne et l’expertise d’usage, restent à une place supplétive alors qu’elles sont fondées sur des réalisations concrètes, celles d’ensembles d’acteurs promoteurs qui répondent aux besoins essentiels dans l’économie réelle et sont fortement impliqués par ailleurs dans la gouvernance territoriale.

« Notre monde n’est plus uniquement un monde des Etats : Les citoyens demandent à pouvoir faire leurs propres choix concernant la société dans laquelle ils souhaitent vivre et veulent être inclus dans le processus de prise de décision menant à ces choix. Les décisions doivent être prises au niveau où les citoyens peuvent exercer leur influence. La perspective unique des gouvernements locaux et infranationaux, due à leur proximité vis-à-vis des citoyens, est essentielle pour parvenir à la durabilité et à la mise en oeuvre de mécanismes de bonne gouvernance fondés sur la transparence, la participation et la responsabilisation.

Les villes et les gouvernements régionaux (états fédérés, régions, provinces,…) font partie de la même gouvernance. Il est rare qu’un développement territorial équilibré soit exclusivement urbain ou rural ; à l’inverse, il dépend bien souvent de la complémentarité et de la synergie entre tous les acteurs. L’interconnexion des territoires et leur interdépendance économique, environnementale et sociale requièrent l’application d’approches intégrées. C’est pour ces raisons que les gouvernements locaux et régionaux souhaitent présenter des propositions communes lors de Rio+20 et promouvoir ainsi une approche du développement basée sur les territoires et déterminée par leurs habitants ». Extrait du message des autorités locales et régionales pour RIO+20, 23 mai 2012.

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21 mars 2012 - Lancement des P’actes Européens à Berlin

Présentations lors du Voyage apprenant à Berlin

21 mars 2012

La nouvelle organisation des P’actes Européens se précise par étape. 
Les rencontres d’Alet les Bains en décembre 2011 et Paris en janvier 2012 ont confirmé la détermination, les engagements,  les liens et les valeurs qui réunissent ses participants. Le Voyage Apprenant de Berlin concrétise les décisions : fonctionnement de l’association, préparation pour conduire ensemble un programme européen.

Introduction France Joubert: P’actes Européens…Pacte, ce qui nous réunit s’est construit autour d’une idée : La structure c’est d’abord le projet, elle se construit avec le projet, vit et meurt avec le projet. C’est ce mouvement qui produit le cycle de vie et la renaissance. C’est ce cycle qui permet de refuser la structure pour la structure, mais aussi l’aventure pour l’aventure.  « Le désir demeuré désir » écrivait René Char.

En pièces jointes: Les rapports d’activité (FR,ENG); les contributions des participants, soit en Français, soit en Anglais

C’est à compléter du compte-rendu du Voyage Apprenant ultérieurement

The new organization of European P’acts takes shape gradually : The meetings of Alet les Bains in December 2011 and in Paris in January 2012 confirmed the commitments, relationships and values that unite its participants. The Learning Journey in Berlin expresses decisions: functioning of association and preparing together the launch a European program.

Introduction of France Joubert: European P’acts … pact … what unites us is built around an idea : The structure is primarily the project, it is built with the project, lives and dies with the project. It is this movement that produces the cycle of life and rebirth. It is this cycle that the denial of the structure to structure, but also an adventure to adventure. « The desire desire remained, » wrote René Char.

Attachments: Activity reports (FR, ENG); Participant’s contributions (either in French or in English)

To complete the report of Learning Journey later

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21 janvier 2012 - Actualité des P’actes Européens

Contributions aux débats européens et à la préparation de RIO+20

21 janvier 2012

1 - FEUILLE DE ROUTE DES P’ACTES EUROPÉENS, MEMBRE FONDATEUR DU RIPESS EUROPE (SEPTEMBRE 2011, BARCELONE)

Groupe de travail n°3

Thème : « développement local, économie solidaire, souveraineté alimentaire, pacte local : quelles convergences existent pour produire collectivement ? ».

Il a été coordonné et animé par le réseau P’ACTES Européens, qui a essayé de susciter la réflexion avant la rencontre de Barcelone en proposant un texte bâti collectivement à l’intérieur du réseau.

Le groupe a été animé par deux membres du réseau P’actes, France Joubert (France) et Priscila Soares (Portugal), de façon à préfigurer notre travail à l’avenir en tant que membre transversal du RIPESS:

• en essayant de créer des liens entre les personnes et les organisations;

• en capitalisant les ressources en présence;

• en mobilisant tous et toutes vers l’action.

Le groupe a compté avec la participation active d’une vingtaine de personnes, parmi lesquelles 3 sont venus du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte.

La démarche a permis d’établir une boite à outils commune et les lignes de travail pour l’avenir.

2 -TERRITORIAL PACTS TO PROVIDING THE SOLIDARITY ECONOMY

ASEF -Social Enterprise as a vehicle for socio-economic Transformation of communities. Kuala-Lumpur -Tuesday November 1st - 2011

Proposal :The reconstruction of local economic cycles It is possible to follow a road of prosperity built on quality development, if we are prepared to accept that the major sources of employment will, in the future, be able to meet the essential needs of daily life, in terms of quality, sustainability, solidarity and proximity.

The challenge is how to restructure employement opportunities and the political will to move in this direction. Is the main potential to transform the system itself, battle against poverty and make a success of sustainable development.

In the territorial approach, the local can best:

  • Reintegrating issues of how best to live together in essential fields such as food, housing, transport, work, feeling useful and connected to others.

  • Accompany the transformation of indignant motivated individuals towards an environment that will help produce change.

  • Pool the lessons learnt from theoretical and hands-on experience, the better to develop collective actions built on success, indicators, and appropriate institutional support adapted to global conditions.

How to prepare the conditions for democratic governance of social and economic affairs?

  • Joint action at different levels empowers actions, provides concrete answers and produces shared references, moving towards common principles, supra-national recommendations that set the framework for a shared social responsibility that neither multinationals not States are currently able to define or implement.

  • Fostering the development of collective skills, determination and credibility to speak to decision-makers as a political, non-partisan, lobby.

  • Encouraging the evolution of conditions in public discussion and taking the future into our own hands.

3 - REPONSE DES P’ACTES EUROPEENS ET DE l’ACLI-Scop SESTERZO (ITALIE) A L’ENQUETE RAPIDE SUR LE PROGRAMME DE L’UNION EUROPEENNE POUR LE CHANGEMENT SOCIAL ET L’INNOVATION SOCIALE en préparation de l’avis du CdR et du troisième rapport de suivi sur la stratégie Europe 2020

L’innovation n’est pas une réponse mécanique à un problème. Elle n’est pas non plus, spontanément gage de prospérité « au profit des citoyens et des sociétés » (JM Barroso, président de la Commission européenne, 20 janvier 2009). La réalité actuelle d’une croissance compétitive marque l’accélération de l’engrenage entre les différentes dimensions interdépendantes d’une crise systémique (financière, économique, sociale, écologique et politique). Elle ne date pas d’hier, mais ses proportions font craindre aujourd’hui une perte de contrôle et obligent à mettre en doute la notion même de croissance. La situation est à considérer sur la base de ce diagnostic des faits pour choisir des orientations et agir.

Pour espérer une sortie par le haut, nous avons besoin de:

1. changer de cap pour aller vers une prospérité fondée sur un développement en qualité. C’est possible: les grands gisements d’emplois se trouveront à l’avenir dans la capacité de répondre aux besoins essentiels de bientôt 9 milliards d’habitants de la planète, avec qualité, durabilité, solidarité et proximité. Répondre à ces besoins c’est restructurer l’emploi en fonction de ces opportunités, et c’est la volonté politique de marcher dans cette direction.

2. une innovation, sociale dans ses modalités, qui accompagne un changement structurel dans l’organisation de la société : c’est-à-dire qu’elle vise à créer de nouvelles relations entre acteurs et à faciliter leurs coopérations pour augmenter leurs capacités à se saisir des défis actuels et oeuvrer à la résolution des problèmes.

3. l’échelle européenne pour garder le cap d’un projet collectif de « vivre ensemble », seul capable d’empêcher les fractures nationales et sociales de s’aggraver encore.

Les nouveaux programmes aideront d’autant mieux à des réponses s’ils partent du diagnostic des réalités et s’ils accompagnent délibérément la transition nécessaire vers un développement en qualité:

  • en contribuant à la diminution de la pression sur les ressources non renouvelables, à la réduction de l’emprise macroéconomique exogène sur l’économie réelle pour empêcher qu’elle rende la vie invivable à un nombre de plus en plus grand de personnes, de communautés, voire à des peuples entiers,

  • en contribuant au renforcement des potentiels de solidarités sur les bases territoriales de la vie sociale au quotidien.

DEUX PROPOSITIONS SONT REPRISES DANS LE RAPPORT FINAL

Quick Survey on a European Union Programme forSocial Change and Innovation (January 2012)

ACLI-SCOP SSETERZO:

Question : Mise en œuvre et utilisation: Acli «En Italie, de nombreuses agences ont commencé un processus d’innovation pour redéfinir leurs missions propres afin de satisfaire les exigences de réseaux sociaux régionaux »

Question : Critères et diffusion: Réseau des P’actes européens / European P’acts: Study trips to contribute to the formalization and encouragement of new forms of information and experience transfer and exchange.

 

4 - CONTRIBUTIONS AUX TRAVAUX DU COLLECTIF FRANÇAIS RIO+20 Aout et novembre 2011)

Ces documents constituent une contribution à l’élaboration d’une déclaration des citoyens. Pour cette période cruciale pour l’humanité, il importe que la Conférence de Rio réunisse tous les gouvernements à leur plus haut niveau et permette ce dialogue avec les citoyens. La mobilisation dépendra aussi d’un sommet des citoyens d’où pourront découler des propositions. Seule une parole forte exprimée devant le monde entier, relayée par les médias, sera à même de donner l’impulsion initiale indispensable au changement de paradigme. Pour ce qui est de l’enceinte onusienne, seule représentative de tous les pays, cela pourrait sonner une reprise du multilatéralisme.

Les déclarations du Collectif RIO+20 sont le fruit du travail en commun d’une cinquantaine d’organisations françaises, ONG, mouvements sociaux et syndicats, réunis depuis un an pour soutenir une réflexion plus large sur le contenu et la préparation de Rio+20. Notre ambition est de porter, dans les négociations à Rio et au sein des manifestations plurielles de la société civile, des propositions pour des sociétés équitables et durables. En cette période cruciale pour l’humanité, il importe que la Conférence de Rio réunisse tous les gouvernements et organisations multilatérales au plus haut niveau et permette ce dialogue avec les citoyens.

CONTRIBUTION À LA DÉLEGATION FRANÇAISE POUR UNE SEMAINE DE TRAVAUX PRÉPARATOIRES A PORTO ALEGRE (Site : Territoires et bien vivre)

Synthèse pour introduire dans les échanges une approche territoriale du bien-vivre à partir de la relecture des documents collectifs préparatoires suivants :

➢ Déclaration du Collectif Français RIO+20 en vue du Sommet de RO+20 (aout 2011) ;

➢ Cahier de propositions Ethique (Réunion IBASE aout 2011) ;

➢ Cahier de propositions Economie juste et soutenable aout 2011

➢ Document de la Coordination Amazonienne publié sur le site Dialogos en janvier 2012.

Il propose un cadre qui met en lumière des convergences, des leviers stratégiques et des rapprochements possibles.Les propositions sont résumées à partir des 4 axes transversaux (Ethique, Territoire, Economie, Politique), croisés avec les échelles territoriales où ces propositions ont leur meilleure pertinence.

COMPTE-RENDU DE LA PARTICIPATION À LA DÉLÉGATION (fin janvier 2012)

4 - SHAKING EUROPE: BATTRE EN BRECHE LA PAUVRETE

Des acteurs de terrains suggèrent cinq initiatives fortes aux parlementaires européens

Publication IHECS Institut des Hautes Etudes en Communication sociale (décembre 2011) en français et en anglais

L’association portugaise « IN LOCO » propose :

• A l’horizon 2013, afin de renforcer la cohésion territoriale, de faire face à la montée du chômage et d’adoucir les coupes opérées dans les budgets sociaux, les institutions européennes doivent reconnaître et soutenir par des subventions globales et pluriannuelles le travail de milliers de collec- tifs visant à renforcer des « actions locales intégrées », conçues et menées en partenariat, actives au niveau de leur territoire.

• Par ailleurs, l’Union européenne ne peut se permettre d’agir uniquement de façon centralisée et « top-down ». Dans le climat actuel, il est primordial de faire participer activement les citoyens à la transition vers une société européenne prospère, équilibrée et adaptée à ses besoins.

• Pour cela, dans le cadre des discussions liées au Fonds de cohésion 2014- 2020, le Parlement européen doit proposer la mise en place d’une Initiative communautaire unique qui vise les projets émanant des acteurs sociaux privés et publics (associations, petites entreprises, collectivités locales) et qui agissent dans une optique « intégrée » dans leur territoire.

Les P’actes Européens proposent d’inscrire l’innovation sociale et solidaire au coeur des fonds structurels 2014-2020

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1 novembre 2011 - 3ème Forum asiatique de l’économie solidaire :Social Enterprise as a Vehicle for Socio-economic Transformation of Communities

- Kuala Lumpur, novembre 2011

1 novembre 2011

L’intervention se situe dans le prolongement du consensus de l’Atelier 7 du Forum européen du RIPESS (2009)

à Tokyo en novembre 2007 jusqu’à 2011, se poursuivant par une invitation au 3ème Forum.

Pointers towards the KL2011 Forum: Note from Denison Jayasooria, Chair of ASEF, November 2009 :

It was emphasized that the Alliance Asian adopts a new model of operations namely moving away from just hosting an event like a forum once is two years towards undertaking a regional project focus in terms of developing a learning journey process at the local community or a local district or geographical area or local territory. In this context the Asian Alliance will work closely with Pactes-Locaux in learning from the

methodology used for the development of this learning journey at the local levels incorporating local governance and democracy, local citizens empowerment, local development which is comprehensive rather than piece meal. All these experiences can be documented over a period of time between 2010 leading on towards 2013 with the first set of presentations taking place at KL2011.

Strengthening social solidarity economy : Overcoming the challenges

Contribution de Martine Theveniaut, Sociologue et coordinatrice des P’actes Européens

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1 novembre 2011 - 3ème Forum asiatique de l’économie solidaire :Social Enterprise as a Vehicle for Socio-economic Transformation of Communities

- Kuala Lumpur, novembre 2011

1 novembre 2011

L’intervention se situe dans le prolongement du consensus de l’Atelier 7 du Forum européen du RIPESS (2009)

à Tokyo en novembre 2007 jusqu’à 2011, se poursuivant par une invitation au 3ème Forum.

Pointers towards the KL2011 Forum: Note from Denison Jayasooria, Chair of ASEF, November 2009 :

It was emphasized that the Alliance Asian adopts a new model of operations namely moving away from just hosting an event like a forum once is two years towards undertaking a regional project focus in terms of developing a learning journey process at the local community or a local district or geographical area or local territory. In this context the Asian Alliance will work closely with Pactes-Locaux in learning from the

methodology used for the development of this learning journey at the local levels incorporating local governance and democracy, local citizens empowerment, local development which is comprehensive rather than piece meal. All these experiences can be documented over a period of time between 2010 leading on towards 2013 with the first set of presentations taking place at KL2011.

Strengthening social solidarity economy : Overcoming the challenges

Contribution de Martine Theveniaut, Sociologue et coordinatrice des P’actes Européens

20 octobre 2011 - Participation au Forum International de l’Economie Sociale et Solidaire, Montréal (Canada) 17-20 octobre 2011

En délégation des P’actes Européens

20 octobre 2011

L’économie sociale et solidaire. De plus en plus. Partout. Pour tous.

MONTRÉAL, le 20 oct. 2011 /CNW Telbec/ - Après quatre jours de rencontres et d’échanges, c’est avec une très grande fierté que le Chantier de l’économie sociale a présidé la plénière de clôture du Forum international de l’économie sociale et solidaire (FIESS). Tout au long de la semaine, ce sont plus de 1 300 personnes provenant de quelque 65 pays qui ont participé au FIESS. Sans aucun doute, l’événement a été un moment unique pour les acteurs de l’économie sociale de découvrir les meilleurs pratiques en la matière et l’occasion de constater que, partout sur la planète, les populations se mobilisent en faveur d’une économie plus démocratique, plus solidaire et plus durable.

Par ailleurs, le Chantier de l’économie sociale est particulièrement heureux et fier de la présence active des communautés autochtones tout au long du FIESS. Nancy Neamtan, présidente-directrice générale du Chantier de l’économie sociale, soulignait d’entrée de jeu que « les valeurs de l’économie sociale et solidaire, la vision qu’elle porte sur le développement, s’inspire des valeurs et de la vision des premiers peuples du Canada : le sens de la communauté, les valeurs de partage, de respect pour nos aînés et aussi pour les générations futures, l’importance de protéger la terre et les sources de vie, toutes des choses enracinées dans la dynamique de l’économie sociale et solidaire ».

Tel que mentionné lors des allocutions de clôture, le FIESS a aussi permis d’affirmer haut et fort que l’économie sociale et solidaire est une économie au service des 99% de personnes dignes dans le monde. Dès le début du FIESS, madame Neamtan soulignait : « L’économie n’est pas simplement une affaire de profit ou de spéculation boursière […] ça peut et ça doit se faire de différentes façons, l’économie n’est pas une science exacte mais une expérience humaine…on peut et on doit faire des choix dans les manières de faire le développement économique ».

Proposition des P’actes Européens: une approche intégrée, un panel possible de témoignages pour relayer et organiser un développement local durable au service d’une économie territoriale coopérante.

Local / Global ne sont pas opposés, c’est à l’intérieur du local que les choses se passent. Le CERGE et les P’ACTES proposent d’illustrer les processus de convergences volontaires qui se construisent actuellement entre diverses initiatives, organisations et réseaux pour renouveler les relations entre société civile et pouvoirs publics sur une base territoriale de dialogue et d’engagement et mieux répondre, ensemble, au « défi de la démocratie complexe »

La démarche, développée par des pairs, est maintenant reconnue par ces pairs :

Des acquis concrets ont été obtenus dans la durée et la diversité des contextes, et fondent une politique de la preuve par l’exemple: réponses à des besoins essentiels tels qu’emploi, alimentation, développement local durable, culture, financement, services, citoyenneté. Ils témoignent ensemble du potentiel considérable de transformation sociale des innovations socioéconomiques et démocratiques. Elles refondent le contrat social en partant de l’économie réelle pour mieux vivre ensemble.

De nouveaux espaces publics de débat et de ressources sont installés . Ils portent l’objectif de recomposer des réponses par la coopération entre secteurs, collèges d’acteurs sur une base territoriale. Ils combinent et s’affirment volontairement à différentes échelles : régionales et locales dans les lieux de vie, européenne car c’est la grande région dont ils font partie et dont ils sont politiquement les citoyens et électeurs, membres actifs de la construction du RIPESS-Europe. Ils sont ouverts sur l’intercontinental car ils sont des citoyens du monde, membres de diverses mouvances, sensibilités et réseaux.

La proposition est fondée sur les acquis consolidés de tous les partenaires associés à cette contribution sur un mode volontaire.

Le comité peut choisir de retenir la proposition d’ensemble et/ ou telle.ou telle.s des propositions réunies dans ce « panel ».

Parmi les expériences associées, plusieurs personnes seraient disponibles

  • pour présenter oralement leurs contributions à Montréal, constituant ainsi une délégation européenne dans l’atelier « Territoires et développement local ».

Si leur proposition est retenue, ils envisagent aussi de mobiliser quelques représentants des pouvoirs publics avec lesquels ils sont en relations de coopération pour installer le dialogue dans l’atelier «

PROPOSITIONS (ordre alphabétique des personnes contacts).

1. Barny Marc : Terre de Liens (France) marc.barny@wanadoo.fr (p3)

2. Binaud Jean-Marc : Agenda 21 participatif de la Communauté Urbaine de la Ville d’Alençon (Normandie, France) jean-marc.binaud@ville-alencon.fr

3. Birkhölzer Heike ; Birkölzer Karl: Technologie Netzwerk Berlin e.V (Allemagne) H.Birkhoelzer@technet-berlin.de ; karl.birkhoelzer@tu-berlin.de BEST, une Agence de développement des entreprises sociales et d’économie de voisinage à Berlin - Technologie Netzwerk Berlin e.V . : réseau de pratiques et centre de recherche.

4. Calori Andrea et David Marchiori : production et consommation responsable, en réseau, Italie et International (expression en anglais) andrea.calori@polimi.it ; david_marchiori@yahoo.it : le réseau Urgenci (Urban-Rural Network: Generating New Forms Of Exchange Between Citizens International; Les Groupements d’Achats Solidaires dans la Province de la Vénétie (Italie)

5. Brigitte Carraz et Winterhalter Roger : La Maison de la Citoyenneté Mondiale de Mulhouse, pivot d’un réseau transfrontalier (France, Suisse, Allemagne) r.winterhalter@wanadoo.fr

6. Da Silva Liliane et Machado Abilio : Objectif Plein Emploi (Luxembourg) da.silva@ope.lu ; machado@ope.lu

7. Joubert France : Le Centre Européen de Ressources des Groupements d’Employeurs (Europe) francejoubert@wanadoo.fr

8. Soarès Maria Priscilia : Association In Loco, dans l’arrière-pays de l’Algarve (Portugal) priscila.soares@in-loco.pt

9. Theveniaut Martine : Coordination des P’ACTES Européens (issus des Pactes Locaux, France) martine.theveniaut4@orange.fr

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3 octobre 2011 - Cahier de propositions des P’ACTES Européens

Coopérer dans la vie sociale des territoires pour des réponses complètes aux besoins essentiels d’une vie en santé, en sécurité et en paix.

3 octobre 2011

FAIRE P’ACTE

Deuxième Cahier de propositions. Sept ans après le premier cahier de propositions de juillet 2004 qui affirmait que « 1+1 = 3 », bien qu’éloignés géographiquement et parfois culturellement les uns des autres, la démarche des Pactes Locaux, s’est élargie et nous avons réussi à avancer au-delà du contexte français et à proposer la reconstruction d’un pacte territorial, économique et social, à la hauteur des enjeux.

La notion de pacte local s’est peu à peu étoffée, sur le fond et avec d’autres partenaires, du fait de l’évolution générale, de relations ouvertes et durables, de visites régulières sur les lieux de l’expérience, accueillies par leurs promoteurs, pour observer, analyser et mieux agir. Des diagnostics, régulièrement réappréciés et remis en débat public, avec l’appui constant de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, montrent bien comment le global et le local interagissent. Ils sont indissociables pour des réponses complètes aux besoins essentiels d’une vie en santé, en sécurité et en paix. C’est de droits fondamentaux qu’il s’agit.

Nous sommes passés du pacte local au P’ACTE : le local c’est le territoire, le pacte c’est coopérer ; c’est aussi passer aux ACTES avec tous ceux et celles qui partagent la démarche et l’engagement….pour préparer le troisième Cahier, plus européen et mondial. Il s’agit donc de faire état de nos propositions. Les échanger, les faire progresser et surtout en créer d’autres.

Le mouvement est lancé, avec, toujours dans la tête, la petite musique du poète portugais Torga :

« l’universel c’est le local moins les murs ».

France Joubert, président des P’ACTES Européens.

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2 octobre 2011 - Europe 2020: Quelles réalité de terrain?

Enquête du Comité des Régions

2 octobre 2011

En principe destiné aux autorités locales et régionales, les P’ACTES ont choisi d’y répondre également, ayant été destinataire de l’invitation courriel à y contribuer.

Le pacte territorial est un dispositif institutionnel transformateur, utile voire indispensable, pour une sortie de la crise actuelle par le haut. Ils partagent la conviction du CdR que « le pacte territorial donnera à la stratégie Europe 2020 une dimension territoriale et permettra aux territoires de se l’approprier ».

Ils ont lancé les P’ACTES Européens au Comité des Régions européennes le 23 novembre 2010 et font sa promotion dans leurs réseaux sociaux, leurs pratiques et leur plaidoyer, diffusé dans « FAIRE P’ACTE » (Cahier de propositions de septembre 2011) .

Le questionnaire est positionné en référence aux programmes nationaux de réforme, adoptés dans le cadre de la Stratégie Europe 2020. La place des autorités nationales, aux régulations verticales, parait trop prééminente pour remédier à cette crise systémique, marquée par les interdépendances. On peut d’ores et déjà constater dans la réalité, les difficultés considérables d’atteindre les objectifs annoncés : crise financière, réduction du taux de croissance sur la base duquel les estimations de résultats sont fondées, pertes continues d’emplois privés et publics, perspectives de durabilité du modèle de développement actuel peu anticipées. Tous les indicateurs sociaux sont au rouge et la paupérisation augmente.

Comment favoriser des initiatives territoriales partant des besoins observés, des ressources (et contraintes) identifiées ainsi que des coopérations possibles, à multiples niveaux certes, mais aussi, à multiples parties prenantes, pour des réponses viables. Dans cette ambiance d’insécurité, celles-ci risquent d’avoir plus de difficulté encore à de se mettre en place à la mesure de leurs potentiels. Certes, les moyens financiers se raréfient. Raison de plus, peut-on penser, pour mobiliser toutes les forces vives de progrès pour préparer l’avenir et éviter le repli auquel on assiste actuellement. Or, une question essentielle réunit les gouvernements locaux et les habitants : améliorer le bien-être des membres de la communauté et de prendre les décisions et les mesures aptes à améliorer ce bien-être et à faire croître la valeur sociétale globale. « Coopérer traduit une responsabilité partagée d’agir - ensemble ou de façon indépendante - dans une démarche globale et cohérente en vue d’atteindre un objectif d’intérêt général. Participer à une action publique initiée par d’autres, mais aussi prendre l’initiative d’actions qui concourent à ce que cet objectif soit atteint » .

Ce contexte nous incite à faire état de réalisations dont les membres et les partenaires associés des P’ACTES Européens sont promoteurs, car elles comportent des enseignements utiles pour la politique de cohésion. Elles plaident pour des pactes territoriaux, ouverts à toutes les volontés de changement qui existent de façon diffuse dans la vie sociale, même si leur formalisation ne correspond qu’imparfaitement au cadre strict des accords partenariaux visés par le questionnaire, à savoir des accords entre les différents niveaux d’exercice des compétences des autorités publiques.

Dans ces exemples, comme la plupart des autres, le partenariat avec les autorités locales et régionales est au centre d’une stratégie susceptible de satisfaire des besoins essentiels dans la vie sociale des territoires : logement et nourriture, services technologiques à petite échelle (eau, énergie, gestion des ordures), services de voisinage, héritage local, culture, loisirs, divertissements, prévention et entretien de l’environnement, infrastructures démocratiques. La reconstitution de cycles économiques locaux, sur le mode de la coopération partenariale entre des pactes locaux reliés entre eux, et à d’autres échelles, de façon dynamique et différenciée sont actuellement le principal potentiel de lutte contre la pauvreté, pour le développement durable, et même pour réussir le projet de cohésion sociale, car il s’agit en fait de la garantie des droits fondamentaux.

Ils s’inscrivent, de façon naturelle, dans les priorités d’une croissance intelligente, durable et inclusive, plus particulièrement encadrée par l’objectif d’une approche intégrée de développement territorial :

Déclinée sous la forme de l’emploi et l’inclusion sociale, les services locaux, l’innovation sociale, le développement soutenable, la lutte contre la pauvreté.

L’absence de Programmes d’Initiatives Communautaires se fait fortement ressentir comme un appauvrissement des opportunités d’échanges qui favorisaient des relations horizontales en réseaux entre praticiens et entretenaient entre la Commission et les Etats des interactions fécondes sur les potentialités des initiatives, y compris pour l’évolution de la Stratégie Européenne. Ce questionnaire du Comité des Régions, pour la préparation de son 2e rapport de suivi sur la stratégie Europe 2020 est une occasion de signaler cette préoccupation pour y souhaiter qu’il y soit remédié dans la politique de cohésion.

C’est essentiel à un moment de l’histoire de l’Europe où les fractures sont nombreuses et provoquent des replis identitaires. Les interrelations humaines, sur des objectifs de partenariats, partagés « face to face » entre territoires de l’Europe, sont l’un des meilleurs atouts du projet de cohésion.

Le deux exemples empruntés aux membres et partenaires associés des P’ACTES Européens, ont été délibérément choisis parce qu’ils ont bénéficié de programmes européens, notamment EQUAL. Ils ont constitué l’un des facteurs de succès, dans leur évolution vers des pactes territoriaux, dans une gouvernance à multiples acteurs et à multiples niveaux.

L’inter-régionalité est une priorité des pratiques, des propositions et du plaidoyer du réseau des P’ACTES Européens.

Ces réalisations sont des leviers de l’économie locale :

Elles réussissent sur la base de la confiance, elles quittent l’économie du seul profit lucratif, produisent et réinvestissent des bénéfices sociaux, matériels et immatériels, génèrent un capital social territorial qui ne peut pas être abusé comme les bénéfices privés le sont dans la sphère financière en ce moment.

Elles accompagnent la transformation de l’individuel vers le milieu porteur de sa propre transformation, décloisonnent, concrétisent des transversalités, apprennent à « penser ensemble » et font grandir les capacités collectives et la détermination de se prendre en mains.

Elles ont produit des méthodes transférables et des repères pour se rendre compte et rendre compte de leur gestion de moyens, publics ou privés, avec des indicateurs de quantité et de qualité.

Vu d’en bas, elles sont toutes inscrites à trois niveaux d’interactions :

  • Un échelon local de réalisation « à la base », inscrit dans la vie sociale d’un territoire dans lequel des acteurs de différents statuts organisent des réponses issues d’une collaboration étroite : le Groupement d’employeurs entre employeurs pour l’emploi partagé d’un même salarié, le Groupement d’Achats Solidaire entre producteurs et consommateurs, l’Agence de développement d’entreprises sociales dans un même quartier urbain pour une économie de voisinage.

  • Un échelon d’ancrage territorial qui privilégie le bassin d’emploi, le « pays », et plus généralement les espaces de concertation de taille suffisante pour être un espace de cohésion des services publics et de développement économique à partir des ressources endogènes, ce que le très petit échelon ne permet pas d’atteindre.

  • Un (ou des) échelon.s englobants avec lesquels ils sont en interrelations extérieures qui peuvent prendre différentes formes : insertion dans des réseaux multi-échelles sur des problèmes similaires, convergence sur des objectifs de résultats engageant les contractants d’une même région, partenariats entre administrations, collectivités, associations pour des résultats nécessairement interculturels ou inter-logiques d’action, inter- échelons (par exemple dans le cadre de programmes européens ou de mesures générales traduites localement à tous niveaux d’application). La caractéristique de ce niveau est de préserver l’intérêt général, au sens de la garantie de l’accès à un certain nombre de droits fondamentaux, que la traduction territoriale peut mésestimer.

Ces trois niveaux d’efficacité de pactes territoriaux articulés, sont présents dans les deux réalisations présentées, inscrites dans des relations partenariales effectives avec les Autorités territoriales. Le grand intérêt de telles réalisations est que ce ne sont pas seulement des initiatives locales (en phase émergente), mais des réalisations en développement, déjà reliés à différents niveaux.

La traçabilité de l’expérience acquise est connue et peut servir de référence pour des propositions de diffusion accompagnée et de montée en généralité.Les autorités régionales le locales concernées par ces exemples peuvent être contactées personnellement pour donner leur propre vision et répondre plus précisément aux questions du Comité des Régions.

Deux exemples:

1. L’exemple du Centre de Ressources des Groupements d’employeurs de la Région Poitou-Charentes en France traduit un cycle d’innovation de plus de vingt ans. Il s’inscrit, pour la troisième fois dans le Contrat de Programmes entre l’Etat et la Région (Schéma Régional de Développement Économique, Écologique, Social et Solidaire, 2011-2015).

2. Le Plan stratégique des Autorités territoriales de la Ville et Province de Vénétie en Italie, depuis les années 2000, concrétisés en 2006 sous la forme d’un pacte de subsidiarité horizontale, signé avec tous les partenaires concernés en vue de la mise en place d’un District d’Économie Solidaire permanent.

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30 avril 2011 - Contribution aux Etats Généraux de l’économie sociale et solidaire

Propositions dans un « cahier d’espérances »

30 avril 2011

Préambule: L’indignation réveille la question : ce qui est légal n’est pas nécessairement légitime.

Ce n’est pas la désobéissance civile qui menace la démocratie, c’est l’obéissance aveugle. La conflictualité, comme l’indignation, sont des énergies qui font partie de la vie elle-même. Être « agressif », c’est s’affirmer devant l’autre en s’avançant vers lui , c’est refuser de se soumettre à sa loi, mais ce n’est pas la violence qui nie ou anéantit l’autre : « c’est chercher à construire avec lui une relation fondée sur la reconnaissance mutuelle de nos droits » . C’est utile de le rappeler dans un monde où les manifestations des violences faites à l’humain ont étendu leurs ravages. Massives et génocidaires dans le monde entier, elles prennent aussi les multiples visages de la violence économique et institutionnelle qui excluent silencieusement. Beaucoup de nos citoyens sont sans recours pour faire valoir leurs droits, c’est inacceptable.

L’impérieux « dégage ! » de la jeunesse arabe (1 habitant sur 2 a moins de 30 ans dans ces pays) qui nous vient de l’autre rive de la Méditerranée est une raison de ne pas désespérer. La génération qui nous succède se pose à son tour la question de transformer l’inacceptable en espérance. La démocratie, on le sait bien, n’est pas de génération spontanée. Comment fonder une autorité légitime dans un monde aux interactions enchevêtrées ? Quelle est ma responsabilité dans l’économie, la société, la culture et la nature ? et comment je peux relier ces grands domaines entre eux et avec ma vie personnelle ? Les réponses sont à inventer à nouveaux frais dans ce contexte inédit.

La proposition ci-dessous reconstitue le parcours d’une émergence du singulier au collectif.

Depuis les années 80, c’est celui de personnes d’engagement agissant pour que ça change, et qui ont appris en marchant que le pouvoir se prend dans l’action. Leurs raisons d’agir : le refus de l’exclusion comme une fatalité, ou, pour le dire en positif, le désir d’accomplissement de leur existence, dans lequel l’autre ait de la place. Les membres du collectif des P’ACTES souhaitent aujourd’hui partager et transmettre comment - en apprenant les uns des autres - il est possible de bâtir et de renouveler… à une mesure modeste, car les résistances au changement sont puissantes ! Tant d’énergie dépensée par les intérêts-forteresse et les systèmes en place pour que … rien ne change ! Mais, les effondrements viennent à leur heure comme la dissidence de l’Est nous l’a appris.

Cette contribution propose :

1- Un constat lucide, collectivement élaboré dans un cahier de propositions de fin 2004.

2- Quelques expérimentations singulières de membres des P’ACTES pour éclairer le chemin de l’indignation à l’engagement et témoigner comment ils ont réussi à inscrire des changements dans la vie sociale et politique, dans leur désir de refonder l’économie et la démocratie à partir des territoires.

3- Une proposition : la construction des convergences comme modalité d’organisation des solidarités.

« Nous sommes réunis pour une cause que nous défendons depuis longtemps, une cause dont les solutions se trouvent au niveau local, mais qui doit oser inclure une dimension mondiale. Nous avons agi les uns et les autres, à des niveaux de gouvernance différents et en complémentarité, pour que chacun soit acteur de son développement. Aussi éloignés, géographiquement et parfois culturellement les uns des autres, nous avons réussi à faire un pas de plus dans la démarche de reconstruction d’un pacte économique et social à la hauteur des enjeux. En particulier nous avons tenu bon sur l’impérieuse nécessité de faire du citoyen la pierre angulaire de la réponse à ses besoins, bâtisseur et co-responsable de son avenir. Cela demande de la part des structures et des institutions une profonde remise en question. En tant que société civile organisée, nous sommes là pour en parler, trouver des réponses et des solutions. Comme le disent les Québécois « la solidarité c’est les yeux dans les yeux » . France Joubert, président des P’ACTES, nov.2010.

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15 avril 2011 - La préparation de la conférence de RIO+ 20 est engagée

Réponse à un appel à la consultation publique de la Commission européenne

15 avril 2011

Le Collectif RIO+20 s’est constitué en France, en vue de porter la parole et les propositions de la société civile à la Conférence de Rio qui aura lieu en juin 2012. La Conférence Rio+20, inscrite dans la tradition des conférences onusienne des Sommets de la Terre, demeure l’arène internationale la plus légitime pour répondre à hauteur des enjeux de société qui nous mobilisent.

Le projet du Collectif et sa méthothodologie ont décrits dans la notre jointe.

Priscila Soarès, coordinatrice de projet à l’Associação IN LOCO, en Algarve, et membre des P’ACTES a répondu à l’appel à consultation publique sur la position de l’Union Européenne dans la Conférence sur le développement durable de juin 2012. Texte en anglais.

Question 1  . What do you consider to have been the main achievements of past Sustainable Development Summits (Rio 1992, Johannesburg 2002)? What are the remaining challenges? What concrete lessons can be learned from these previous Summits, e.g. in terms of « do’s and don’ts »?

Answer: The RIO Summit of 1992 put the environmental problems and the idea of a Sustainable Development on the political agenda and mobilized civil society, local authorities and states around the need of changing the present models of production and consumption in order to ensure a future for Humanity and the Biosphere.

Nevertheless, the incapacity of dealing and putting into practice a Sustainable Development strategy at world level is responsible for the maintenance, and sometimes the increasing, of the existent problems by the time of RIO 92: lasting reality of poverty, and even growth of extreme poverty in the less developed countries, increasing of food dependency, deepening of social and economic inequalities, reduction of biodiversity, unbearable pressure on ecosystems, more and more visible climate changes and world warming.

Lesson to keep in mind: it is absolutely necessary to build the principles and the strategy for Sustainable Development into the macroeconomic policies and strategies and, in order to achieve that goal, it is fundamental to democratize the governance in depth, at world, national, regional and local level.

La suite dans le fichier joint

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24 mars 2011 - Compte-rendu d’un Voyage Apprenant en Algarve

Trente ans d’un développement local participatif

24 mars 2011

LE PARCOURS DES VOYAGES APPRENANTS

Repartir des les leçons apprises des Voyages Apprenants 2007-2009.

Les résultats des 6 Voyages Apprenants (VA) préparatoires à Lux’09 avaient formalisé un diagnostic partagé et ouvert la perspective de « remettre l’économie dans le bon sens ». Comment ?

1. « partir des acteurs de terrain et de la réalité concrète, des besoins, des aspirations et des ressources humaines d’inventivité plutôt que de partir des institutions, des logiques de pouvoir et des visions fragmentées et orientées ».

2. « déclarer que l’autre économie est une économie de la coresponsabilité : quelle est ma responsabilité dans l’économie, la société, la culture et la nature ? et comment je peux relier ces grands domaines entre eux et avec ma vie personnelle ? ».

Diagnostic validé par les participants à l’Atelier 7 et remis en chantier dans un programme d’activité 2010-2013.

www.pactes-locaux.org/bdf/docs/capitalisation__7pages_-lux_09.pdf

www.pactes-locaux.org/ En anglais : fichier attaché à la date du 30 avril 2009

1.2 En juin 2010, le deuxième cycle de VA est engagé à Mulhouse.

Nous avons vérifié que du dire au faire, il est possible d’inscrire la solidarité dans des réponses concrètes aux besoins essentiels ; de transformer des convictions politiques et des valeurs éthiques dans des actes de résistance et d’entraide ; de restaurer les droits fondamentaux localement – avec ceux qui sont proches – et de les relier avec des solidarités d’ailleurs.

Des personnes d’engagement, par leur action déterminée, agrègent les initiatives dans une approche de co-construction collective, faisant vivre durablement un espace commun …« la Maison de la Citoyenneté mondiale » … à Mulhouse.

Ensemble, ils entretiennent le désir de faire les pas d’après.

1.3 En février 2001, il se poursuit à São Brás de Alportel au Portugal, accueilli par l’Associação In Loco.

Après la chute de la dictature en 1974, des personnes de conviction et d’expérience s’engagent dans la démocratisation du Portugal, quittent le Nord du pays pour un territoire d’arrière-pays rural, l’Algarve qu’ils ne connaissent pas et devient leur territoire de vie. Leur travail d’enquête produit un diagnostic initial, des opportunités de moyens et une petite équipe soudée par ses valeurs et ses apprentissages. Les conditions d’autonomie et de créativité sont réunies pour mettre en œuvre concrètement une approche recherche/action territoriale, intégrée et participative, formalisée peu à peu, adaptée à différents contextes par la suite.

Sur la longueur du temps – plus de 20 ans – le choix d’inscrire les projets dans une dimension collective d’apprentissage et d’appropriation a produit des résultats – et quantitatifs, et qualitatifs – qui « font boule de neige », permettent aux porteurs de projets accompagnés de gagner en autonomie dans la réponse à leurs propres besoins, de fixer des jeunes et des entreprises sur place. Ces résultats mettent In Loco en mesure de se réaliser à plus grande échelle (de 4 villages à la région de l’Algarve et du Sud Alentejo) et d’obtenir une reconnaissance institutionnelle qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Nous avons vérifié que cette façon de faire constitue un cadre approprié à la résolution de problèmes d’emploi, d’organisation de services locaux, de gestion associative de fonds publics, de créations d’activités et d’entreprises , avec comme effets « immatériels » la revalorisation de la culture des lieux et de l’engagement dans la vie sociale. In Loco est un aménageur citoyen performant.

Dans un contexte moins favorable, l’Association se pose aujourd’hui la question : Quel est le modèle économique viable permettant d’agir dans continuité de ces valeurs ? Des membres d’In Loco ont investi l’application du budget participatif pour reprendre l’initiative sur les méthodologies de la participation politique. Ils construisent une expertise d’usage dans des territoires de taille modeste au Portugal d’une part et s’impliquent dans la mise en réseau international de ces expériences de budget participatif d’autre part. Ils légitiment et outillent ainsi la méthode dans différents contextes, notamment urbains, dans une approche interculturelle.

Dans le contexte de l’effondrement de systèmes dictatoriaux de l’autre côté de la Méditerranée, nous sommes confirmés dans la justesse de notre engagement, à partir des territoires vécus, leurs contraintes et leurs ressources au service :

  • du rétablissement des fonctionnements démocratiques : Comment la volonté des peuples peut-elle construire des formes d’organisation moins aliénantes par des voies pacifiques ? Cela ne résulte pas d’une génération spontanée, mais d’apprentissages collectifs !

  • d’une économie au service de réponses concrètes aux besoins essentiel des habitants de ces territoires.

  • de façon ouverte et reliée horizontalement, pour apprendre les uns des autres, constituer la boîte à outils de ces transformations, s’organiser car c’est l’union qui fait la force.

Brigitte Carraz : « La mobilisation d’In Loco pour préparer la rencontre a permis de bien voir comment une démarche de développement local vers les populations mobilise les ressources, comment la structure a évolué en 20 ans, s’instrumentalisant pour survivre, sans perdre ses objectifs de départ. Ceci démontre que, dans la mesure où on est clair, on peut se permettre cette démarche qui est bénéfique, utile aux personnes. Il ne faut pas avoir peur des changements, mais les accompagner avec nos valeurs ».

Le compte-rendu de ce voyage met l’accent sur le « comment » de la dynamique et sur ses résultats concrets, matériels et qualitatifs ou immatériels. Sans dissimuler les difficultés rencontrées.

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4 février 2011 - La lutte contre la pauvreté dans la stratégie européenne 2020 (anglais; français)

Réponse au Questionnaire du Comité des Régions/ European Platform Against Poverty and Social Exclusion

4 février 2011

ABSTRACT

Strategy EU2020 made fight against the poverty and social exclusion one of the 7 flagship initiatives.

Mr László Andor, European Commissioner for Employment, Social Affairs and Inclusion stated in

December that the fight against poverty is not only a « moral duty » but also « an economic necessity ». In fact, it became evident that public finances could not « fix » all exclusion caused by the current systemic crisis. The European P’ACTES share diagnosis of Mr. Andor : it is primarily a « waste of human resources ».

The fight against poverty can be radically transformed if we adopt an approach that comes from individual and collective human resources. If we assume that the major sources of employment will in the future be the ability to meet the essential needs of daily life, with quality, sustainability, solidarity and proximity, it opens up other opportunities for skilled employement. Public resources should not « fix » steadily increasing supposed « disability » groups (age, gender, nationality, religion, qualification, health …), but they are a necessary investment to establish a « prosperity without growth. »

www.sd-commission.org.uk/publications/downloads/prosperity_without_growth_report.pdf alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/05/20/la-prosperite-sans-la-croissance-vivre-mieux-avec-moins-ou-avec-plus/

Thirty years of our social involvement show the way.

How to create the conditions for a life that is worthwhile and gives everyone the sense that work is helpful to the community and to the world ? Concrete achievements obtained during the last 30 years from the diversity of european situations confirm that it is better to rely on real life resources and ecocnomy for answers to the aspirations of people. Many territorial initiatives testify to the considerable potential for social transformation of these socioeconomic and democratic innovations, if examined in this perspective.

PROMOTING COOPERATIVE TERRITORIAL ECONOMY : A RESPONSE TO THE BATTLE AGAINST POVERTY AND SOCIAL EXCLUSION: HOW ?

The P’ACTES are a collective of individuals and organizations, mainly composed of practitioners who also have local and regional authorities, researchers and unions among its members. The launch took place as part of the 2010 European Year of fight against poverty and social exclusion, on November 23th at the Committee of the Regions.

Present at this meeting, Mr. Andrea Forti, head of Europe 2020 Monitoring Platform (DTP Unit 3-Networks and Subsidiarity) suggested that they respond to the Questionnaire, although designed primarily for local and regional authorities, because their answers could prove interesting.

The organization of partnerships in the form of « territorial pacts » is essential

to address the paradox of exclusion in prosperity and essential needs : shelter and food, small-scale technology services (water, energy, waste management), neighborhood services, local heritage, culture, recreation, entertainment, maintaining a safe and a clean environment, democratic infrastructure. There is not shortage of work in attacking these problems, but the probleme is the restructuring of employement opportunities and the political determination to walk in this direction.

The concrete achievements act already as a lever for the local economy. How ?

Companies, social enterprises and other organisational forms under different legal statutes, profit and non-profit, succeed on the basis of trust, leaving the only lucrative profit economy, producing and reinvesting social benefits, generating social territorial capital that cannot be abused as private benefits are in the financial sphere at the moment.

The reconstruction of local economic cycles is the main potential battle against poverty and

for sustainable development. There are many examples but the general lessons are not collected and shared. Local and Global approaches dont work together. The action happens at local level. Our work must be helped scientific researchs in order to correctly understand, assess and encourage economic, social and cultural performance of districts, communities, regions and localities. This has been too often ignored in macro-economic approaches. « The Role of Social Enterprise in Local Economic Development » by Karl Birkhölzer : www.base-sud-audois.fr/content/blogsection/7/96/

Partnership with local and regional authorities is central to this strategy.

The essential question which brings local governments and residents together is to improve the well-being of community members and to take decisions and actions to improve the well-being and to grow the overall societal value. But often, local and regional authorities do not recognize that local people to live here are their natural partners in the management of common goods. Because of this, much local talents and expertise losted. And considerable while public resources are devoted to remedial social policies, they do not reach the target of eliminating exclusion.

 

As part of the European Platform against poverty (the Flagship Initiative Europe 2020),

The P’ACTES intend to contribute, in 2011-2012, the creation of a cooperative territorial economy in Europe in areas with local and regional volunteer authorities.

• to raise awareness and communicate achievements and expertise to other interested parties

• to reach consensus and offer to all who share the same perspective an independent and democratic collective proposal, in order to restart the local economic cycles.

pactes-locaux.org/bdf/docs/contribution_pactes_locaux_livre_vert_19_02_2009.pdf

challengeforeurope.blogactiv.eu/2009/05/22/la-cohesion-territoriale-une-reponse-politique-pour-l’europe-elargie/

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RÉSUMÉ.

La stratégie Europe 2020 fait de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale l’une des 7 initiatives - phare. Mr László Andor, Commissaire européen à l’Emploi, aux Affaires Sociales et à l’Inclusion a affirmé en décembre que la lutte contre la pauvreté est non seulement “un devoir moral”, mais aussi “une nécessité économique”. De fait, il est devenu evident que les finances publiques ne pourrront pas “réparer” toutes les exclusions, engendrées par la crise systémique actuelle. Les P’ACTES européens partagent le diagnostic de Mr László Andor : c’est un “gaspillage des ressources humaines”.

La lutte contre la pauvreté peut être transformée radicalement si l’on adopte une approche à partir des resources individuelles et collectives.

Si l’on admet que les grands gisements d’emplois se trouveront à l’avenir dans la capacité de répondre aux besoins essentiels de la vie quotidienne avec qualité, durabilité, solidarité et proximité, d’autres perspectives s’ouvrent de plein emploi qualifié. Plutôt que d’affecter les moyens publics à “réparer” de supposés “handicaps” - en augmentation constance (âge, genre nationalité, religion, qualification, santé…) - ils sont à considerer comme les investissements necessaires pour établir “une prospérité sans croissance”.

www.sd-commission.org.uk/publications/downloads/prosperity_without_growth_report.pdf alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/05/20/la-prosperite-sans-la-croissance-vivre-mieux-avec-moins-ou-avec-plus/

Trente ans d’implication des praticiens montrent le chemin.

Comment créer les conditions d’une vie qui en vaut la peine et procure à chacun le sentiment que son activité est utile à sa communauté et au monde ? Des acquis concrets, obtenus dans les 30 dernières années, dans la diversité des contextes européens, confirment qu’il vaut mieux compter sur les ressources de la vie et de l’économie réelle pour répondre aux aspirations des gens. De nombreuses initiatives témoignent du potentiel considérable de transformation sociale de ces innovations socio-économiques et démocratiques, si on les examine dans cette perspective.

PROMOUVOIR UNE ÉCONOMIE TERRITORIALE COOPÉRANTE: UNE RÉPONSE À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION SOCIALE: COMMENT?

Les P’ACTES sont un collectif de personnes et d’organisations, principalement composé de praticiens, qui comptent aussi des autorités locales et régionales, des chercheurs et des syndicalistes parmi ses membres. Son lancement a eu lieu, dans le cadre de l’Année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le 23 novembre au Comité des Régions.

Présent à cette rencontre, Mr Andrea Forti, responsable d’Europe 2020 Monitoring Platform (DTC Unit 3 - Networks and Subsidiarity) leur a suggéré de répondre à ce questionnaire, bien que principalement destiné aux autorités locales et régionales de la PLateforme, car cette réponse peut être intéressante.

L’organisation des partenariats sous la forme de “Pactes territoriaux”, est essentielle

pour faire face au paradoxe de l’exclusion dans la prosperité et satisfaire les besoins essentiels : logement et nourriture, services technologiques à petite échelle (eau, énergie, gestion des ordures), services de voisinage, héritage local, culture, loisirs, divertissements, prévention et entretien de l’environnement, infrastructures démocratiques. Le manque de travail n’est pas le problème pour répondre à ces besoins, mais la restructuration de l’emploi en fonction de ces opportunités et la volonté politique de marcher dans cette direction.

Les realisations concrètes agissent déjà comme levier de l’économie locale. Comment?

Des entreprises et d’autres formes d’organisation, sous différents statuts juridiques, marchand et non marchand, réussissent sur la base de la confiance, quittent l’économie du seul profit lucratif, produisent et réinvestissent des bénéfices sociaux, matériels et immatériels, génèrent un capital social territorial qui ne peut pas être abusé comme les bénéfices privés le sont dans la sphère financière en ce moment.

La reconstitution de cycles économiques locaux est le principal potentiel de lutte contre la pauvreté et pour le développement durable. Les exemples abondent, mais les enseignements de portée générale ne sont pas collectés et partagés. Les approches local/global ne travaillent pas ensemble. Pourtant, c’est à l’intérieur du local que l’action se passe. Notre travail doit être accompagné de recherches scientifiques pour comprendre correctement, évaluer et encourager la performance économique, sociale et culturelle des quartiers, des communautés, des régions et des localités. Cela a été trop souvent ignoré des approches macro-économiques. “The Role of Social Enterprise in Local Economic Development” by Karl Birkhölzer : www.base-sud-audois.fr/content/blogsection/7/96/

Le partenariat avec les autorités locales et régionales est au centre de cette stratégie.

La question essentielle qui réunit les gouvernements locaux et les habitants est d’améliorer

le bien-être des membres de la communauté et de prendre les décisions et les mesures aptes à améliorer ce bien-être et à faire croître la valeur sociétale globale. Mais, souvent, les autorités locales et régionales ne reconnaissent pas les habitants comme leurs partenaires naturels dans la gestion des biens communs. À cause de cela, beaucoup de talents locaux et d’expertise sont perdus. Et bien que des moyens publics considérables soient consacrés aux politiques sociales réparatrices, elles n’atteignent pas leur cible d’élimination de l’exclusion.

Dans le cadre de la Plateforme européenne contre la pauvreté, les P’ACTES se proposent de contribuer, en 2011-2012, à la creation d’une économie territoriale coopérante en Europe dans des territoires volontaires avec des Autorités locales et régionales :

• porter à connaissance, transmettre leurs acquis et leur expertise à d’autres parties intéressées

• atteindre un consensus et offrir à tous ceux qui partagent cette même perspective une voix indépendante et démocratique d’expression collective, de manière à réenclencher des cycles économiques locaux.

pactes-locaux.org/bdf/docs/contribution_pactes_locaux_livre_vert_19_02_2009.pdf

challengeforeurope.blogactiv.eu/2009/05/22/la-cohesion-territoriale-une-reponse-politique-pour-l’europe-elargie/

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22 décembre 2010 - Promouvoir une économie territoriale coopérante

Lancement des P’ACTES Européens

22 décembre 2010

« Des Pactes Locaux aux P’Actes européens »

2010 s’achève : le Forum de lancement s’est tenu le 23 novembre à Bruxelles, dans le cadre de l’année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il a été accueilli par le Comité des Régions européennes.

Un collectif volontaire de personnes et d’organisations a préparé cette journée du 23 novembre. À cette occasion le lancement des P’ACTES a été annoncé, est parti de réalisations territoriales dont ses membres sont les promoteurs. Cette base de résultats, solide, est le socle sur lequel installer un dialogue avec les différents collèges d’acteurs concernés par l’approche territoriale d’une économie coopérante, notamment les Gouvernements régionaux et locaux, les entreprises, les chercheurs, les citoyens organisés sur une base territoriale etc.

Le collectif qui a préparé la Journée de Brussel a renouvelé et élargi la base « locale » de l’association des Pactes Locaux, introduit d’autres langues dans ses échanges, notamment sur la partie de l’Europe qui s’exprime en anglais, que ce soit la langue maternelle ou la langue véhiculaire européenne, plutôt qu’en français…. . Sa composition ouvre sur d’autres thématiques et de nouveaux réseaux, Il a acquis de la visibilité et ouvert une réflexion stimulante sur « le global dans le local ». Les Pactes Locaux vivent donc la fin d’un cycle qui a porté la charnière de «l’apprenant», depuis le local jusqu’à cette ouverture européenne.

La démarche, développée par des pairs, est maintenant reconnue par ces pairs.

Ils ont en commun d’organiser des réponses à des besoins essentiels : alimentation, emploi, développement économique local, financement, services, « vivre- ensemble », dans leur contexte. Ils inscrivent la participation et la solidarité dans le processus d’organisation avec des résultats concrets (chiffrés) d’une part, et immatériels (tangibles, visibles) d’autre part, sans gommer les obstacles.

Ils contribuent à la construction de l’avenir à différents niveaux :

dans leurs territoires de vie de chacun, aussi différents que les personnes elles-mêmes ;

en Europe où se situe leur appartenance démocratique, géographique et culturelle;

et en tant que citoyens du monde; comme un écosystème dans l’univers.

« Réunis pour une cause que nous défendons depuis longtemps, dont les solutions se trouvent au niveau local, mais doit oser inclure une dimension mondiale. Nous avons agi les uns et les autres, à des niveaux de gouvernance différents et en complémentarité, pour que chacun soit acteur de son développement. Du collectif d’acteurs que nous formons tous, à des degrés différents, cette journée conduit à la mise en place de l’acteur collectif qui sera porté par les P’ACTES Européens.

Aussi éloignés, géographiquement et parfois culturellement les uns des autres, nous avons réussi à faire un pas de plus dans la démarche de reconstruction d’un pacte économique et social à la hauteur des enjeux. En particulier nous avons tenu bon sur l’impérieuse nécessité de faire du citoyen la pierre angulaire de la réponse à ses besoins, bâtisseur et co-responsable de son avenir. Cela demande de la part des structures et des institutions une profonde remise en question. En tant que société civile organisée, nous sommes là pour en parler, trouver des réponses et des solutions. Comme le disent très bien les Québécois « la solidarité c’est les yeux dans les yeux pour une cause que nous défendons depuis longtemps, c’est une cause dont les solutions se trouvent au niveau local, mais qui doit oser inclure ». France Joubert, président des Pactes Locaux.

 

Les P’ACTES se proposent de devenir un espace de dialogue multi-niveaux en recherche des leviers démocratiques pour rendre l’idée et la pratique de pactes territoriaux, locaux et régionaux, compréhensibles et applicables à différents contextes.

La boîte à outils contient :

des fiches d’initiatives et des études de cas (mises à jour ou tout à fait nouvelles) dans un processus où les promoteurs de ces expériences en ont été, souvent, les rédacteurs.

des points d’avancement périodiques balisent le chemin depuis Lux’09 (avril 2009) jusqu’au texte d’engagement lancé publiquement au Comité des Régions le 23 novembre. Ces textes définissent les bases d’un plaidoyer.

la formalisation d’une démarche pour apprendre les uns des autres : le voyage apprenant est une offre qui peut se décliner et s’améliorer à l’usage pour outiller la mise en œuvre opérationnelle de la gouvernance intégrée à multi-niveaux, dans le cadre de pactes territoriaux, locaux ou régionaux. La carence de références adéquates pour mettre en œuvre cette gouvernance multi-niveaux est admise comme un frein pour mettre en place le troisième pilier du projet européen : la cohésion territoriale, adopté dans le nouveau Traité de Libonne. Un rapport à la DG Politique Régionale de la Commission Européenne fait le constat de « l’absence presque universelle d’investissement dans des mécanismes fiables et solides pour tirer parti des nouvelles méthodes de travail, exporter le savoir-faire acquis dans d’autres contextes géographiques et économiques, ainsi que dans d’autres pays » [1].

Des indicateurs de résultats quantitatifs existent, mais des indicateurs de qualité portant sur le comment changer de cap font encore défaut : satisfaction des besoins essentiels dans l’économie réelle; qualité du vivre ensemble; résilience; vitalité démocratique et culturelle; diminution de la dépendance énergétique, alimentaire ou financière exogènes. Le voyage apprenant, formalisé en 2009, est une approche « pédagogique » pour tous ceux se vivent comme des acteurs de- et dans - leurs territoires. Il permet d’apprendre les uns des autres « in situ », de débattre pour proposer ensemble, en meilleure connaissance des réalités, des ressources et es contraintes aussi bien sûr.

un nouveau cycle de voyages apprenants européen s’est engagé en juin 2010 à Mulhouse, accueilli par la Maison de la Citoyenneté Mondiale. Il s’est poursuivi en décembre 2010 à Linz en Autriche pour le transfert des groupements d’employeurs comme instrument de l’évolution des métiers et leur exercice en temps partagé, à l’initiative du réseau européen des PME. Le cycle se poursuit en février 2011 au Portugal, accueilli par l’Association In Loco.

un agenda citoyen structure une mise en mouvement de dimension intercontinentale entre acteurs volontaires :

un atelier Pactes Locaux programmé dans le congrès de fondation du RIPESS Europe, à Barcelone (8 au 10 septembre 2011);

une participation des P’ACTES, croisée avec celle du CERGE (Centre Européen de Ressources des Groupements d’Employeurs) dans le comité de parrainage du FIESS, pour le forum international qui aura lieu en octobre 2011 à Montréal sur le thème des relations entre société civile et pouvoirs publics; nous réfléchissons avec Yvon Poirier qui pilote l’atelier développement local, comment en faire l’occasion d’un voyage apprenant dans la Province de Québec qui est un modèle du genre;

un atelier des P’ACTES sur les avancées de l’approche territoriale d’une économie coopérante, à partir d’études de cas, lors de la rencontre intermédiaire du Forum Asiatique de l’Économie Solidaire de Kuala Lumpur, au début novembre 2011. Le thème de cette rencontre est : « Les entreprises sociales comme véhicule de transformation socio-économique des communautés ».

Contacts si vous souhaitez vous associer aux suites de la Journée

Président : France Joubert : 33 670 001 467 ; francejoubert@wanadoo.fr

Coordinatrice: Martine Theveniaut :334 686 99 288 ; martine.theveniaut4@orange.fr

Site d’accueil de la base de ressources documentaires en co - construction avec ALOE (Alliance pour une économie responsable, plurielle et solidaire): aloe.socioeco.org/page69-projet_fr.html (à la rubrique « des projets » : « Participation démocratique et ancrage territorial » en français, anglais, espagnol).

Fichiers associés:

  • Le Compte-rendu de la Journée de lancement du 23 novembre (fr)

  • Le texte de lancement des P’ACTES (fr, en)

  • Le déroulement de la Journée (fr;en)

  • Roger Winterhalter et Brigitte Carraz : Citoyenneté et solidarités avec ou sans argent : la Maison de la Citoyenneté Mondiale de Mulhouse.

  • Priscila Soares. Le Budget participatif : l’expérience de l’Association In Loco (Portugal)

  • Marie Devaud, directrice: Profession Sport Loisirs - Groupement d’employeurs Poitou-Charentes (France),

  • Liliane Da Silva, service développement territorial, Abilio Machado, service éducation citoyenne: La citoyenneté active par l’éducation et la participation : un moteur de l’économie solidaire : Objectif Plein Emploi, GD Luxembourg,

  • Heike Birkhölzer, directrice: BEST : Une Agence de services solidaires à Berlin (Allemagne) :

  • Karl Birkhölzer, économiste, Technologie-Netzwerk Berlin e.V. : Bilan des pratiques et potentialités de « pactes territoriaux » pour l’avenir :

  • Michael Lewis, BALTA, Alberta Social Economy Research Alliance, Canada : « Prendre le gouvernail là où nous vivons pour maintenir le cap sur le changement social, économique et écologique en période de turbulence »

  • Anna-Lisa Boni du FOGAR (Forum Global d’Associations de Régions): les Régions dans la mondialisation

  • Andrea Calori, président du réseau URGENCI agriculture : un domaine privilégié et vital pour transformer les modes d’action publics, les lois, la PAC (Politique Agricole Commune)

  • France Joubert, président du CERGE : Le dialogue social dans les territoires pour accompagner les conversions écologiques et sociales des entreprises, France Joubert, président du CERGE.

  • Mansour Diagne, Enda TM/ECOPOP, Coordonnateur du projet Budget Participatif, Sénégal : Budget participatif, décentralisation et démocratie locale,

  • Marc Garcet, secrétaire général de l’AIGS (Association Interrégionale de guidance et de santé), Province de Liège: De la cohésion sociale au niveau local à la politique européenne de cohésion,

  • Yvon Poirier, RCDÉC (Réseau Canadien de Développement Économique Communautaire) : Province du Québec : enseignements des relations entre le Gouvernement et les mouvements sociaux depuis 1996, : fr; en

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4 novembre 2010 - Vers des P’Actes européens : La promotion d’une économie territoriale coopérante.

pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

4 novembre 2010

Réunion accueillie par le Comité des Régions européennes.

Salle JDE 51, Bruxelles, 23 novembre 2010, de 9h 30 à 17h.

Cette journée est inscrite dans l’année de la lutte contre la pauvreté – l’exclusion économique – et l’exclusion sociale. Je suis particulièrement heureux de voir que nous serons tous réunis pour une cause que nous défendons depuis longtemps, une cause dont les solutions se trouvent au niveau local, mais qui doit oser inclure une dimension mondiale.

Nous avons agi les uns et les autres, à des niveaux de gouvernance différents et en complémentarité, pour que chacun soit acteur de son développement. Du collectif d’acteurs que nous formons tous, à des degrés différents, cette journée doit nous conduire à mettre en place l’acteur collectif qui sera porté par les P’ACTES Européens que nous installerons en fin de journée.

Programme et lettre d’invitation en français, anglais et en espagnol

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4 novembre 2010 - « Gouvernance des biens communs : pour une nouvelle approche des ressources naturelles », Elinor Ostrom

Fiche de lecture pour servir la perspective de Pacte Territorial Local

4 novembre 2010

La problématique qui occupe d’Elinor Ostrom n’est pas au centre – c’est le moins que l’on puisse dire – des préoccupations de la corporation des économistes de l’École de Chicago (au hit-parade des Nobel d’Economie !). Elle peut même passer pour marginale. En fait, sa réflexion progresse depuis les années 60 à commencer par sa thèse sur la gestion de l’eau en Californie du Sud (1963), les pêcheries côtières en Turquie, les systèmes d’irrigation en Espagne et aux Philippines, l’exploitation des forêts au Népal plus récemment.

En résumé, cet ouvrage montre, par des exemples de gestion des ressources en propriété commune, que le fonctionnement de l’action collective ne suit pas les hypothèses habituelles en économie (rationalité et information parfaite des acteurs). En effet, les acteurs, en situation réelle, font des choix plus appropriés en termes de gain collectif que les prédictions du choix rationnel. Cette situation s’explique par l’importance de l’interconnaissance qui permet un engagement mutuel, et par la capacité d’innovation ou d’adaptation des acteurs qui permet de faire évoluer les règles et d’augmenter le gain collectif.

Il aura fallu vingt ans la traduction française de cet ouvrage publié en 1990 : « Governing the Commons : The Evolution of Institutions for Collective Action », (Cambridge U. Press) ! … Alors que « nous étions des dizaines de praticiens et de chercheurs à ramer sur des questions auxquelles des réponses, plus ou moins complètes, existaient ailleurs !» écrit Bernard Garrigues, un ami de Lozère, sur son blog. La partie la plus visible des recherches d’EO s’inscrit dans un corpus immense de recherches menées aux Etats-Unis sur ce sujet, non diffusées en Europe.

La traduction fait suite à l’attribution, le 12 octobre 2009, du Nobel d’économie à Elinor Ostrom .

Quel parti des « praticiens en recherche » peuvent-ils tirer, aujourd’hui, de ce cadre de réflexion pour plaider un local relié et regagner en autonomie ?

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23 octobre 2010 - Journée Porte Voix / Communication Day

Lux’09 Point d’aboutissement… et point de départ

23 octobre 2010

Pour la plateforme de travail européenne animée par les Pactes Locaux, le Forum LUX’09 d’avril 2009 a été le point d’aboutissement de deux ans de préparation de l’Atelier 7 : démarche de visites de territoires régionaux et processus d’intelligence collective. Son thème portait sur une thématique transversale : « la participation démocratique et l’ancrage territorial pour une autre économie

« La gravité de la crise est une occasion de réviser les fondamentaux de l’économie en la reconnectant avec les autres dimensions (sociale, environnementale…) à un niveau pertinent :

le territoire, avec la personne comme point de départ central de l’analyse et de l’action.

La vision holistique est possible à ce niveau » (conclusions e l’atelier 7).

Cette démarche n’est donc pas seulement un aboutissement. C’est aussi un point de départ.

L’objectif aujourd’hui est de consolider des espaces publics de débat, d’analyses d’expériences et d’action, entre des personnes et des territoires mobilisés pour la préparation de LUX’09.

Comment ? … Avec 3 entrées

1 - National et européen : « Journée Porte Voix » le premier décembre 2009, à Poitiers.

Titre :« La société civile dans le développement des territoires :

penser, s’organiser et produire ensemble » ….

pour « réinvestir » réflexions et propositions issues du Forum Lux’09 et de l’Atelier 7 dans les débats actuels,

• notamment en amont des élections régionales françaises de mars 2010

• dans le contexte du projet de cohésion territoriale de l’Union européenne

• et dans les perspectives tracées par le livre blanc du Comité des Régions sur la gouvernance à mulitiniveaux (consultation en cours jusqu’en novembre).

2- Régional et local : L’installation concrète de convergences volontaires entre des « bases territoriales » qui veulent s’adosser pour contribuer à la construction de l’avenir.

• Par une fonction de veille et de valorisation commune des avancées des uns et des autres, dans leurs différents contextes, un partage des analyses et des formes vécues de la crise actuelle pour mieux la surmonter.

• Par des chantiers d’approfondissement pour continuer des apprentissages mutuels sur des thématiques où des percées sont en cours ou réalisées : rencontres « regards croisés », voyages apprenants (ou Learning Jorney).

• Par l’installation de relations d’entraide à distance, sous forme de jumelages solidaires, entre acteurs de territoire, de diverses régions et pays.

• Par un appel à des territoires volontaires pour expérimenter le changement d’échelles et tester concrètement, ensemble, de nouveaux agencements institutionnels concrets, apportant des réponses à la crise.

3- International : premiers pas pour donner suite aux conclusions adoptées le 25 avril, lors du Forum Lux’09.

Un forum internet, ouvert en juillet 2009 en trois langues : français, anglais et espagnol, à l’adresse suivante atelier7-w7tf@socioeco.org

À l’initiative de :

· l’Asian Alliance for Solidarity Economy (AA4SE) (www.aa4se.org), partenaire principal de la 5e rencontre de la Globalisation de la solidarité en Asie en 2013,

· les Pactes Locaux ont accepté la responsabilité de mettre en œuvre le consensus qui s’est dégagé de l’Atelier 7, avec le soutien de la FPH.

Ouvert jusqu’à la fin du mois d’octobre 2009, ce Forum est aussi le point de départ d’un processus de travail collectif international dont le but est de rassembler des témoignages et des personnes-ressources volontaires, de différents continents, pour s’associer au programme de travail du W7TF (Workshop 7 Task Force), de 2010 à 2013.

L’approche territoriale des initiatives locales ou régionales est placée au niveau d’importance le plus haut, pour équilibrer ou compléter les approches thématiques (ou filières). Car les territoires sont en train de devenir un acteur incontournable de l’organisation des solidarités. Cette façon de penser n’étant pas encore usuelle, la méthode adoptée est une politique de la preuve : Illustrer et obtenir un effet de collection, programmer des voyages apprenants et débattre de façon à faire des propositions, sur la base d’un diagnostic partagé. C’est un préalable :

· pour convaincre de la capacité de l’économie solidaire à devenir une composante durable et alternative au capitalisme néolibéral, dans l’économie générale

· pour porter ensemble des stratégies de changement à la mesure des défis d’une mondialisation plus responsable.

Contact pour plus d’information, une invitation à la Journée Porte Voix, contribuer au Forum internet :

France Joubert : francejoubert@wanadoo.fr Tel : 33 670 001 467

Ou Martine Theveniaut, déléguée générale : martine.theveniaut4@orange.fr

Tél/Fax siège de l’association Pactes Locaux : 00 33 468 699 288

ENGLISH

…Some ideas for post-LUX’09 perspectives.

April 2009 : LUX’09 was the culmination of two years of preparation for Workshop 7. The theme was: « Democratic participation and anchoring the other economy at territorial level. » Workshop 7 was prepared by regional territorial visits and used a «collective intelligence» process over a 2 year period. This was part of an EU work platform, hosted by the French network Pactes Locaux, a collective that has existed since 1998 (www.pactes-locaux.org).

« The severity of the crisis is an opportunity to review the fundamentals of the economy by reconnecting it with the other dimensions (social, environmental …) at an appropriate level: the territory, and placing the individual as a central starting point for analysis and action. A holistic view is possible at this level

(conclusions of the Workshop 7)

This is not the end but a new beginning for moving forward.

The objective is to consolidate spaces that link discussion to action, and that developed or mobilised on the road to LUX’09.

1_ National and European : " Communication Day « , 1st December 2009, in Poitiers.

Title: « Civil society in developing territories : thinking, organising and producing together »

Haw to :

• « re-adapt » ideas and suggestions from the Lux’09 Forum and Workshop 7 to the current situation

• develop our approach the French Regional elections in March 2010

• progress in the context of the EU Territorial Cohesion Project

• include the prospects outlined in the White Paper of the Committee of the Regions on multilevel governance (current consultation until November).

 

2- Regional and local.

  •  

This can be achieved by :

• developing concrete ways and means of implementing the proposed improvements

• developing relationships based on exchange and mutual support, both formal and informal

• the twinning of actors in different territories, partnership programmes, and monitoring.

• It also aims to showcase progress made and across-the-board links that exist between various themes, and experiments. It hopes to do this on a greater scale, and highlight the new institutional approaches that were pinpointed in the preparatory phase.

 

3- International level :

Territorial grounding is a fully-fledged line for preparing the Asian Solidarity Economy Forum that will take place in November 2009 and also for the International Forum for the Globalisation of Solidarity scheduled for 2013.

This forum is an initiative of:

• the Asian Alliance for Solidarity Economy (AA4SE) (www.aa4se.org), the principal partner of the 5th Forum of the Globalization of Solidarity in Asia in 2013,

• the Pactes Locaux (France) (www.pactes-locaux.org) this collective has accepted the responsibility for implementing the consensus reached in Workshop 7, with the support of the FPH.

The Forum is the first step to implementing the conclusions adopted in Luxembourg on 25th April 2009, at the Lux’09 Forum. It is also the starting point of a process of collective work, that aims to gather evidence and volunteer resource persons on all continents interested in taking part in the work program of the W7TF, for 2010 to 2013.

The territorial approach to local or regional initiatives is given the highest importance in order to balance or supplement the thematic (or sectorial) approaches. Territories are becoming a major player in the organization of solidarity. As this way of thinking is still not common, the approach is one of demonstrating what exists: illustrating, discussing how best to make proposals on the basis of an audit. This is a prerequisite to:

· convincing people that solidarity economy is able to become a sustainable alternative to neoliberal capitalism in general

· jointly engaging in strategies for change to face the challenges of responsible globalization.

The on-line Forum is open from August to the end of October 2009, andhopes to pursue the identification of regional achievements to obtain « an aggregative effect ». It also hopes to prorgamme « learning journeys » to various continents to demonstrate the effectiveness of this approach and to draw lessons in methodology and strategy for 2013.

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9 septembre 2010 - Coopération avec ALOE, rubrique étude de cas

Un ensemble coordonné de ressources documentaires Inscrit dans le calendrier 2010 – 2011 de l’activité des Pactes Locaux.

9 septembre 2010

Elle expérimente une forme de collecte ciblée pour servir l’organisation territoriale des solidarités comme proposition sociale et comme mode d’action.

Elle réunit :

• des fiches initiatives (FI) illustrations d’expériences avec leurs documents associés, ainsi que des études de cas (EC) plus approfondies. Toutes ne sont pas documentées ou présentées au même degré. Tous ceux qui sont le producteurs de FI ou EC et qui souhaitent les compléter, les modifier, bref les mettre à jour peuvent nous contacter. Cette rubrique teste un prototype de Fiches initiatives, adaptée du format DPH, rodé par son usage depuis 2005 pour le site du BASE Sud Audois (voir rubrique 2 ci-dessous )

• des analyses et les propositions (AP) synthèses de débats et textes de réflexions/action qui nourrissent la politique de la preuve par l’exemple, l’outillage et la mise en mouvement des acteurs.

• dans les langues de leur producteur, parfois disponible en plusieurs langues.

Elle est subdivisée en:

1. Intercontinental dans la perspective : « En route vers Manille 2013 ».à partir des contributions à l’atelier 7 (LUX’09), du Forum internet qui l’a suivi comme premier pas de mise en œuvre du consensus issu de l’atelier 7 à l’occasion du Forum Asiatique de l’Economie Solidaire (Tokyo, novembre 2009) ou extrait du Bulletin International de Développement Local Durable (8ème année d’édition en 3 ou 4 langues, bénévole).

2. Europe pour la préparation de la Journée du 23 novembre 2010 : Jalon vers des « P’Actes Européens ».

à partir des acquis antérieurs des Pactes Locaux (depuis 1998), et plus récemment de la démarche de mutualisation 2007-2009, pour préparer LUX’09 et s’inscrire dans le projet européen de cohésion territoriale, avec la Gouvernance Multi-Niveaux, comme moyen d’action à expérimenter et documenter pour que la société civile en soit l’un des piliers.

3. Les Voyages Apprenants (VA) sont l’objet d’une rubrique en soi pour montrer ce que produit un processus d’apprentissage « in situ », structuré à partir de l’expérience : illustrer – débattre – proposer. La rubrique fait connaître les suites de la réalisation et des impacts éventuels d’un VA chaque fois que l’occasion d’une mise à jour se présente : localement pour le territoire accueillant d’une part, montée en généralité, mainstream d’autre part.

Mais d’autres expériences existent, sous de multiples formes, adaptées aux objectifs d’apprentissage les uns des autres …car voyager pour apprendre est une pratique vieille comme le monde, à redécouvrir aujourd’hui.

4. Analyses et propositions : « Énoncer, et non dénoncer » pour transformer la vision et ouvrir sur des perspectives concrètes d’action collective. De façon plurielle, les visions privilégiées dans cette rubrique sont celles qui sont apprises à l’expérience, car c’est bien souvent le chaînon manquant entre les théories et les méthodes d’applications dans les régulations.

5. Mise en mouvement : « des collectifs d’acteurs vers l’acteur collectif » : à partir des relations entretenues (ou à installer) avec d’autres collectifs d’acteurs qui agissent dans une perspective similaire ou voisine

(en français, anglais et espagnol)

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25 juillet 2010 - Voyage Apprenant à la Maison de la Citoyenneté Mondiale de Mulhouse,22 et 23 juin 2010

Dans le cadre de la préparation de la Journée européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

25 juillet 2010

La Maison de la Citoyenneté Mondiale est inaugurée le 19 avril 2002. 
C’est « un lieu qui 
favorise l’expression, libère les énergies, contribue à l’émergence d’un nouvel imaginaire collectif. Son activité repose sur quatre orientations principales : l’Action Citoyenne, 
la Société Multiculturelle, les Solidarités Internationales et l’économie Solidaire.

En 2009/2010, la MCM, avec ses partenaires suisses et allemands, a beaucoup investi dans les grands évènements, principalement la marche des chômeurs. « Des chômeurs et des personnes en situation de précarité, venant des régions d’Alsace, Bade Wurtemberg et Bâle ont décidé de la création d’un réseau transfrontalier de transformation sociale et économique ».

Accueillants et invités européens qui préparent la journée du 23 novembre 2010 à Bruxelles, au Comité des Régions européennes, ont précisé leurs objectifs et se sont donné un calendrier de préparatifs.

Titre de la journée : « la promotion d’une économie territoriale et coopérante, pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale ».

Vous trouverez en fichier attaché:

1. La fiche d’initiative qui présente la Maison de la Citoyenneté mondiale, faisant suite à ce premier voyage apprenant 2010

2. avec les 2 power-points présentés le 22 juin par Thomas Dreyfus : Eclose, Eco-Logis solidaire; Enrichissons-nous : Actions et expériences

3. ainsi que le power-point présenté par Andrea Calori : “Community support_to “food-related economy” : Issues about the local/global and institutional dimension”

4. le power-point présentant la démarche des P’Actes, auquel ce Voyage Apprenant contribuera .

5. La fiche d’initiative qui synthétise la contribution de l’APFP (Association pour la promotion et la fédération des Pays), membre du comité d’organisation excusé aux Rencontres de Mulhouse, associé à la Journée de novembre. Elle est préparée par Michael Restier, chargé de mission. Accompagnée de 2 études : une qui vient de sortir- “Pays, intercommunalités et communes : Eléments pour une prospective sur les Pays (juin 2010)” et une autre, plus ancienne ; « Conseils de Développement de Pays : Modalités de travail et implication des Entreprises » de décembre 2007.

6. L’article consacré par le Journal Luxembourgeois à la rencontre de Mulhouse.

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29 mai 2010 - Coopération avec ALOE pour le suivi des activités en 2010-2011

Site internet

29 mai 2010

Pactes Locaux : « L’expérience forme et prend forme » : Perspectives 2010-2011

Les Pactes Locaux sont un collectif d’acteurs qui a su mobiliser sur un objectif, au-delà de ce que chacun fait. Ils ont produit une contribution originale au débat français et européen, en partant de leur expérience et de réalisations territoriales probantes qui répondent à des problèmes clé d’aujourd’hui. C’est installé. C’est une pierre qui permet de proposer le Voyage Apprenant comme un outil pour apprendre les uns des autres, dans différents contextes - une horizontalité en pratique, au service du passage des générations, de la compréhension des enjeux, aussi bien que de la conduite d’action des responsables territoriaux. La Journée du 1ier décembre à Poitiers a bouclé la boucle Lux’09. Elle vérifie que ces projets rencontrent l’intérêt des territoires.

Le bilan de Lux’09 est un levier pour la suite. Les Pactes Locaux sont un collectif accueillant et modeste. C’est un carrefour qui ne porte pas la parole d’une organisation. Il a gagné en reconnaissance au-delà de ce qu’il représente comme « bataillons » ! Il reste le fait d’une petite équipe, soudée par ses apprentissages et sa volonté, en tant que société civile, de prendre ses responsabilités et de transformer le système.

Les Pactes Locaux vont continuer à porter la proposition dans le projet européen de cohésion territoriale sur les thématiques et dans les territoires volontaires pour mener une politique de la preuve par l’exemple à partir des réalités et de l’expertise d’usage. Illustrer, débattre et proposer montre que de nouvelles organisations des solidarités sont possibles et indiquent des conditions auxquelles elles sont une des issues possibles, de portée générale, à la crise actuelle.

L’Europe a perdu 8,5 millions d’emplois depuis 2008. Un million de personnes arrivent en fin de droits en 2010 en France. L’exclusion devient la règle. Les institutions mettent à mal les acteurs de terrain. C’est de plus en plus difficile.

Les Pactes Locaux n’y arriveront pas seuls. Comment continuer la route ensemble dans l’autonomie de chacun, servant l’un à l’autre et servant l’intérêt général ? Apprendre à devenir partenaire, c’est se conforter mutuellement dans la légitimité et produire ensemble.

« Au fond, faire pacte… c’est se déclarer capables, collectivement, …c’est s’organiser pour trouver des réponses aux besoins que l’on rencontre. Ensuite, c’est réaliser que l’union fait la force et s’engager dans l’action. Finalement, les Pactes Locaux préfigurent une forme de travail collectif pour la société actuelle et future. »

Président : France Joubert : 33 670 001 467 ; francejoubert@wanadoo.fr 
Déléguée générale : Martine Theveniaut : 334 686 99 288 ; martine.theveniaut4@orange.fr 
Adresse siège : 5 rue de Cadène F – 11580 Alet les Bains.

Aloe (aloe.socioeco.org/) accueille le projet de « Participation démocratique et ancrage territorial » des Pactes Locaux depuis 2009 et va développer cette coopération en 2010-2011. 
Ensemble, ils vous invitent à vous associer à ces activités.

Cette thématique rentre dans l’un de ses axes de travail d’ALOE : Alternatives et innovations solidaires porteuses de transformations socio-économiques. 
Cela croise l’un de ses propres projets : le suivi de son Appel à propositions 2009-2010, un certain nombre des partenaires étant associés, notamment asiatiques, dans le cadre de la préparation de la V° Rencontre intercontinentale du RIPESS qui doit se tenir à Manille en 2013.

PRÉSENTATION DES DEUX VOLETS DE L’ACTIVITÉ 2010

Ce projet se subdivise en deux volets (détaillés dans chacune des sous-rubriques) :

Premier volet : Territoire et solidarité.

Vers des références communes : documenter l’approche territoriale de l’organisation des solidarités (suites LUX-09 Atelier 7)

Ce volet d’activité s’inscrit dans les calendriers d’action - international et européen - pour engager une politique de la preuve pas l’exemple.

Cette rubrique rassemble des expériences et des « études de cas ». Vous êtes invités à y contribuer sur un format-type que vous trouverez ci-joint (en trois langues)

Deuxième volet : « Des Pactes Locaux aux P’Actes européens »,

Préparation d’un Forum de lancement dans le cadre de l’année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le 23 novembre à Bruxelles.

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Pactes Locaux: “The experience forms and takes form” : Perspectives for 2010-2011

The Pactes Locaux are a collective of actors who mobilise on a voluntary basis around specific objectives. They have provided original input to both French and European debate, based on the experience and local success stories of meeting some of today’s key challenges. This contribution has now been duly recognised. It is an element that allows the members to propose the “learning journey” approach as a tool for learning from each other in a variety of contexts. It is a horizontal practice that helps create bridges between generations and understanding of stakes as well as developing responsible territorial actions. The meeting that was held on December 1st in Poitiers (France) ended the Lux’09 cycle. It also helped confirm that our projects resonate with other territories.

The positive evaluation of Lux’09 provides a lever for the future. The Pactes Locaux are a small, open collective. They are not party-political affiliated or members of any institutional organisation. Their recognition reaches beyond what they represent in terms of membership. They remain a small dedicated team, united by what they have learned and their willpower and responsibility - as civil society – to change the system.

The Pactes Locaux intend continuing their work on European territorial cohesion. They hope to work on themes and in areas where their members and associate partners and those interested in taking part in the future, can work together. They hope to do this by demonstrating how reality and the expertise gained from practical know-how can help to illustrate, discuss and propose new ways of organising solidarity that can have a considerable impact and help open doors to solutions to the current crisis.

8.5 million jobs have been lost in Europe since 2008. In France, 1 million people in France will lose their job-seekers allowances in 2010. Exclusion is become the rule rather than the exception. The institutions are not supporting those actors involved in hands-on work. Things are increasingly difficult.

The Pactes Locaux will not succeed on their own. The question is how to preserve our individual freedom, while supporting each other and serving the interest of all?

Learning to work as partners involves a legitimate confrontation of ideas and genuinely working together.

This means being realistic and taking stock, the better to position the collective. The members of the collective have decided to: « Ultimately, making a pact…is a declaration of collective ability to do things…it involves organising to find solutions to needs. It is also realising that united we stand in strength when we undertake an action. Finally the Pactes Locaux are the premises of a collective approach to work for today’s and tomorrow’s society ».

President : France Joubert: 33 670 001 467; francejoubert@wanadoo.fr General Secretary: Martine Theveniaut: 33 468 699 288; martine.theveniaut4@orange.fr Headquarters: 5 rue de Cadène F – 11580 Alet les Bains Site: pactes-locaux.org

Aloe (aloe.socioeco.org/) has welcomed the project « Democratic participation and territorial anchorage» of the Pactes Locaux since 2009 and will develop this cooperation in 2010-2011. Together, we are inviting you to be part of these activities. This thematic refers to one of ALOE work domains : Alternatives and innovations based on solidarity and giving rise to socio-economic change. It crosses one of its own projects : the follow-up of its Call for Proposals 2009-2010, that associated a number of partners, especially Asian, in the framework of the preparation of the 5th Intercontinental Meeting of RIPESS that will be held in Manila in 2013.

PRESENTATION OF THE ACTIVITY SEQUENCES 2010

This project is divided in two sections :

First section : Territory and solidarity

Towards common references : documenting the territorial approach of the organization of solidarities (follow-up of LUX’09 Workshop 7) This section is part of the – international and European - action agenda to initiate a policy of proof through example.

This section gathers experiences and « case-studies». You are invited to contribute filling the attached form (in three languages)

Second section : « From Pactes Locaux towards European P’Actes »,

Preparation of a launching forum in the framework of the European year 2010 of the Fight against the poverty and social exclusion, on November 23 in Brussels.

29 mai 2010 - Des Pactes Locaux aux P’Actes européens - 23 novembre à Bruxelles

contribution à l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

29 mai 2010

Des Pactes Locaux aux P’Actes européens - 23 novembre à Bruxelles

L’année 2010 est une année charnière pour l’Union Européenne. Traité, Parlement, Président du Conseil, Commission Européenne pour un mandat jusqu’en 2014, stratégie UE 2020, Comité des Régions sur la gouvernance multi niveaux… l’Europe joue son avenir dans un contexte complètement renouvelé. C’est « un moment de transformation »…

2010 est aussi pour l’Europe, l’année de la lutte contre l’exclusion et la pauvreté. Il faut reconnaître cela comme un signe fort et apporter notre pierre à cette maison Europe, qui a bien du mal à se construire et à se consolider dans un monde qui n’est plus complètement ajusté à sa culture, son économie et ses valeurs.

Apporter notre contribution, en commençant par prendre en compte les plus faibles et les plus éloignés, pour construire, avec eux, une Europe plus fraternelle, gouvernée économiquement et socialement, avec ses citoyens, ouverte sur le monde, est d’une impérieuse nécessité.

Les Pactes Locaux vous proposent d’échanger et de faire grandir les relations entre tous ceux et celles qui souhaitent construire les solidarités territoriales, les élargir, plutôt horizontalement que verticalement, bâtir, au-delà de cette seule année 2010, une gouvernance qui fasse de la cohésion sociale le moteur économique d’une Europe qui se découvre un nouvel avenir.

En quoi notre parcours nous amène-t-il à vous proposer cet échange et cette rencontre?

Le collectif de personnes-ressources et d’organisations Pactes Locaux fonctionne depuis 1998. À partir de 2007, il engage une démarche de mutualisation d’expériences territoriales positives, dans le cadre d’une plateforme européenne. Celle-ci a pris un rôle actif dans le comité de pilotage de la IV° rencontre du RIPESS (Réseau Intercontinental de Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire) au Luxembourg, en avril 2009.

En deux ans, à l’invitation de territoires volontaires, nous avons examiné « in situ » les thèmes : travail et emploi en Poitou-Charentes, tourisme responsable en Auvergne, développement local et économie solidaire au Luxembourg, cohésion sociale et bien-être de tous à Fontenay-sous-bois en Ile de France, solidarités rural-urbain dans le pays de St Omer en Nord Pas de Calais.

Le 1er décembre 2009, sur la base des résultats de notre animation de l’atelier 7 (participation démocratique et ancrage territorial) lors du Forum Lux’09, nous avons organisé, à Poitiers, un forum : « La société civile dans le développement des territoires : penser, s’organiser et produire ensemble ». Le Comité des Régions, le Conseil Economique Social et Environnemental, ont soutenu et participé à cette rencontre.

Nous allons prolonger en Europe la démarche et le travail réalisés dans ces 4 régions Françaises et au Luxembourg. Et pour commencer, ce que nous appelons maintenant le « Voyage Apprenant », nous souhaitons repartir sur les bases qui ont motivé notre engagement, engagement qui rejoint le vôtre, la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

Nous ne pouvons pas le faire seul. En élargissant les partenariats déjà réunis, nous pensons que le travail collectif servira à toutes les organisations et personnes qui veulent y participer. Il n’est donc pas question de fédérer, d’unifier…chacun garde sa spécificité et sa légitimité.

Nous voulons faire de cette journée un moment d’espoir pour tous.

La Fondation pour le progrès pour l’homme (FPH) soutient ce programme, avec comme perspective la préparation de la 5ème rencontre de l’économie solidaire du RIPESS en Asie en 2013. Le poète Portugais TORGA définissait l’universel comme étant « le local moins les murs » ! Nous sommes persuadés que nous pouvons, « solidaire les yeux dans les yeux », réussir ce pari.

France Joubert , Président des Pactes Locaux.

 

………………………………………………….

 

From Pactes Locaux to European P’Actes 23rd November 2010, Bruxelles,

2010, a key year for the European Union. The Lisbon Treaty, Parliamentary elections, a new President, the European Commission mandate to 2014, European Strategy 2020, the Committee of the Regions on multi-level governance… The future of Europe is being played out in a completely new context.

2010 is also the European year of the Fight against Poverty and Social Exclusion. We should recognise this as an important signal, and contribute to building Europe. Today’s Europe is at odds with a world that is no longer totally adapted to European culture, economy or values.

It is essential to take the weakest and most marginalised members of our community into account, and we wish to contribute to jointly building a Europe that is based on fraternity, and governed both economically and socially by the citizens and open to the world.

The Pactes Locaux invite you to exchange ideas and develop relationships between all those who are interested in building and extending solidarity at territorial level. The aim is to construct on a horizontal rather than vertical basis, reaching beyond 2010 to develop forms of governance that will allow social cohesion to become the economic means of building a new future for Europe.

What has led us to propose this forum? The collective of people and organisations involved in the Pactes Locaux have been working together since 1998. In 2007 they began to mutualise the territorial experiments that had produced positive results, through a European platform. This structure played an active role in the steering committee of the 4th Meeting for the Globalisation of Solidarity of the RIPESS (Réseau Intercontinental de Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire) that took place in Luxemburg Forum in April 2009.

Over a 2-year period, together with the territories that volunteered, we examined the following themes “in situ”: Work and employment in Poitou-Charentes, responsible tourism in Auvergne, local development and solidarity economy in Luxemburg, social cohesion and well-being for all in Fontenay-sous-Bois in the Paris region, rural-urban solidarity in the St. Omer area in Nord Pas de Calais.

On December 1st 2009, based on the results of Workshop 7 (Democratic participation and territorial anchoring) of Lux’09, we organised a Forum in Poitiers called: “Civil Society’s role in territorial development: designing, organising and producing together”. The Committee of the Regions, the Economic Social and Environmental Council supported and participated in this meeting.

We intend to extend our experience and achievements in France and Luxemburg to European level. We hope to continue what we now call the “Learning Journey”, based on our commitment, one we hope we share, to fight against poverty and exclusion.

We cannot achieve this alone. By extending our existing partnerships, we believe that this collective work will help all those organisations and people willing to commit to the process. We are not talking about a federation or a union…all those who take part will retain their own identity, their specificity and their legitimacy.

We hope this day will kindle a light of hope for us all.

The Foundation for the Progress of Humankind is supporting this programme, with a view to preparing for the 5th RIPESS Meeting scheduled to take place in Manila in Asia in 2013. The Portuguese poet, Torga defined the universal as being “the local with no walls”!

We are convinced that we can achieve solidarity “hand-in-hand”, and rise to the challenge.

France Joubert , President of the Pactes Locaux.

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1 février 2010 - Journée Porte Voix / Communication Day

Remise en débat des conclusions, 1ier décembre 2009 à Poitiers

1 février 2010

« Une société civile qui pense, s’organise et produit ensemble » présente son bilan, invite au débat et fait des propositions.

Première proposition : Emprunter la voie méthodologique est une perspective concrète et positive pour remplacer des principes de décision obsolètes qui entretiennent des situations défensives et autobloquantes. Explorons-la !

C’est l’une des conclusions majeures des travaux réalisés par les Pactes Locaux : Mieux vaut « partir des acteurs de terrain et de la réalité concrète, des besoins, des aspirations et des ressources humaines d’inventivité plutôt que de partir des institutions, des logiques de pouvoir et des visions fragmentées et orientées » pour…remette l’économie dans le bon sens et à sa juste place.

Deuxième proposition  : Inventons la représentativité des nouveaux acteurs sociaux collectifs pour

  • ne pas se priver de leur contribution dans les réponses aux problèmes qui les concernent

  • prendre ses responsabilités.

Troisième proposition : Apprendre à coopérer, c’est assumer sa part des responsabilités dans la transformation des systèmes.

Dispositif de travail 2010-2011 proposé l’après-midi dans le cadre de chantiers d’approfondissement :

  • France Joubert : 33 670 001 467 ; francejoubert@wanadoo.fr

Emplois et activités, dialogue social territorial : Quelles alliances dans /entre les territoires ?

  • Alain Laurent : 33 561 624 683 ; beira.cfp@wanadoo.fr

Tourismes et territoires responsables : Quelles convergences ?

  • Bruno Racine : 33 670 160 489 ; brunoracine@free.fr

La cohésion territoriale, quelle gouvernance ?

  • Martine Theveniaut : 334 686 99 288 ; martine.theveniaut4@orange.fr

Solidarités et territoire, processus international« En route vers Manille 2013 ».

  • Peter Wollny : 33 468 318 729 ; pw@base-sur-audois.fr

Les TIC - vecteur de la démocratie et des initiatives dans les projets collectifs de territoire

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1 février 2010 - Bilan et perspectives

Assemblée générale des Pactes Locaux - 20 janvier 2010

1 février 2010

Les Pactes Locaux sont un collectif d’acteurs depuis 1998, constitué en association en 2005. Ils animent une démarche ouverte de capitalisation sur le thème transversal de « la participation démocratique et l’ancrage territorial » entre 2007 et 2009. Cette action préparait le Forum international « Lux’09 » à l’occasion de la IV° rencontre de globalisation de la solidarité du RIPESS , organisée au Luxembourg par l’Institut Européen pour l’Economie Solidaire.

Entre 2007 et 2009, les Pactes Locaux ont su mobiliser sur un objectif, au-delà de ce que chacun fait, sans être payé pour le faire. Ils apportent une contribution originale au débat français et européen, en partant de leur expérience et de réalisations territoriales probantes qui répondent à des problèmes clé d’aujourd’hui. Ils organisent 5 rencontres régionales, animées dans le cadre d’une plateforme de travail européenne. Des praticiens–experts exposent les résultats d’expérimentations consolidées sur 5 thématiques articulées avec l’approche territoriale : travail, emploi en Poitou-Charentes ; tourisme responsable en Auvergne; développement local et économie solidaire au Luxembourg ; cohésion sociale et bien-être de tous en milieu urbain à Fontenay-sous-Bois ; solidarité rural/urbain et économie associée dans la métropolisation en Nord-Pas-de-Calais.

C’est installé. C’est une pierre qui permet de proposer « le voyage apprenant » comme un outil pour apprendre les uns des autres, dans différents contextes - une horizontalité en pratique - au service du passage de relais aux nouvelles générations, de la compréhension par soi-même des enjeux, ainsi que de la conduite d’action des responsables territoriaux. La Journée du 1ier décembre à Poitiers a bouclé la boucle Lux’09. Elle vérifie que nos projets rencontrent de l’intérêt dans d’autres territoires.

Ce processus a servi, de façon conjointe, les finalités :

  • du Forum Lux’09 (transversalité et internationalisation de l’atelier 7)

  • de la FPH (diffusion/discussion de la nouvelle approche de l’économie, territoire acteur, agencements institutionnels),

  • de ses membres et de ses partenaires associés.

  • L’ancrage territorial de l’économie solidaire est repris par les animateurs de la dynamique Asie 2013 qui nous comptent parmi leurs partenaires.

Le bilan de Lux’09 est un levier pour la suite. Les Pactes Locaux sont un collectif accueillant et modeste. C’est un carrefour qui ne porte pas la parole d’une organisation. Ils ont gagné en reconnaissance au-delà de ce qu’ils représentent comme « bataillons » ! C’est le fait d’une petite équipe, soudée par ses apprentissages et sa volonté, en tant que société civile, de prendre ses responsabilités et de transformer le système.

Les Pactes Locaux vont continuer en portant la proposition dans le projet européen de cohésion territoriale, sur les thématiques et dans les territoires où ses membres, ses partenaires associés et d’autres à venir, ont la volonté de contribuer à une politique de la preuve : partir des réalités et de l’expertise d’usage, illustrer, débattre et proposer comment de nouvelles formes d’organisations des solidarités sont possibles, et à quelles conditions elles peuvent être une des issues, de portée générale, à la crise actuelle.

L’Europe a perdu 8,5 millions d’emplois depuis 2008. Un million de personnes arrivent en fin de droits en 2010 en France. L’exclusion devient la règle. Les institutions mettent à mal les acteurs de terrain. C’est de plus en plus difficile. Les Pactes Locaux n’y arriveront pas seuls. Comment continuer la route ensemble dans l’autonomie de chacun, servant l’un à l’autre et servant l’intérêt général ? Apprendre à devenir partenaire, c’est se conforter mutuellement dans la légitimité et produire ensemble. Pour cela, il faut être réaliste et tenir compte de ses forces pour se positionner.

Les membres ont décidé d’appliquer les leurs à :

  • poursuivre leurs engagements au contact des évolutions dans les territoires et dans les réseaux de sens où ils sont présents;

  • s’appuyer mutuellement autour du calendrier de leurs activités respectives, prioritairement dans les chantiers d’approfondissement qu’ils animent ;

  • promouvoir à différentes échelles « le voyage apprenant » comme un dispositif de prise de conscience, d’apprentissage de la coopération et de rapprochement entre acteurs de territoire ;

  • cibler plus particulièrement les élus des collectivités : futurs conseillers territoriaux, élus intercommunaux, responsables dans les dispositifs composites (Pays, Agendas 21, réseaux sociaux…). Le contexte actuel traduit le retour du territoire, fondamental pour le développement durable, l’emploi, la paix, etc., mais il souligne le déficit cruel en capacités d’assumer des fonctions d’accompagnement et d’ensemblier du - et - dans le système (et non pas en surplomb, « hors sol » ou à la marge). C’est vrai dans tous les milieux (économiques, politiques ou alternatifs). Ce chaînon manquant, aux interfaces entre filières et entre échelles, est à inventer pour s’entendre et mettre en oeuvre, de façon contractuelle et opérationnelle, les recompositions territoriales indispensables.

  • être activement partenaire du calendrier d’activité de la FPH, du RIPESS Europe et des réseaux de territoire à l’échelle française et européenne.

  • poursuivre la mise en œuvre du consensus de l’Atelier 7 « Participation démocratique et ancrage territorial » (du Forum Lux’09) en Europe, dans la préparation du Forum asiatique de l’économie solidaire de Kuala-Lumpur 2011 et « En route vers Manille 2013 » (V° Rencontre internationale du RIPESS).

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30 novembre 2009 - Préparation du Forum Asiatique de l’Economie Solidaire

Tokyo, novembre 2009

30 novembre 2009

Synthèse Forum internet pour la préparation de l’intervention au Forum asiatique de l’économie solidaire, Tokyo, novembre 2009.

« The individual, the collective, and the emergence of leaders »:

What I find remarkable in the various examples is that there is no separation between the individual involved, the collective and the territory in which they emerge.

« L’individu, le collectif, et le terreau : Ce que je trouve remarquable dans les différents exemples, c’est qu’on ne fait pas de dissociation entre l’individu engagé, le collectif et le territoire porteur. Réencastrer l’économique et le social et réencastrer l’économique dans le territoire sont deux principes indissociables.

El individuo, el colectivo, el terruño.

Lo que encuentro notable en los distintos ejemplos, es que no hay disociación entre el individuo comprometido, el colectivo y el terruño que lo impulsa.

The expression of practitioners on their own practices as a way of recognition :We should further develop the approach of giving voice to the actors engaged in a territory to scale up, while retaining the original values of the struggle. The practices must be adapted to the environment while keeping in step with the values. How to move forward in assessing the overall performance of the initiatives remains a big question.

L’expression des praticiens sur leurs propres pratiques est une voie de connaissance : Il faudrait davantage développer ce type de capitalisation par la parole des acteurs engagés sur un territoire pour changer d’échelle, tout en conservant les valeurs initiales de la lutte. Les pratiques doivent pouvoir s’adapter au contexte tout en restant en phase avec les valeurs. Comment avancer dans l’évaluation de la performance globale des initiatives reste une grande question.

La expresión de la gente de terreno acerca de sus propias prácticas es una vía de conocimientos: Se necesitaria desarrollar más este tipo de capitalización por la palabra de los actores involucrados en un territorio para cambiar de escala, mientras se conservan los valores iniciales de la lucha. Las prácticas deben poder adaptarse al contexto mientras permanecen en fase con los valores. Cómo avanzar en la evaluación del desempeño global de las iniciativas sigue siendo una gran pregunta.

Both the illustrations and the analysis converge to formulate a way forward, in Tokyo:

1 – The global vision of solidarity economy contributes to the « great transition » with other currents of thought and action, including those of sustainable development. They have a common purpose is: « put the economy in the right direction and its rightful place: a means to serve the purposes of living together on the same premises in a liveable world for all - a world of finite resources, shared fairly, and deliberately democratic.  »

L’approche territoriale ouvre la possibilité de pondérer les excès des entrées thématiques et sectorielles, vers une approche globale.

The territorial approach opens the possibility to balance the excesses of thematic and sectoral inputs towards a comprehensive approach.

Illustrations et analyses convergent pour formuler une voie de progrès, à Tokyo :

La vision globale de l’économie solidaire concourt à « la grande transition » avec d’autres courants de pensée et d’action, notamment ceux du développement durable. Ils portent une finalité commune : remettre l’économie dans le bon sens et à sa juste place : un moyen au service des finalités du vivre ensemble, aux mêmes lieux dans un monde vivable pour tous : un monde fini de ressources à partager de façon équitable, de façon délibérée et démocratique

L’approche territoriale ouvre la possibilité de pondérer les excès des entrées thématiques et sectorielles, vers une approche globale.

Tanto las ilustraciones como los análisis convergen para formular una vía de avance en Tokyo:

La visión global de la economía solidaria concurre a “la gran transición” con otras corrientes de pensamientos y acciones, entre otros la del desarrollo sustentable. Conllevan una finalidad común “ volver a colocar la economía en el buen sentido y en el debido lugar: un medio al servicio de las finalidades del vivir juntos, en los mismos lugares en un mundo habitable por todos : un mundo finito de recursos, debiéndose compartir de manera justa, deliberada y democrática.”

El enfoque territorial abre la posibilidad de ponderar los excesos de las entradas temáticas y sectoriales hacia un enfoque global.

Synthèses et intervention, par Yvon Poirier et Martine Theveniaut, 2009.

2009-AFSE-Denison Jayasooria (en français, anglais, espagnol)

Les leçons du Forum Asiatique de l’Economie Solidaire de Tokyo

Elles soulignent l’importance des « regards croisés » pour relier de 5 dimensions du changement dans ces moments de rencontres intercontinentnales.

1 A comprehensive introduction both the theoretical as well as the historical development of solidarity economy

2 The practice dimensions through sharing of experiences and case studies.

3 Institutional development of the organizations involved

4 The policy dimension including advocacy and lobbing the governments for a conducive policy environment which will facilitate the development of solidarity economy and especially social enterprises

5 The Forum provided an opportunity for all to network with one another thereby enabling us to experience the richness and diversity of Asia.

1 Une introduction complète, à la fois théorique ainsi que le développement historique de l’économie solidaire,

2 La dimension pratique à travers le partage d’expériences et études de cas.

3 Le développement institutionnel des organisations impliquées

4 La dimension politique, y compris le plaidoyer et le lobbying auprès des gouvernements pour un environnement politique favorable qui facilitera le développement de l’économie solidaire et les entreprises, en particulier sociales.

5 Le Forum Tokyo 2009 a fourni d’immenses possibilités de partage, de fraternité et de maillage entre des groupes multi diversifié de personnes parmi lesquels des universitaires, des dirigeants locaux, militants de la société civile, des agents de développement, les décideurs politiques, des leaders d’organisations et des représentants internationaux.

1 Una introducción comprensiva, tanto teórica como acerca del desarrollo histórico de la economía solidaria, sobre todo acerca del contexto de su emergencia.

2 Las dimensiones de la práctica a través del compartir de las experiencias y estudios de casos

3 El desarrollo institucional de las organizaciones involucradas

4 La dimensión de las políticas, incluyendo la abogacía y el cabildeo de los gobiernos para crear un entorno de políticas conducente que facilite el desarrollo de una economía solidaria y, en particular, de las empresas sociales.

5 El hecho de que el Foro de Tokyo2009 proporcionó tremendas oportunidades para compartir, colaborar y crear redes entre un grupo muy diverso de personas entre las que habian académicos, líderes de terreno, activistas de la sociedad civil, personas obrando para el desarrollo, decisores políticos, líderes de organizaciones y representantes internacionales.

Denison Jayasooria, président du FAES/AFES, 2009.

Final Asian Forum: publications des actes

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26 novembre 2009 - Contribution au débat européen sur la gouvernance multiniveaux

Pactes Locaux avec l’Association pour la Promotion et la Fédération des Pays

26 novembre 2009

Dans son Livre blanc sur la gouvernance à multiniveaux, publié au mois d’octobre 2009, le Comité des Régions présente la définition et les orientations qu’il souhaite donner à la gouvernance européenne. Le constat est dressé d’un désintérêt croissant des citoyens pour les instances et élections européennes et d’une certaine défiance du fait du décalage entre leur réalité quotidienne et les décisions prises au niveau européen. L’autre constat est l’intégration de plus en plus poussée du processus européen.

Pour renforcer l’efficacité de l’action communautaire, le Comité des régions se propose de refonder l’action politique sur les principes et les mécanismes de la gouvernance à multiniveaux. Elle est définie comme l’action coordonnée de l’Union, des Etats membres et des autorités régionales et locales, fondée sur le partenariat et visant à élaborer et à mettre en œuvre les politiques de l’Union Européenne. Cette nouvelle gouvernance territoriale repose sur l’exercice d’une responsabilité partagée des différents niveaux de pouvoirs concernés. Pour surmonter certaines défiances, que ce soit entre instances décisionnelles, et entre celles-ci et les citoyens, une confiance réciproque entre citoyens, élus et instances politiques est indispensable. C’est une condition nécessaire à l’efficacité, mais aussi à la légitimité démocratique d’une action qui se doit d’être à la fois verticale et horizontale.

L’Association nationale Pactes Locaux et l’Association de Promotion et de Fédération des Pays (APFP) se saisissent de l’invitation du Comité des Régions de recueillir les points de vue d’autorités locales, de parties intéressées et d’associations pour partager leur longue expérience d’acteurs de terrain et de réseaux de territoire :

  • souscrivent à l’objectif de faire de la politique européenne de cohésion territoriale un enjeu à part entière de son projet global de cohésion

  • sont pleinement en accord avec les cinq principes d’une gouvernance multiniveaux sur lesquels se fondent les ambitions du Comité des Régions : ouverture, participation, responsabilité, efficacité et cohérence, dans le respect du principe de subsidiarité.

  • partagent la conviction qu’il est nécessaire d’installer ou restaurer une confiance réciproque entre citoyens, élus et instances politiques. À partir de leurs activités, ils sont à même de porter des propositions pour accompagner cette évolution.

Plusieurs conditions sont requises pour installer une gouvernance multiniveaux démocratique dans l’espace européen :

  • installer progressivement une confiance suffisante pour donner envie aux citoyens de participer aux politiques de cohésion en construisant les réponses à leurs préoccupations.

  • promouvoir les espaces de concertation, d’échanges dans les territoires.

  • appréhender ces démarches « apprenantes » tournées vers la préparation de l’avenir comme un investissement qui demande des techniques, des moyens financiers et du temps.

  • coproduire les indicateurs territoriaux du développement.

…/…

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juin 2009 - En route vers Lux’09: « un voyage apprenant »

Accueil d’une délégation internationale dans l’Aude (Atelier 7)

juin 2009

Le voyage apprenant : Comment sortir de l’anecdotique ? Utiliser le récit des initiatives présentées par leur promoteurs pour les diffuser, dans un partenariat avec les Philippines et ailleurs en Asie.

Se tenir informé, ce n’est pas dupliquer, mais s’inspirer, comparer. Ce n’est pas « importer », mais comprendre la situation réelle. C’est se faire les catalyseurs d’une méthode pour apprendre.

Le processus d’apprentissage part de l’écoute des personnes, dans leur propre contexte avec leurs perspectives , ce qui requiert d’exercer différentes fonctions ou étapes :

Il faut des personnes qui installent et facilitent les relations par leur animation. Car il faut parler beaucoup avec celui qui apprend, ne pas dire « c’est ça », ou « c’est comme ça » ;

La documentation par des études de cas est indispensable pour que l’illustration devienne compréhensible et partageable ;

La mise en discussion. Car il faut comprendre ce qu’on a appris. Les visiteurs des Philippines et de Malaisie disent avoir compris, lors des différentes visites de terrain, ce que les organisateurs de l’Atelier 7 entendent par « l’ancrage territorial ».

Cette notion n’étant pas usuelle. Il faudrait maintenant une « retraite » de réflexion, à partir de tout ça, sur 2 ou 3 jours., pour passer à l’étape des propositions à Lux’09, pour s’en servir en Asie.

La pièce jointe illustre les étapes du voyage de la délégation internationale composée de Ben Quiñones (Philippines), Denison Jayasooria (Malaisie), Jacques Fiset (Québec), Yvon Poirier (Québec) Patricia Tamini (Burkina Faso).

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24 mai 2009 - Atelier 7 à Lux’09

Résumé des regards croisés et textes des interventions.

24 mai 2009

23 avril 2009 : Vue des Nord.s.

L’essentiel des interventions :

Groupements d’employeurs en Europe - France Joubert et Sigrid Wölfing.

Leur développement est parti des réalités : manque de main d’œuvre qualifiée, maintien de la population dans le contexte de baisse de natalité ou de dévitalisation, évolution des modes de vie. C’est inspiré de l’exemple français développé en Région Poitou-Charentes.

C’est pionnier dans le contexte allemand où il n’existe pas de législation. La recherche d’alliés et de partenaires a rapproché ses promoteurs de la fédération des PME qui, eux, ont accès aux ministères nationaux en partant des Länder et demandent une loi pour sécuriser les GE.

Politiques publiques favorables à l’économie sociale au Québec – Yvon Poirier.

C’est parti de la mobilisation des mouvements sociaux, puis repris par les pouvoirs publics dans des politiques nationales et locales. La progression tient à l’expérimentation, à différentes échelles, pour répondre à des besoins sociaux, et à la constitution de réseaux diversifiés.

La reconnaissance n’est jamais acquise une fois pour toutes. C’est sous la pression sociale que des évolutions ont été marquées.

Sur la durée, cette évolution acte les nouveaux rôles du local dans l’économique.

Idées-force exprimées lors des échanges après les interventions….

Organiser les conditions de la coopération conflictuelle

En tant qu’élu local, il pense que le juste positionnement des réseaux (horizontalité) et celui des élus politiques ne doit pas éviter la conflictualité. Car les deux sont nécessaires pour structurer le débat démocratique et cadrer la zone de confrontation : contre le consensus mou et contre l’évacuation de la décision ailleurs (Jean-Philippe Magnen, élu local ESS à Nantes).

La démocratie est en crise, il faut repenser la participation.

La question du pouvoir est présente dans l’approche territoriale. Mais ces pouvoirs sont multiples, sur un même territoire : il n’y a pas que le pouvoir politique, mais aussi le pouvoir administratif, religieux, syndical, le pouvoir de ceux qui savent prendre la parole et sont les plus investis. Comment créer les conditions pour, ensemble, être acteur ?

Pour les 8 millions d’exclus, aucune participation n’est encouragée. Il faut inventer une mise en cohérence du système de délégation avec une nouvelle participation. La confrontation est nécessaire pour éviter la prise de pouvoir des élites de la parole (Jean-Claude Mairal, Vice-président du Conseil régional d’Auvergne).

La participation autrement que convoquée par les élus existe-t’elle ? C’est la question de l’ADELS qui aide les élus à installer la participation. Mais le constat est que les citoyens n’y vont pas. Alors, actuellement, nous expérimentons d’aller voir ce que pensent, ce que font les citoyens, non convoqués. Ça produit quelque chose.

La démocratie est en crise, il faut repenser la participation entre l’économique, le politique et le culturel incarné par la société civile.

Au Luxembourg, OPE réussi une confrontation sans affrontement (à Ben Goerens), comment s’en inspirer ? Dans les fonctionnements communautaires au Québec, tout ne fonctionne pas toujours comme sur des roulettes (à Yvon Poirier)

Il existe des pistes d’action pour le citoyen. Le processus « se faire entendre/être entendu » est progressif et construit le rapport de force… (Gérard Logié, ADELS).

La question de l’autonomie et des moyens.

La confrontation est nécessaire pour arracher du pouvoir aux élus ; la participation populaire aussi. En Afrique, soit le pouvoir contrôle, soit il ne finance pas.

La cohésion territoriale enseigne des avancées, avec différents niveaux. Mais on est loin d’une cohérence d’ensemble pour que les acteurs soient à parité (Mansour Diagne, Enda TM Sénégal).

Dans des systèmes culturels avec des castes, les initiatives sont souvent captées pour le profit des banques et l’on est floué. D’où l’importance de passer d’un développement économique individuel à un développement économique collectif (Sam Chelladurai, Inde).

Outiller l’expression du débat et l’esprit critique pour que personne ne soit exclu.

La télévision, réalisée avec les habitants, produisant et montant leurs propres images, est un outil de confiance en soi qui valorise personnes et territoires (Dominique Fleurat, Féd.nat. Vidéos des Pays et des Quartiers).

Il n’y a pas de DL sans des confrontations entre intérêts divergents. Leur expression est nécessaire, il faut des espaces de débats : les centrales syndicales qui gèrent le débat ou des associations de citoyens revendicatives….

Il faut construire les échelles de la participation, pour éviter les exclusions totales de certains.

Un Agenda 21 local est en phase de démarrage dans son lieu de vie, c’est un bon outil (René Lachapelle, SDAC Pierre-de-Saurel, Quebec).

Sans une solidarité redistributive de l’argent, du savoir et du pouvoir, il reste toujours des exclus. D’ailleurs l’activité informelle demeure majoritaire. Le Revenu minimum d’existence et le service social sont une proposition (Roger Winterhalter, Maison de la Citoyenneté mondiale, Mulhouse).

L’ancrage de l’économique dans le territoire pour développer les capacités.

L’économie sociale n’est pas encore reconnue. Son enracinement local est nécessaire. Le développement local (DL) traduit une autre culture démocratique, c’est un outil pédagogique indispensable pour faire école (Jacques Fiset, Centre Local de Développement de Québec).

Trop souvent nous attendons des directives du sommet, ou finançons, consolidons, avec des moyens venant d’ailleurs et nous échouons à voir les ressources disponibles, à la base et parmi nous. Il est impératif d’augmenter en nous-même la confiance dans le pouvoir des gens ordinaires pour l’action locale et le développement, en encourageant et autorisant. C’est notre défi et une opportunité de partenariat pour la transformation holistique. Lors des visites de terrain en France du Sud, il a observé:

  • L’interaction directe et la discussion avec les promoteurs des projets montrent que ce sont des outils efficaces dans un processus d’étude participatif.

  • Les visites, situés dans leur contexte socioéconomique réel, permettent d’apprécier le potentiel des populations locales agissant pour modeler leur destin : ce sont des gens ordinaires qui prennent leurs responsabilités, plutôt que se décourager ou revendiquer contre leurs gouvernements.

  • Chaque projet a un catalyseur qui est la source majeure d’inspiration et fait la force du projet

  • Tous ces projets ont une composante économique forte, et besoin de durée pour aboutir.

  • Aucun n’a la maximisation du profit comme objectif ; ils ont un composant significatif de solidarité : inclusion économique, participation locale dynamique pour assurer que les profits ont un impact positif sur l’économie locale et le développement.

(Denison Jayasooria, Univ. Principale, Institut d’Etudes ethniques, Malaisie).

Remerciements pour ceux qui ont facilité sa présence ici. Beaucoup de projets au Sénégal sont à relier avec ce qui se dit ici (Landing Niassy, Sénégal).

 

 

24 avril 2009 : Vue des Sud.s

L’essentiel des interventions :

Retours de la capitalisation des Pactes Locaux – Alain Laurent.

L’importance : du sens des mots qui ne est pas le même partout et d’un partage de la compréhension, de la prise en compte du contexte, autant de conditions pour une fertilisation croisée comme méthode de connaissance et d’interconnaissance.s.

Une approche progressive de l’introduction d’activités touristiques – Patricia Tamini.

Le temps du dialogue avec les habitants, les producteurs, un aménagement progressif et une formalisation participative des prestations, dans des conventions qui précisent les clés de répartition, les cahiers des charges….

Les collectivités ayant maintenant des compétences transférées, un tournant est pris actuellement dans une approche territoriale. L’action du gouvernement évolue vers une charte nationale de tourisme durable, dans une démarche intégrée.

Le budget participatif : outil d’éducation populaire et de gouvernance locale - Nfally Badiane.

Il sert en effet au renforcement des capacités des habitants et à la responsabilité des élus locaux. Les maîtres mots de la démarche : transparence, efficacité », inclusion, solidarité, transversalité (entre les différentes échelles territoriales : du quartier, ville, pays jusqu’à la régionau jusqu’au niveau global).

Il se construit progressivement à partir de l’expression d’une volonté politique, de l’état des lieux, la définition des règles du jeu, la priorisation (forum communal), jusqu’aux alliances pour « tendre vers » et à la mise en œuvre des actions avec les budgets alloués.

Se représenter soi-même au nom de son village : témoigner pour défendre une culture singulière, partie prenante de l’universel humain – Zelimkhan Udzilauri.

Témoin d’une culture montagnarde de Géorgie qui se vide, et d’un refus de laisser-faire, c’est une initiative personnelle pas d’une ONG, pas d’un gouvernement, la recherche de relations orientée vers les personnes qui, comme lui, veulent continuer à vivre là où ils ont grandi, et développer des activités d’accueil. C’est pourquoi, il partage son temps entre 6 mois en haut et 6 mois en bas des montagnes, pour entretenir la seule voie qui reste ouverte, où une voiture peut passer.

La société civile est active et dynamique, car beaucoup de gens sont mis sur la touche - Denison Jayasooria.

L’économie, en Asie, s’est largement ouverte à l’économie de marché, grandit très vite et fait régresser la pauvreté. Le discours des intellectuels européens sur la solidarité passe mal car il est associé avec marxisme ou socialisme. Pourtant, le capitalisme apporte beaucoup de restrictions à la démocratie fondamentale, et l’Etat impose ses monopoles. Cette situation provoque un activisme communautaire contre la marginalisation. Lui-même mène diverses activités dans ce sens : Dans le cadre d’un Centre d’entreprenariat social dans son Université pour développer la prise de conscience et les capacités ; dans le cadre des réseaux de la société civile en Asie qui concerne des milliers de personnes ; dans un travail communautaire en milieu rural malaisien pour accompagner des personnes marginalisées, dépossédées de leurs terres (35 villages, 3000 personnes).

Lors de son « voyage apprenant » dans le Sud de la France, il a constaté que le processus était similaire. Le processus solidaire international doit faire l’objet d’un travail de rassemblement des expériences et des personnes pour proposer un nouvel agenda démocratique dans l’avenir. Des études de cas ont beaucoup à apporter, partout dans le monde. C’est à croiser avec les résultats d’autres ateliers, comme les monnaies alternatives (atelier 4) et tout ce qui peut encourager la participation des communautés. Sur cette base, le Forum asiatique de 2013 est assuré d’un impact positif et important.

Sa proposition est que l’atelier 7 poursuive les voyages apprenants, par les NTIC et par des relations directes jusqu’en 2013, pour faciliter un réseautage international, régional et national, vers un mouvement mondial de praticiens de terrain, ce qui lui donnerait beaucoup plus de force.

Les luttes sociales ont une dimension territoriale : façon de vivre et mode de gouvernance – Humberto Ortiz, pour Ana Leighton (Chili).

En Amérique latine : zapatisme, mouvement des sans-terre… les luttes sociales sont anciennes et vigoureuses. Elles s’accompagnent, plus récemment d’un mouvement de réseautage, du local à l’international et portent le projet d’altermondialisme dans leurs dynamiques.

Dans le Réseau chilien de l’économie solidaire, les nouvelles territorialités sociales constituent une forme de résistance (aux dictatures) et donnent une autre signification aux relations sociales : contribuer, de façon autonome, au processus de production pour subvenir aux besoins de base de la population. Les nouvelles organisations sont participatives, flexibles, non hiérarchiques, horizontales. Les objectifs 2009 sont la formation de producteurs, l’organisation de foires des produits de l’écomonie solidaire et de l’écologie, pour aller vers des politiques publiques.

 

Les interventions ont laissé peu de temps au débat.

La 3ème séquence y sera entièrement consacré.

On reçoit plus qu’on ne donne aujourd’hui !

La Maison de la Citoyenneté mondiale repose sur le principal transnational, avec l’idée de donner / recevoir.. Il a ramené l’arbre à palabres de ses voyages et il l’utilise. Les budget participatif, comme élu, il a été un des premiers et des rares à le mettre en oeuvre Ça marche bien ! Qu’aujourd’hui, ici, ça nous vienne du Sénégal, c’est fort ! Roger remercie pour l’authenticité de l’expression des intervenants (Roger Winterhalter, MCM Mulhouse).

 

 

25 avril 2009 : Regards croisés.

Idées-force rassemblées et présentées par Jean-Claude Mairal ….

La particularité de l’atelier 7 est que c’est une démarche conduite sur 1 an ½, agrégative et participative. Elle a rassemblé beaucoup de matériau. Ce n’est pas un aboutissement, c’est une étape et un tremplin pour l’Asie.

La crise est systémique, c’est l’opportunité de penser un autre monde, avec l’ancrage territorial.

Territoire comme lien entre les acteurs, proximité, transversalité, regards croisés.

Territoire pour co-construire, faire ensemble

Territoire comme lien et passerelle entre social, économique, institutionnel et culturel.

D’où ses potentialités de créativité, innovation, intelligence collective.

Vu des Nord.s et vu des Sud.s.

Comment intégrer les populations les plus pauvres qui ne sont pas parties prenantes du processus ? Sans un processus citoyen, le danger du populisme est grand. L’enjeu politique, compris comme celui de la vie de la cité, c’est trouver une alternative au libéralisme.

Comment articuler l’ensemble que nous formons dans un ensemble plus vaste pour devenir une force dominante : politiquement, concrètement, et par la réflexion ?

Quelles régulations ? la question ne peut pas être évitée : il faut sortir du patchwork : RIPESS, FSM, les plateformes, CUF, CGLU rien que pour le tourisme ! Comment éviter le risque des concurrences qui annulent les énergies au lieu de les regrouper et faire une force de tout cela ?

Changer de regard.

La vision reste eurocentriste et « la suffisance occidentale » nous guette. Nous sommes trop souvent donneurs de leçon.

Les démarches apprenantes sont une manière d’en sortir et de faire progresser la connaissance mutuelle, par des regards croisés entre l’intérieur et l’extérieur.

L’évaluation apprenante accompagne un mouvement d’amélioration. Car elle n’est pas dans le jugement et peut permettre de définir des indicateurs de progrès appropriés.

 

 

« Quelles contributions proposeriez-vous pour passer à l’action ? »

Synthèse de la question 4 - Martine Theveniaut.

21 Questionnaires retournés : 14 des Nords et 7 des Suds

Apprendre à apprendre à fonctionner autrement est le principal ensemble de propositions.

• S’accueillir dans nos territoires pour échanger l’expérience.

• Formation des élus et de ceux qui sont sûrs de savoir.

• Apprendre à partager le pouvoir, l’avoir et le savoir.

• Créer des engagements réciproques autour des actes d’achat, comme apprentissage d’une éthique mise en pratique.

• De nouveaux partenariats où l’on se traite d’égal à égal et où l’on apprend à « faire avec ».

• Apprendre à intégrer les ressources sur une base territoriale.

• L’audiovisuel est un outil … et un moyen d’éducation, de capacitation des citoyens. Utiliser la télé comme ça permet de rechercher un autre modèle économique .

• Introduire des formations à l’ESS dans les établissements scolaires et dans les entreprises.

• Organiser des alliances (façon pacte) et définir des règles du jeu pour l’intégration de tous les acteurs dans les cadres de concertation locale multi-acteurs.

Se compter, faire nombre.

• Réapprendre à résister (contre-pouvoir)

• Se compter, évaluer sa représentativité, l’afficher pour faire force, transversalement ; pour imposer la participation citoyenne dans les sphères de la gouvernance publique.

Afficher, communiquer, transmettre.

• Développer des outils de communication sur l’essentiel : simplicité, compréhensible…

• L’audiovisuel est un outil de communication et…

Accents portés de la part des Suds.

• Mieux organiser les interactions entre le développement communautaire et le plaidoyer international, particulièrement dans les relations Nord/Sud.

• Formaliser les contrats, les cahiers des charges, former aux multi-partenariats pour porter ensemble le processus de décentrallisation.

Concrètement.

• Réseautage autour du Budget participatif en Afrique et au-delà autour du budget participatif.

• Appliquer la méthode Pacte Local et instaurer un processus global pour 2013 en Asie, avec un document de référence pour un mouvement global au service des acteurs.

Idées-force et conclusions tirées des échanges ….

Formation et participation : Le moins réussi, c’est l’inclusion des exclus dans la participation. On leur propose des lieux de réunion où venir, au lieu du contraire. Le Nord a à apprendre pour faciliter cette participation. Les élus locaux constituent souvent un obstacle par leur attitude « je sais » au lieu de « j’écoute » (Jacques Fiset).

Le négatif de l’élu, c’est le manque de dialogue (Landing Niassy).

Développer des propositions pour faire bouger les Etats qui ont tendance à recentraliser sur l’écologie et apportent peu d’appui aux initiatives du Sud.

Produire de la justice en apprenant ensemble. Par exemple apprendre de l’Amérique latine en pointe pour le réseautage (René Lachapelle).

Formation et réseautage : le Budget participatif au Sénégal est un outil de consolidation de la décentralisation par l’amélioration de la qualité de la gouvernance locale. Chaque niveau territorial a son autonomie (non hiérarchique) : accompagner une expression locale vivante, impulser le développement économique local à la base avec la mise en relation comme pilier.

La participation doit être là pour repousser les limites : le conservatisme des élus et la pauvreté. C’est difficile de convaincre des gens qui sont pauvres et préoccupés par leur quotidien que les affaires publiques ce sont les leurs et qu’ils doivent y participer.

Le partage d’expériences est important, c’est un outil à améliorer (Mansour Diagne).

La participation et la formation sont inséparables l’une de l’autre : avec le souci de la transversalité et de la culture, car tout est lié. L’arbre à palabre, c’est ça, une méthode où tout le monde participe, avec ceux et celles qui les entourent. On réfléchit et on apprend en avançant à fonctionner d’égal à égal.

Le rôle des élus n’est pas le savoir et le pouvoir, mais l’impulsion. Les citoyens ont aussi leur conflits, mais ils n’ont pas la charge de la démocratie.

Toutes ces idées sont à relier pour ne pas être dépossédés par des experts ou des techniciens. Ce qui est un abus de pouvoir.

Il faut donc relier la participation avec la démocratie représentative pour qu’elle soit vraiment représentative

Il prône une dimension mondialiste de citoyenneté, fédérative et souple (Roger Winterhalter).

Pourquoi, malgré leurs préconisations, les ambitions des altermondialistes ne passent pas ? Ça ne bouge pas parce que ce sont toujours les mêmes qui participent. L’audiovisuel est un outil médiateur qui n’est pas inscrit dans la dualité ou la controverse. Il valorise la prise de parole et sert pour la remise en débat ailleurs (Dominique Fleurat).

Le foncier fait partie des biens communs. Terre de Liens a mis en place 2 outils : la Foncière outil d’investissement solidaire (collecte de 5 millions € auprès des citoyens) et en 2010 une Fondation d’utilité publique outil de don devrait voir le jour. Il est ici, en bénévole invité contributeur et voyageur apprenant. L’acte d’achat crée de l’obligation entre des hommes et questionne l’éthique de la citoyenneté. Dans nos organisations comme dans la société civile il faut aménager les postures afin que chacun soit, à un moment donné, contrôleur dans le politique à partir de ses fonctions : gouvernant, gouverné, employeur, élu (je ne l’ai pas dit mais je rajouterai) ainsi l’excercise successif des fonctions implique chaque citoyen et implicitement alimente l’éducation… (Marc Barny).

Partage d’expérience entre les Sud.s : Une réunion est prévue entre Latinoaméricains et Africains pour reprendre leur agenda interrompu en 2005 et se former au partage d’expériences d’ici à 2013 (Humberto Ortiz).

Les apprentissages du voyage dans le Sud de la France, invité par Martine, inspirent la réflexion de Ben Quiñones : Le territoire local peut répondre aux besoins de ses habitants qui craignent la dévitalisation, s’ils se rassemblent, qu’ils ont un catalyseur (Eric Andrieu dans l’Aude), une stratégie (le patrimoine architectural et culturel est le support de l’ancrage territorial d’une économie solidaire). Les connaissances historiques d’Eric Andrieu ont convaincu et rapproché d’autres et permis de réunir les moyens de faire.

Ceci ouvre une perspective au-delà de la seule approche entreprise et ONG : on ne peut pas entreprendre une approche territoriale, sans s’impliquer. C’est un levier très puissant.

Ses propositions : L’atelier 7 doit être un pilier du Forum asiatique, avec deux approches concomitantes : une approche territoriale croisée avec les thèmes, car on ne peut pas parler d’économie planétaire de façon dissociée.

L’autre approche, c’est réfléchir à la dimension mondialisée des projets, à partir de l’ancrage territorial, pour montrer comment d’autres projets mondialisés peuvent se construire, puis solliciter l’UE, produire des documents, rassembler des études de cas.

Il propose d’accueillir un forum électronique sur leur site-portail. Pour cela, on a besoin de personnes pour l’animer et le présenter en 2009 à Tokio. On peut engager le dialogue avec l’Asie sur ce point.

Sa propre vision du « voyage apprenant », c’est la facilitation, raconter des histoires inspirantes, documenter les exemples pour en faire des études de cas. Un Forum où on se voit une journée ne permet pas ça. Pour se former au plaidoyer, il faut co-construire une vision partagée par l’apprentissage dans le contexte (Ben Quiñones).

La capacitation en milieu rural, met tout le monde au même niveau d’intervention et intègre les communautés dans la dynamique de développement (Abdoulaye Ouedraogo, Burkina Faso).

La base, c’est le territoire. Ça ne se construira pas d’en haut si on ne veut oublier personne. L’ancrage territorial est une bonne proposition. Il approuve la proposition de Ben Quiñones (Yvon Poirier).

Les élus ont besoin de formation (Sylvie ?).

L’expérience forme et prend forme est le titre du document de capitalisation des Pactes Locaux. Il est content que la conclusion reprenne cette idée-là. Il y a des réponses à tirer de nos expériences. Et la crise systémique ne nous épargnera pas. Oui, former et donner forme peur conquérir de nouveaux espaces… avec humilité et modestie (France Joubert).

Reprise conclusive de Jean-Claude Mairal.

Formation/capacitation

  • L’expérience forme et prend forme est la colonne vertébrale

  • La démarche du voyage apprenant, un outil.

Pour créer les conditions d’une participation, l’ancrage territorial est fondamental,

  • par la proximité des populations y compris les exclus ;

  • avec de nouveaux moyens (films) ;

  • avec toutes les parties prenantes ;

  • un renouvellement de la qualité de l’écoute, y compris cette de l’élu. Un porteur de parole n’est pas un donneur de leçon. Un élu doit être un animateur, passeur…

  • la réflexion sur l’héritage peut contribuer à évaluer limites et portée de l’altermondialisme et encourager le réseautage (portail internet).

Sa proposition, en résumé :

  • Retenir l’ancrage territorial dans la perspective forte de l’Asie 2013.

  • Introduire cette perspective en 2009 et 2010 en Asie

  • Dans une perspective de renouvellement des régulations mondiales à partir du territoire.

RIPESS- INEES 22-25 avril 2009

 

Compte-rendu de l’atelier 7, pour la plénière de conclusion.

 

On illustre – premier temps : Cette séquence a été préparée pendant un an et demi en expérimentant une démarche apprenante, agrégative et participative, « très riche » : les « voyages apprenants ».

Elle n’est pas un aboutissement mais un nouveau point de départ.

On discute – second temps : Le débat a été construit en croisant les regards Nords/Suds : premier jour Nord, deuxième jour Sud, troisième jour construction à travers des regards croisés.

Le sujet : la gravité de la crise est une occasion de réviser es fondamentaux de l’économie en la reconnectant aux autres dimensions (social, environnement etc) et ce à un niveau pertinent le territoire, avec la personne comme point de départ central de l’analyse et de l’action. La vision holistique est possible à ce niveau.

On propose – troisième temps : L’atelier 7 considère que la notion d’ancrage territorial est centrale. Elle doit devenir un pilier de l’ESS et aussi constituer le coeur du 5éme RIPESS en Asie.

L’ancrage territorial permet la transversalité (environnement, social, culture, finance, gouvernance etc.) et l’implication de toutes les composantes de la population, surtout les exclus, qu’il faut inclure dans toutes politiques d’ESS.

Pour que cette notion soit comprise et diffusée :

• La démarche apprenante des Pactes Locaux est un outil appropré. Cet outil doit être amélioré. Il concrétise l’expression « L’expérience forme et prend forme ». La démarche apprenante (appelée aussi « voyage apprenant ») contribue à la co- construction d’une vision partagée sur le territoire et à propos du territoire.

• Le renforcement des capacités et la formation sont indispensables. Les cibles : les élus, le personnel des communes et l’administration en général.

• La participation doit évidemment être la règle mais elle doit être facilitée : aller vers les plus exclus, les plus en besoin.

Egalement avoir une posture d’écoute et de dialogue. C’est essentiel. L’existence de facilitateurs, de raconteurs d’histoire, d’animateurs de la vie locale est importante. De même que des outils efficaces comme l’arbre à palabres. L’ensemble permet de faire le lien entre démocratie représentative et démocrate active.

• Le réseautage et l’échange d’expériences Nord-Sud est important également. Il faut rééquilibrer les échanges d’expériences et les savoirs.

• Le passage par la régulation, c’est à à dire les politiques (pas dans le sens de « politicien ») est incontournable pour articuler le local, le régional, le national, le continentale et le mondial.

 

 

 

Propositions concrètes :

• L’atelier 7 et les Pactes Locaux sont un pilier majeur de la co-construction du forum international Asie avec deux approches : approche territoriale comme transversalté de tous les thèmes et modes d’élaboration de projets mondialisés.

• Les actions : solliciter l’UE, produire des documents illustrant des cas et des expériences, documenter la démarche de préparaion du forum Asie, mettre en place un portail internet pour engager le dialogue avec l’Asie.

• Développer de la méthode : des indicateurs appropriés pour rendre compte et intégrer l’approche territoriale, participative et multi-acteurs, dans les régulations internationales.

• Développer des outils d’appropriation comme les outils audio-visuels et bien sur internet.

Document(s) au format PDF

30 avril 2009 - L’expérience forme et prend forme Capitalisation générale des 5 étapes régionales 2007-2009

Capitalisation générale des 5 étapes régionales 2007-2009 de la plateforme de travail européenne animée par les Pactes Locaux2007-2009

30 avril 2009

Ce document est produit dans le cadre de la préparation de la 4ème rencontre sur la Globalisation de la Solidarité dans le cadre de l’animation d’un atelier sur le thème « Participation démocratique et ancrage territorial ». Le projet s’intitule LUX’09, forum interntional prévu du 22 au 25 avril 2009 au Luxembourg. Un groupe de travail, conduit par les Pactes Locaux, a animé le relais national en France et au Luxembourg, avec une ouverture sur le restant de l’Europe et le monde.

5 réunions régionales, dites « étapes régionales » (ER) ont eu lieu pour préparer l’atelier :

1. Etape Régionale 1 (ER1) : Le projet collectif, déclinaison en Poitou-Chartentes du thème Participation démocratique et ancrage territorial pour le travail et l’emploi, Poitiers, 13 et 14 décembre 2007

2. Etape Régionale 2 (ER2) : Le tourisme responsable, laboratoire d’une économie territoriale plus solidaire, coopérative et culturelle, Auvergne, Clermont-Ferrand, Lempdes, 27 et 28 Mai 2008

3. Etape Régionale 3 (ER3) : Le modèle luxembourgeois : « Objectif Plein Emploi » un réseau de développement local et d’économie solidaire, Luxembourg, 18 et 19 juin 2008

4. Etape Régionale 4 (ER4) : Comment les habitants s’organisent-ils collectivement pour initier de nouvelles pratiques socio-économiques répondant à leurs besoins et contribuant au mieux vivre

ensemble ?, Île-de-France, Fontenay-sous-bois, 18 et 19 novembre 2008

5. Etape Régionale 5 (ER5) : Métropolisation et territoires adjacents – solidarité et économies associées, Nord-Pas-De-Calais, Saint-Omer, 09 et 10 janvier 2009 .

Les propositions ont réuni la participation de plus de 200 personnes, une quinzaine de contributions et les actions et réalisations de 30 structures, entités ou organismes associatifs, institutionnels ou privés.

La synthèse (une version courte en 7 pages, en français et en anglais) met l’accent sur le processus de travail : « faire plateforme pour changer d’échelles »; les contenus et l’apport des 5 étapes.

LES PROPOSITIONS constitue la 3ème partie du document de synthèse courte : Les actions impératives à mener pour décloisonner et amplifier le potentiel de la nouvelle économie

Remettre l’économie dans le bon sens :

1. Partir des acteurs de terrain et de la réalité concrète, des besoins, des aspirations et des ressources humaines d’inventivité plutôt que de partir des institutions, des logiques de pouvoir et des visions fragmentées et orientées.

2. Déclarer que l’autre économie est une économie de la coresponsabilité : quelle est ma responsabilité dans l’économie, la société, la culture et la nature ? et comment je peux relier ces grands domaines entre eux et avec ma vie personnelle ?

…En appliquant des principes forts :

1. Construire à partir d’un socle de valeurs - respect, écoute, partage, justice, diversité - et placer l’humain et la société au cœur du projet (la politique) et des projets (l’action).

2. Faire le pari, sans risque, de l’intelligence collective, dont la valeur ajoutée est l’émancipation des personnes, la créativité et l’innovation, garanties anti-exclusion. Ce sont aussi des ressources renouvelables.

3. Adopter une approche globale pour relier, inclure et valoriser la diversité, grâce aux valeurs sociales et culturelles du « faire ensemble » et à une approche territoriale qui croise filières de consommation et de production, transversalités (équité sociale, patrimoines, capacités etc.) et dynamiques générales.

4. Donner vie au principe de subsidiarité active, fondé sur un processus de mobilisation, l’adhésion à un projet, une coopération et une organisation qui mettent en discussion les règles du jeu et donc les statuts et les mandats.

5. Voir large et loin et agir ici et maintenant car satisfaire les besoins matériels et immatériels vitaux n’exempte pas de penser aux racines d’un développement humain endogène, maîtrisé et partagé.

6. Mener une politique de la preuve, par l’analyse rigoureuse d’une part des conditions d’émergence, d’existence, d’extension et d’essaimage des projets singuliers et d’autre part des résultats et effets de toutes natures.

7. Accompagner l’ensemble d’une politique de communication, de vulgarisation, de pédagogie, en trouvant les codes de communication d’une information juste, plurielle, non réductrice, mais adaptée et accessible à tous publics. Il est essentiel que les enjeux soient valablement considérés sur le long terme pour que les curseurs évoluent.

…ET pour cela, en créer les conditions indispensables :

1. Construire des réseaux efficaces en développant des portefeuilles d’alliances pour créer et investir des espaces publics autonomes révélateurs de sens, source de recomposition et de conditionnalité démocratique.

2. Construire une nouvelle richesse sociale à travers des connaissances et des valeurs partagées, un renforcement des compétences et l’usage de tous les mécanismes d’action possibles (leviers fiscaux et économiques, règles, pratiques, lois, stratégies de communication, formation etc.).

  • Développer une compétence de diagnostic partagé sur une base territoriale a/ de négociationd’accords entre acteurs du territoire puis à d’autres échelles, b/ de conduite de projet, c/ de compréhension des cycles évaluation-capitalisation-augmentation de compétences-changement d’échelles.

  • Développer des « écoles de l’organisation hors les murs», sur le terrain, en fertilisant la formation académique disciplinaire par une formation-action en immersion dans les projets de la nouvelle économie.

3. Promouvoir une science des interfaces et des statuts pour penser les complémentarités et changer la nature des relations partenariales.

  • Rendre compte de la réalité du passage essentiel « d’un collectif d’acteurs à l’acteur collectif » par la création d’un observatoire des engagements et de leurs conditions de réalisation.

  • Développer les outils de connaissance, d’expérimentation, de capacitation et de diffusion des inventions organisationnelles (le multi-partenariat) issues d’une approche globale de la responsabilité.

4. Dégager des moyens pour une animation et une capacitation pérennes car les partenariats réclament des ressources, une méthodologie, des temps spécifiques, une adaptation aux contextes et aux objectifs et une reconnaissance de facto et de jure.

Pour la puissance publique : s’impliquer mais aussi soutenir, valoriser, respecter et garantir une fonction, des espaces et des temps d’animation, qui vont du débat public à l’élaboration de projets co-construits et portés collectivement.

5. Créer une culture de l’évaluation qui rétablisse l’équilibre entre le qualitatif-immatériel et le quantitatif-matériel et qui permette à la fois une politique de la preuve et des trajectoires de participation, d’apprentissage et de co-construction.

Faire progresser, de manière spécifique et à travers des évènements communs (un séminaire un colloque), une fonction d’évaluation pour créer des outils et des modes d’emplois nouveaux (les indicateurs, les « bonnes pratiques », les conditionalités évoquées précedemment) également utiles pour jauger et juger, dans les faits, des évolutions de l’économie marchande à travers ses outils type RSE, ses nouveaux modèles organisationnels et économiques et ses relations avec les territoires où elle est localisée.

6. Considérer Lux’09 comme un tremplin, c’est à dire une opportunité d’exprimer, mais aussi d’installer des relations formelles et informelles d’entraide.

Pour les Pactes Locaux : remise en débat public des conclusions, retour aux territoires, premiers pas concrets dans des jumelages solidaires et poursuite de la construction des convergences autour de la vision de la nouvelle économie et des démarches apprenantes qui la caractérise.

 

En anglais:

Actions that must be taken to break down barriers and increase the potential of the new economy

PUTTING THE ECONOMY BACK ON ITS FEET

Starting from concrete reality, needs, aspirations and the resources of human inventiveness rather than at institutional level, with power-based logic and fragmented, biased vision.

Declaring that the new economy is one of shared responsibility : What is my responsibility within the economy, society and culture and nature ? And how can I create links between these fields and to my own life ?

… BY APPLYING STRONG PRINCIPLES

Building on a basis of shared values – respect, sharing, justice, diversity – and placing human beings at the centre of the project (the policy) and the projects (the action).

Gambling on collective intelligence - a no-risk option; the added value is empowerment, creativity and innovation, the guarantee is exclusivity. These are also renewable resources.

Adopting a holistic approach to link, include and showcase diversity, thanks to social and cultural values of « working together » and a territorial approach that mixes consumption and production, transversal aspects, social justice, heritage, skills etc., and overall dynamics.

Make the concept of active subsidiarity a way of life, by grounding it in a mobilisation process, belonging to a project, co-operation and organisation that put the rules of the game up for discussion and by the same token the status and mandates of those involved.

Develop a broad far-sighted vision, because meeting immediate material and intellectual vital needs does not exclude thinking about endogenous human development, that is both shared and controlled.

Develop policies based on what works through rigorous analyses as to the conditions that enable new trends to emerge, to exist, to develop and be rolled out for projects that are all unique and that have all sorts of results and impacts.

Include a communication policy, make things accessible and pedagogical by finding ways of developing communication of accurate information that is broad and not reductive, adapted and accessible to everyone. Stakes need to be considered in long-term to allow for evolution.

…AND CREATE THE INDISPENSABLE CONDITIONS FOR THIS TO HAPPEN

Build efficient networks by developing portfolios of alliances to create and invest independent public spaces that make sense, and support the restructuring of democratic conditions.

Create new social wealth by sharing knowledge and values, building capacity, and using all possible means of action (fiscal and economic leverage, rules, practice, legislation, communication strategies, capacity building etc).

Develop the skills of shared auditing of territories to a) negotiate agreements between territorial actors and at other levels, b) manage projects, c) understand the cycles of evaluation-capitalisation-build capacity-scaling up.

Develop « organisational field schools » by enriching academic training disciplines by action training through immersion in new economy projects.

Promote a science of interface and status to develop complementarities and change the nature of partnerships.

Report on the reality of the essential change from « a collective of actors to a collective actor » by creating a Watch (Observatory) of commitments and conditions of implementation.

Develop tools for knowledge, experimenting, empowerment and dissemination of organisational invention (multi-stakeholder partnerships) that are based on a holistic approach to responsibility.

Ensure the means for sustainable moderation and empowerment, because partnership require means, methodology, specific time and need to adapt to contexts, objectives and have both de facto and de jure recognition.

For public authorities : become involved, but also support, showcase, respect, guarantee means, space and time for moderation of public discussion and jointly developed projects that are collectively assumed.

Create an evaluation culture that re-establishes a balance between intellectual and material quality and that enables both tried and tested policies and participatory style, learning and joint development to exist.

Help an evaluation process to develop specifically through jointly organised events (seminars, symposia) in order to create tools and new ways of working (the « good practice » indicators, and conditions mentioned above) that are useful to gauge and to judge facts, and evolutions in the merchant economy, by using tools such as CSR, new organisational and economic models and relationships in the territories in question.

Consider Lux’09 as a springboard, i.e. an opportunity to express ideas, but also to build formal and informal solidarity relationships.

For the Pactes Locaux : put the conclusions up for public discussion, return to our territories, take first steps in solidarity twinning and continue building converging projects around the vision of a new economy and the learning approach that this involves.

 

Une synthèse en 17 pages (en français seulement) présente les résultats, de façon plus argumentée. L’ensemble de ce travail de restitution a été préparé par Alain Laurent .

La traduction en anglais est de Judith Hitchman.

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9 avril 2009 - Fiches d’expériences réunies dans le dossier du participant à l’atelier 7

Dans le cadre du Forum international Lux’09

9 avril 2009

Le déroulement de l’atelier se déroulait en 3 séquences (illustre, débattre et proposer). Ses animateurs ont fait le choix d’illustrer et débattre, vu des Nord.s (Europe et Amérique du Nord), puis des Sud.s (Afrique, Amérique latine et Asie), avant de dégager des propositions par des « regards croisés » Nord.s Sud.s lors de la 3ème séquence.

PROGRAMME DE L’ATELIER 7 : La participation démocratique dans des

territoires acteurs, pour une autre économie.

Partenaires de l’atelier : CERGE, TER_RES, RCDÉC, ENDA TM, CUF (Groupe tourisme responsable/coopération

décentralisée)

Français, anglais et allemand.

Problématique générale : L’atelier 7 part des réalités, des ressources et des résultats d’expérimentations territoriales, au.x Nord.s et au.x Sud.s pour dégager des convergences entre acteurs, à tous niveaux de responsabilité ; pour proposer ensemble, du local à l’Europe et jusqu’à l’international, des réponses en matière de régulations, organisations, coopérations et décisions.

Animé par Martine Theveniaut (Pactes Locaux, France).

23 avril On illustre et on débat, vue des Nord.s : Comment s’organiser à l’échelle des territoires, espaces-temps

vécus des communautés humaines ?

  • Introduit par une synthèse des enseignements de la démarche Lux’09, Ben Goerens (OPE, Luxembourg).

  • Accompagner les mutations du travail et de l’emploi : partir des ressources locales et des besoins exprimés pour

construire des réponses sur-mesures : le parcours européen des groupements d’employeur. France Joubert (France) et

Sigrid Wölfing (Allemagne), CERGE.

  • Investir à long terme dans le développement, par et pour les communautés locales : de l’entrepreneuriat collectif au

plan d’action gouvernemental du Québec. Yvon Poirier (RCDÉC, Canada - Québec).

24 avril : On illustre et on débat, vue des Sud.s : Comment réunir les conditions d’une gouvernance démocratique

pour répondre aux défis d’un avenir maîtrisé ?

  • Introduit par les avancées et enjeux, issus de la préparation de Lux’09, par Alain Laurent (TER_RES, France)

  • Devenir citoyen et moteur de la décentralisation au service des communautés : le processus d’apprentissage au

budget participatif . Nfally Badiane (ENDA TM, Sénégal)

  • Pour une gestion maîtrisée du tourisme par la mise en place de politiques publiques régulatrices (Patricia Tamini,

ONTB, Burkina Faso)

  • Promouvoir les relations culturelles dans la région et œuvrer à la compréhension mutuelle et la paix, par Zelimkhan

Udzilauri (Maison du Caucase, Géorgie)

  • Le réseau chilien de l’économie solidaire, par Ana Leignton (Chili)

  • L’expérience de l’Asie, par Denison Jayasooria (Malaisie)

25 avril : On propose : Comment faire avancer réflexions, propositions, expérimentations, relations d’entraide, jumelages solidaires, etc…à partir des regards croisés des Nord.s et des Sud.s. ?

  • Introduit par une synthèse des débats des deux jours précédents. Quelles pistes promouvoir dans le cadre de Lux’09 ?

et dans son prolongement ? par Jean-Claude Mairal (Conseil régional Auvergne, groupe tourisme responsable/coopération décentralisée à Cités-Unies France).

Le nombre élevé d’inscrits à l’atelier ne permettant pas l’expression de tous, un certain nombre d’intervenants potentiels ont accepté d’être des « invités contributeurs ». 19 ont rédigé une brève fiche d’illustration de la réalisation territoriale à laquelle ils participent, dont le développement peut s’envisager par la suite.

Le dossier du participant réunit donc la capitalisation (en 7 pages) Voir fiche bip n°28), le recueil des expériences et la liste des personnes qui ont apporté leur contribution, à un titre ou un autre à la préparation de l’atelier, sur les 2 ans du parcours itinérant.

Ainsi que la plaquette de présentation des Pactes Locaux (français et anglais)

mars 2009 - Le modèle luxembourgeois : « Objectif Plein Emploi » un réseau de développement local et d’économie solidaire, Grand-Duché de Luxembourg

Rapport de capitalisation de la 3ème étape régionale

mars 2009

Entre les années 1980 à 1999, Objectif PLein Emploi réalise une importante innovation territoriale. La pratique associative d’insertion des jeunes des années 80, croisée avec la volonté syndicale d’une stratégie de lutte contre le chômage débouche sur la naissance d’OPE en 1999. Depuis lors et jusqu’à maintenant, ce réseau national, multi-acteurs, met en œuvre le droit au travail et la création d’activités par délégation de gestion (agrément du Ministère de l’emploi de l’insertion). Les communes sont la base territoriale du projet de développement local. Ce qui ouvre de nouveaux secteurs d’activités (services aux personnes, nouvelles technologies, environnement), répond à leurs besoins locaux, crée des emplois et plus de bien-être pour les résidents.

OPE n’invoque pas le droit au travail pour s’assurer sa légitimité, mais elle le met en œuvre de manière quotidienne et cherche à ce que ces pratiques soient reconnues:

Entre collèges d’acteurs : chaque CIG a un CA composé de bénévoles : élus, représentants syndicaux, citoyens, responsables associatifs, entreprises privées, travailleurs sociaux. Animé par un agent de développement local formé par OPE.

Entre statuts d’emplois, ce qui fait d’OPE une passerelle vers l’emploi, CDI, CDD de 2 ans maximum relevant du droit commun, autres contrats aidés.

Entre ressources redistributives publiques directes (subventions Etat et communes) et indirectes (déductions d’impôts, exonérations de charge, titre-emploi-service), vente de services et prestations privées (à coût variable), non-monétaire (bénévolat) et 4ème catégorie de biens de type capital sociétal qui se multiplient par le partage : savoir-faire des personnes, utilité sociale de nouveaux services, évolution des comportements, entraide collective, interpellation des élus pour de nouvelles politiques publiques, etc

Entre la pratique et la recherche, par le tandem d’OPE avec l’Institut Européen pour l’Economie Solidaire (INEES) qui fonctionne pour la promotion européenne du tiers-secteur d’une part et comme laboratoire d’idées avec effets en retour pour OPE.

Resta à reconnaître, sous la forme d’un statut la plus-value que représente le fait de savoir intégrer les différentes valeurs alternatives à la base de l’activité du tiers secteur : « Valeurs sociétales, économiques et environnementales se mêlent à des principes de développement local et durable, de cohésion sociale, de gouvernance, de bien-être au travail, de formation tout au long de la vie, d’égalité des chances. Le droit du travail, les financements mixtes, la fiscalité, l’agrémentation et le droit d’établissement méritent aussi d’être traités dans le contexte d’un nouveau statut juridique ».

Un accord de coalition gouvernemental en 2004 « conscient que la réglementation des initiatives sociales pour l’emploi ne saura à elle seule répondre aux aspirations importantes du secteur associatif œuvrant dans le cadre de l’économie solidaire, s’engage à mener une large concertation sur le rôle de l’économie solidaire comme troisième pilier de l’économie et la mise en place d’un cadre légal nécessaire à son développement. » (

Le 3ème pilier nécessite une définition opérationnelle de l’entreprise de l’économie solidaire intégrant ces valeurs et une assise légale.

Le terme « association » est préféré à entreprise pour refléter la valeur fondamentale du multi-partenariat, car la concertation entre acteurs issus de la société civile et pouvoirs publics est primordiale pour être au plus près des besoins des parties prenantes et détecter la meilleure façon d’exploiter les besoins collectifs qui ne sont satisfaits ni par le secteur privé, ni par le secteur public.

« L’association d’intérêt collectif sera celle qui se livre à la production ou la fourniture de biens et de services d’intérêt collectif qui présentent un caractère d’utilité générale et qui n’est pas vouée à l’enrichissement de ses associés ».

La cogestion dans des associations d’intérêt collectif sont destinées à permettre que « société civile, pouvoirs publics, salariés, usagers, bref, toutes les parties prenantes prennent leur responsabilité et s’impliquent dans des associations entreprenantes pour le bien-être de tous et pour un renouveau de la solidarité et de la cohésion sociale ». (projet OPE 2007).

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mars 2009 - Tourisme responsable et territoires

parution du Document d’orientation stratégique pour l’aide publique au développement de la France

mars 2009

Le tourisme constitue une composante majeure de l’économie mondiale. Mais le tourisme a des conséquences négatives sur les sociétés et sur l’environnement des pays d’accueil. Or les patrimoines culturels et naturels sont des actifs fondamentaux d’un développement touristique durable. L’accroissement des flux à destination des pays du Sud, des modèles économiques peu favorables aux économies locales et un bilan négatif en matière d’émission de gaz à effet de serre dû essentiellement au transport aérien, font naître interrogations et inquiétudes.

Les Pays en développement (PED doivent donc désormais répondre à la question suivante : quelle forme de tourisme est-elle la plus adaptée pour générer de la croissance, contribuer aux recettes d’exportation, réduire la pauvreté et développer de manière durable et équilibrée les territoires ?

Ce document d’orientation stratégique (DOS) place la personne – habitant, bénéficiaire, acteur, migrant, client – au centre d’une approche territoriale du tourisme. Il envisage le tourisme comme une relation économique et d’échange qui permet de mobiliser pour le développement et la lutte contre la pauvreté, les patrimoines économiques, culturels, sociaux, écologiques et institutionnels des pays et territoires d’accueil. En d’autres termes, ce document propose des orientations pour que la croissance du tourisme dans les PED puisse être mesurée à l’aune des indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Pour cela, une approche stratégique de la problématique devrait prendre en compte :

• le constat de l’existence d’une pauvreté persistante dans les PMA/PED, que le caractère transversal d’une politique du tourisme, l’importance du volontarisme politique, l’aptitude du secteur aux effets multiplicateurs et au renforcement du secteur des services, l’efficacité du principe de subsidiarité active dans la réalisation des projets et la traduction des politiques, devraient contribuer à réduire.

• différents niveaux d’action :

  • la filière touristique, tous types de tourisme confondus, pour en augmenter la production de richesse dans les destinations et le périmètre de responsabilité sociale et environnementale,

  • les filières connectées, par exemple l’artisanat, l’agroalimentaire et les services, pour en améliorer la production et leur propre responsabilité sociale et environnementale,

  • les dimensions territoriales, par la recherche des effets leviers sur le tissu productif, mais aussi les infrastructures, le dynamisme social (femmes, jeunes, minorités etc.), la reconnaissance, la protection, la valorisation et l’évolution du patrimoine culturel matériel et immatériel et les questions écologiques et d’environnement au sens large, les dimensions nationales, pays partenaires et France, pour en augmenter la qualité de coordination dans une optique « réponse aux besoins »,

  • les dimensions régionales, pour faciliter l’intégration des marchés, les économies d’échelles, la visibilité à l’export et faire jouer à plein les complémentarités, la dimension internationale, Europe et Nations Unies, pour amplifier les synergies.

• des orientations, des objectifs et des modes opératoires pour chaque niveau, intégrant la préoccupation du développement humain durable.

• des principes de durabilité : le principe de diversification pour éviter la dépendance au tourisme, créer des économies locales, conserver la bio- et socio-diversité, ouvrir les partenariats, le principe d’intégration des externalités environnementales, sociales et culturelles des maillons et des filières dans leur ensemble (la première étant le tourisme) et des acteurs concernés, le principe d’articulation des échelles de gouvernance, des secteurs et des logiques d’acteurs.

• les leçons de l’expérience sur les difficultés prévisibles de concrétisation, en proposant un appui groupé sur des opérations exemplaires génératrices d’enseignements évitant la dispersion des moyens et la dilution des résultats dans la Zone de Solidarité Prioritaire.

• un dispositif de mise en œuvre partant de l’existant via une Plate-forme inter-institutionnelle multi-acteurs agissant en partenariat, territoire par territoire, avec des comités inter- sectoriels, les responsables territoriaux et des dispositifs d’appui.

• la mise en place d’un mécanisme d’évaluation continue de façon à traiter, capitaliser et mutualiser les leçons de l’expérience, axe fondamental pour contribuer à l’évolution de la filière et des comportements socio-économiques en général.

La Rencontre territoriale d’Auvergne (RTA):

Inscrite dans la préparation de Lux’09 et organisée par Alain Laurent en mai 2008 sur le thème du tourisme responsable articulé au territoire, elle a été inaugurale d’un rapprochement d’acteurs parties prenantes, en réunissant une diversité d’acteurs de la filière et une diversité d’acteurs des territoires Nord et Sud.

Elle a traduit une évolution qui consacre :

  • une prise de conscience des risques et des opportunités du tourisme

  • la prise en charge par les Collectivités de la compétence tourisme /coopération décentralisée en France ;

  • la mise en place de politiques publiques nationales du tourisme dans les pays partenaires du Sud, pour une meilleure maîtrise de ses effets (tant négatifs que positifs).

Les auteurs de ce document, réalisé, sur appel d’offres et sous l’égide du Ministère des Affaires étrangères et européennes, par Gilles Béville (DGCID) assisté de deux cabinets BEIRA Conseil Formation Promotion (Alain Laurent) et Interstices (Laure Veirier) après consultation d’un panel d’acteurs et de parties prenantes (39 participants, 25 contributions écrites), la plupart présents à la RTA et aux réunions de consultation du MAEE (été et automne 2008).

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mars 2009 - Capitalisation Saint-Omer Métropolisation et territoires adjacents – solidarité et économie associées

« S’organiser pour ne pas subir », maître-mot de la cinquième et dernière rencontre

mars 2009

La rencontre régionale de Saint-Omer portait sur les solidarités entre territoires et plus spécialement sur les relations entre « Métropolisation et territoires adjacents, solidarité et économie associées ». Cette « zone verte », dense en termes de population, est située entre deux pôles d’attractivité : une puissante métropole (Lille) et par une zone portuaire tournée vers le Nord (Dunkerque, Calais, Boulogne). Elle risque « la sanctuarisation » car c’est le réservoir d’eau potable de la région jusqu’en Belgique et un arrière-pays agricole et touristique, avec un très beau patrimoine architectural et les derniers marais en exploitation. Les jeunes parmi les meilleurs de l’académie ne restent pas. « S’organiser pour ne pas subir », pourrait constituer un résumé du message que cinq conseils de développement associés (Pays de Saint-Omer, Moulin de Flandre, Sept Vallées…) ont fait passer lors de la rencontre. Confrontés au risque de devenir le réceptacle des déchets ultimes de la région, ou d’accueillir, sans préparation, plusieurs centaines de familles urbaines en difficulté, ils décident d’organiser, ensemble, les bases d’un dialogue en amont, plus équilibré avec la Région, sans s’enfermer dans un rapport d’isolement. Ils obtiennent la signature d’une charte d’engagement sur ce point entre la Région et tous les conseils de développement. Quoi qu’il en soit de l’éventuelle suppression des Pays, ils sont décidés à continuer de les faire vivre.

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mars 2009 - Invention organisationnelle et nouveaux agencements institutionnels

Les enseignements de la démarche de capitalisation des Pactes Locaux

mars 2009

La collecte d’information et de l’analyse a pour objectif de recueillir et valoriser l’expérience de praticiens qui ont accompagné les mutations et ancré territorialement des réponses opérationnelles à des problèmes clé d’aujourd’hui, en suivant une même grille de lecture et en respectant un même cahier des charges.

Un certain nombre d’enseignements transversaux ont été dégagés :

  • Le besoin d’espaces publics autonomes et durables.

  • L’exercice de la gouvernance démocratique entre échelles et filières est à reconsidérer dans une approche territoriale. Le Forum Lux’09 veut donner à voir qu’une autre économie existe. Et bien parlons-en ! Identifier les obstacles pour progresser dans une stratégie de changement systémique.

  • L’importance de relier l’analyse des pratiques avec la théorie : elle avait donné lieu à une réunion nationale du réseau, appliquée au thème du Forum Lux’09 qui veut donner à voir qu’ « une autre économie existe ». Mettre en mots les perspectives d’un changement désirable et identifier les obstacles pour progresser dans une stratégie de changement systémique, est un passage obligé.

Mieux outillés par les enseignements tirés des 3 étapes et par un élargissement conceptuel, les deux dernières étapes sont placées sous le sceau d’une meilleure compréhension des conditions dans les quelles des innovations locales peuvent mieux s’articuler aux institutions, ce qui est indispensable pour qu’elles diffusent et conduisent à des modes de faire durables : instrumentation, généralisation par la loi, principes cadres, mainstreaming.

18 et 19 novembre 2008 en Ile-de-France.

L’étape régionale est co-organisée par le Collectif Equitess (Fontenay-sous-Bois), le Conseil régional d’Ile-de-France (Vice-présidence développement social, économie sociale et solidaire, santé, handicap) et l’ADELS (Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale). Une conclusion s’en est dégagée : pour transformer l’action publique et concilier économie endogène et exogène, mieux vaut partir des réalités et des ressources des territoires que des institutions.

Propositions :

  • Partir de la réalité concrète, des besoins, des aspirations et des ressources humaines d’inventivité, plutôt que de partir des institutions, des logiques de pouvoir et des visions fragmentées et orientées, amène à déclarer que l’autre économie est une économie de la coresponsabilité : quelle est ma responsabilité dans l’économie, la société, la culture et la nature ? et comment je peux relier ces grands domaines entre eux avec ma vie personnelle ?

8 et 9 janvier 2009 en Nord-Pas-de-Calais.

Elles est organisée par le Conseil de développement du Pays de Saint-Omer, qui a invité les autres CDD de la « Zone verte » à s’associer à la préparation. Le Conseil de développement, innovation institutionnelle (loi de 1999), est utilisée pour y adosser l’expression et l’initiative citoyennes. Cet adossement est l’une des formes de la généralisation à préconiser : car elle « autorise » sans enfermer.

L’étape a montré la nécessité, pour créer une dynamique entre les acteurs, d’inventer une nouvelle gouvernance territoriale. Entreprendre autrement pour de nouvelles solidarités, c’est s’organiser pour ne pas subir.

Propositions :

  • Des écoles de l’organisation sont à imaginer car c’est le point crucial qui fait réussir ou échouer tous les projets. Une expérimentation pourrait être un prototype d’école hors les murs, c’est-à-dire des sessions de formation sur le terrain là ou les personnes étudient ou souhaitent localiser un projet, associées à une opération de téléformation (ntic).

Tous les obstacles ne sont pas abolis par la réussite d’un cycle d’innovation territoriale.

Il faut maintenant rapprocher innovateurs et doctrinaires des généralisateurs et les régulateurs pour permettre un changement d’échelle ; ce qu’on appelle dans l’Union Européenne le « mainstreming ». La description des 4 catégories d’acteurs nécessaires à un changement systémique est empruntée à Pierre Calame (« Essai sur l’oeconomie », ECLM 2009).

Un seul exemple, celui de la Région Poitou-Charentes qui a réalisé un cycle complet d’innovation territoriale entre 1985, date des premiers groupements d’employeurs et décembre 2007, date de l’étape régionale. La preuve est faite, par l’exemple, que le territoire est le support du rapprochement, qu’il fait plateforme et coordonne les conditions d’une économie territoriale de marché solidaire. Pour autant, sa traduction dans des agencements institutionnels appropriés et son passage au mainstreaming ne sont pas achevés. En effet, les pouvoirs publics rentrent avec réticence dans les partenariats dont ils n’ont pas eu l’initiative. C’est vrai à toutes les échelles.

Jalons du cycle d’innovation territoriale dédiée au travail et à l’emploi en Poitou-Charentes.

 1985 de la loi sur les Groupements d’employeurs dont se saisissent des acteurs sociaux.

 1999 : deux inventions organisationnelles voient le jour. Elles sont distinctes mais complémentaires : Un Centre de ressources régional fédère les GE du Poitou-Charentes. Le Carrefour de l’Innovation Sociale Travail Emploi (CISTE) installe un espace paritaire de dialogue social territorial, à présidence tournante, pour traiter des sujets d’actualité (travail, emploi, insertion, employabilité…), de la région.

 2005: l’innovation mise en œuvre par le CISTE dans le cadre du programme européen ATOUT’AGE débouche en 2006 sur un accord des partenaires sociaux, une reconnaissance européenne et un plan national concerté pour l’emploi des seniors. Changeant la chaîne institutionnelle d’application, ce plan national entrave l’efficacité organisationnelle qui se dilue dans une approche gestionnaire des publics.

L’étape régionale a lieu au moment où «l’expérience prend forme » 2007/2008 et donne lieu :

. septembre 2007 :Avis du CESR accorde ses titres de noblesse au concept de dialogue social territorial.

. février 2008 : Fondation du Centre européen de ressources des GE qui consacre la portée de l’innovation à l’échelle de l’Europe élargie, dans le cadre de la politique de flexicurité.

. octobre 2008 : Lancement de la Plateforme d’ACteurs du Travail et de l’Employabilité (PACTE) qui engage un nouveau cycle de mise en convergences, des acteurs institutionnels régionaux, pour une horizontalité des solutions.

 En 2009 … Ce nouvel outil prend acte de l’évolution et la met en forme dans un espace de dialogue social territorial, élargi à tous les opérateurs emploi, insertion, création et transmission d’entreprises, formation, avec pour finalité d’accompagner « le passage de la sécurité de l’emploi (introuvable) à la sécurisation des parcours et au maintien de l’employabilité des personnes » et pour ne pas laisser 30% de personnes sans réponse.

Combien de temps faudra-t’il pour incarner dans des modes de faire durables une culture renouvelée de partenariats sur objectifs de résultats, et passer d’un système de compétences séparées à un système de responsabilités partagées ? C’est dans l’intention de faire reculer ces résistances au changement que la contribution des Pactes Locaux s’élabore pour le Forum Lux’09.

Des voies de progrès sont possibles pour de meilleurs agencements institutionnels.

Leur mise en évidence est un enseignement tiré du cycle d’émergence institutionnelle d’une politique publique qui autorise sans enfermer : « Tourisme responsable et territoires ». Cette expérience est analysée dans un ouvrage à paraître, issue de la seconde étape régionale des Pactes Locaux. C’est celle d’une personnalité d’ouverture (Ouvrage collectif coordonné par Alain Laurent, organisateur de la seconde étape régionale des Pactes Locaux “Tourisme responsable : clés d’entrée du développement territorial durable. Guide pour la réflexion et l’action.”, in Chronique sociale, février 2009). Ce haut fonctionnaire en a vécu toutes les étapes au Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, en accompagnant la réalisation du Document d’Orientation stratégique pour l’aide publique a développement de la France, rendue publique en mars 2009.

Il met l’accent sur les éléments suivants :

  • Des intérêts et des perceptions différentes demandent du temps pour atteindre un niveau de visibilité et d’intégration dans des stratégies plus larges. Ce temps correspond rarement à celui que les acteurs de terrain sont capables d’intégrer.

  • Pour avoir une réelle influence sur les autorités publiques (…), il ne faut pas arriver seul et en ordre dispersé. La concertation entre acteurs au travers de différents mécanismes, type plateforme, groupes de travail, etc., est un impératif pour que la thématique, même perçue comme marginale au départ, puisse avoir une chance d’être considérée comme méritant une réflexion, et par voie de conséquence des moyens.

  • Enfin, on ne redira jamais assez la nécessité pour des acteurs institutionnels, d’être nourris d’évaluation et de preuves montrant ainsi l’intérêt qu’ils devraient avoir pour le secteur en question.

Faire plateforme pour gagner en influence et intégrer la perspective de « territoires-acteurs » dans des stratégies plus larges.

Le réseau des Pactes Locaux, associé à la préparation du Forum Lux’09, a souhaité y apporter sa contribution en adoptant le point de vue transversal de « la participation démocratique et l’ancrage territorial » pour une autre économie. Pour ce faire, il a mis en place un mode d’organisation en plateforme, bien conscient que pour franchir le cap du collectif d’acteurs à l’acteur collectif, il faut unir des forces et s’organiser. Cette dimension de la démarche de capitalisation, partant de l’expérience des praticiens, est, en soi, une des voie de progrès proposée. Ses résultats mettent en évidence sa pertinence et son potentiel pour un essaimage ultérieur.

Principales caractéristiques de ce fonctionnement.

• La définition préalable de règles et une ouverture à toute personne volontaire sous condition d’engagement à contribution active ;

• Un programme d’activité et un calendrier pour tenir un cap de moyen-terme (près de 2 ans) ;

• Une alternance entre des rencontres régionales (les cinq étapes) et des rencontres intermédiaires, nationales, pour informer des acquis, accueillir des acteurs porteurs de nouvelles initiatives, poser les questions de fond sur les finalités, identifier les conditions pour conduire des stratégies de changement ;

• La perspective d’un « après Lux’09 », inscrite en amont, a été annoncée dès le lancement, pour nourrir un double mouvement : une proposition européenne d’une part et, un retour au terrain remettant en jeu les avancées d’autre part.

À l’échelle internationale, l’émergence collective « des territoires acteurs »est engagée (Le concept de « territoire acteur » est également emprunté à Pierre Calame qui en donne une définition précise. dans « Essai sur l’oeconomie », p 380 et suivantes). La plateforme de travail européenne animée par les Pactes Locaux s’y trouve associée, à sa mesure modeste.

Ses membres ont en commun d’avoir accompagné les mutations socioéconomiques depuis les années 80, par la réflexion, l’expérimentation de cycles d’innovation dont la mesure de temps est celle d’une génération. Leur ténacité a été jusqu’au point d’obtenir des réponses concrètes et probantes et de vouloir transmettre des enseignements utiles sur les conditions d’une généralisation qui « autorise » l’ingéniosité, ce qui est de tous les points de vue, beaucoup mieux que de tenter de l’enfermer dans une approche gestionnaire.

 

Éléments significatifs des dynamiques d’acteurs à l’initiative des étapes régionales.

L’origine : des échanges fondés sur la confiance et l’expérience des promoteurs d’expériences territoriales.

L’entrée : partir des réalités permet de comparer et consolider des enseignements intelligibles, sans gommer les singularités, mais tout au contraire en les valorisant.

La durée : tous les obstacles ne sont pas abolis par la réussite des cycles d’innovation territoriale mis en évidence lors des étapes régionales : une génération.

Les échelles : pour passer du prototype à la petite série, le dialogue entre acteurs et théoriciens est indispensable pour imaginer un avenir désirable, inscrire les avancées dans une prospective et une stratégie de changement systémique.

L’acteur collectif : la mise en commun de « portefeuilles de relations » a permis la combinaison de participations de personnalités de niveaux de responsabilité, de sensibilités, et de centres d’intérêt fort différents : citoyens innovateurs, chercheurs, élus, entrepreneurs, responsables publics. Leur volonté tenace d’accompagner les mutations, sans renoncer à leur éthique, les met aujourd’hui en situation de s’accorder pour proposer une voie de progrès.

La condition : pour passer d’un système de compétences séparées à un système de responsabilités partagées et transposer des acquis singuliers dans des modes de faire durables, il faut concrétiser une subsidiarité active, c’est-à-dire une approche qui « autorise » plus qu’elle n’étouffe l’ingéniosité par une logique gestionnaire.

Les outils : ce sont par exemple l’organisation du débat public pour inscrire une question nouvelle dans l’espace public, la négociation, la loi quand elle facilite l’émergence, la généralisation quand elle préserve les marges d’innovation des procédures d’application, des mandats clairs et transparents et une expérimentation sociale à des échelles permettant la comparaison et le passage au mainstreaming.

La taille modeste de la plateforme a favorisé son pouvoir de convocation, ainsi que l’appui constant de la FPH. Elle a expérimenté des processus de convergence en se rendant utile ou faisant sens pour chacun. Comme pour les nouveaux acteurs sociaux collectifs, ses caractéristiques sont la qualité de la participation de ses membres, la continuité de l’animation du groupe, des références partagées, une rigueur et un professionnalisme.

Elle n’a pas vocation à devenir une structure, mais plutôt à construire des conditions de rapprochements sur un socle de valeur à traduire le plus largement possible dans les faits. Ces formes sont à préciser après Lux’09… et à réunir.

Un tableau récapitulatif des 5 étapes régionales présente les relations entre Innovation organisationnelle et agencements institutionnels avec les obstacles et les voies de progrès possible.

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février 2009 - Projet de loi d’association d’intérêt collectif au Grand-Duché de Luxembourg

Le troisième pilier nécessite non seulement une assise légale, mais aussi et avant tout, une définition de l’entreprise de l’économie solidaire au Luxembourg

février 2009

La cogestion dans les associations d’intérêt collectif

S’appuyant largement sur la législation sur les comités mixtes, respectivement le nouveau code du travail et s’inspirant des partenariats privé/public, les associations d’intérêt collectif seront cogérées par des associés élus, des personnes de droit privé ou public cooptées et, le cas échéant, des salariés qui bénéficieront de privilèges et de protections spéciales. Les associés administrateurs élus par l’assemblée générale garderont néanmoins la majorité absolue au sein du conseil d’administration. Les salariés, pour autant qu’ils soient minimum au nombre de cinq, seront élus au conseil d’administration par la délégation du personnel, ou à défaut, l’ensemble des salariés. Ils seront minimum au nombre de un, sans pouvoir dépasser le tiers des administrateurs cooptés.

Ainsi, société civile, pouvoirs publics, salariés, usagers, bref, toutes les parties prenantes pourront prendre leur responsabilité et s’impliquer dans des associations entreprenantes pour le bien-être de tous et pour un renouveau de la solidarité et de la cohésion sociale.

Actualisation février 2009 : le cycle de reconnaissance légale n’est pas encore bouclé.

La bonne qualité de relations institutionnelles, dans ce pays a 2 échelles de gouvernance publique (la commune et l’Etat) crée des conditions favorables pour sécuriser un travail de fond dans une approche intégrée de complémentarités et d’innovation. Dès la fin des années 90, l’Etat reconnaît l’inadaptation des cadres légaux par rapport aux réalités de terrain, ce qui le conduit à des adaptations, des ouvertures aux activités de l’économie solidaire. En 2004, Le gouvernement de coalition franchit un pas et « s’engage à mener une large concertation sur le rôle de l’économie solidaire comme troisième pilier de l’économie et la mise en place d’un cadre légal nécessaire à son développement ». La loi de janvier 2009 ne franchit pas ce pas : « la base légale pour les activités de l’économie solidaire devrait constituer l’aboutissement final des efforts à déployer, les instruments du présent projet de constituant qu’une étape intermédiaire ».

De fait, la loi concentre ses efforts sur la lutte contre le chômage en adaptant outils et moyens à la situation de crise actuelle.

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février 2009 - La cohésion territoriale, troisième pilier du projet européen de cohésion

Contribution des Pactes Locaux

février 2009

Résumé (français) La Commission européenne a ouvert un débat en faveur d’une politique européenne de cohésion territoriale. Comment favoriser une meilleure cohésion économique et sociale et réaliser l’objectif d’un « développement harmonieux de tous les territoires, permettant à leurs habitants de tirer le meilleur parti de leurs caractéristiques propres » ? Les Pactes Locaux pensent que les territoires sont le creuset pour coordonner les diverses politiques. La cohésion territoriale est en fait la troisième dimension de la politique de cohésion. Elle constitue une dimension transverse novatrice et un atout vital pour la durabilité du développement des territoires de l’Union Européenne.

Pour illustrer cette conviction, les Pactes Locaux et les partenaires qui se sont associés à ce réseau ont réalisé en 2007-2008 une démarche itinérante dans 4 régions de France et au Luxembourg pour tirer les enseignements d’expériences territoriales porteuses de réponses à des problèmes clés d’aujourd’hui, avec le concours des forces dynamiques de toute la société : acteurs de l’économie, du politique et de la société civile. Des thématiques essentielles à cette cohésion territoriale ont été abordées : le travail, l’emploi et les groupements d’employeurs en Poitou-Charentes ; un tourisme responsable, Nord Sud articulé au développement des territoires du Sud ; l’emploi, le développement local et l’économie solidaire au Luxembourg ; la revitalisation des quartiers par ses habitants en Île-de-France ; les projets de Pays et les solidarités entre territoires dans le Nord Pas-de-Calais. Chacune de ces rencontres s’est interrogée : Quelle économie l’action a-t-elle ou peut-elle générer ? Comment l’action a-t- elle ou peut-elle augmenter la prise de pouvoir et la responsabilité dans les solutions mises en œuvre ? de quels acteurs ? Quelles articulations l’action a-t-elle utilisées ou produites pour réussir des percées ? Qu’est- ce qui a permis à certaines dynamiques d’obtenir une pérennité et d’engendrer sur un territoire des modes de faire durables? Quelles leçons pour les démultiplier à l’avenir ?

Au cours de cette mobilisation d’acteurs des territoires, praticiens expérimentés, responsables publics, élus, habitants et chercheurs préparant la 4ème Rencontre internationale de l’économie solidaire au Luxembourg2, Lux’09 – les Pactes Locaux ont ainsi donné à voir comment se construisent d’autres rapports sociaux dans et entre les territoires, comment peut se mettre en oeuvre une autre économie plurielle et solidaire en Europe et dans le monde. Ces expériences innovantes concourent à mettre en avant plusieurs principes que les Pactes Locaux jugent nécessaire pour réussir la cohésion territoriale, à savoir que cette politique soit conduite comme :

  • une réponse de proximité aux problèmes de développement, aux échelles territoriales les plus appropriées, selon le principe d’une subsidiarité active.

  • une approche intégrée, conjuguant solidarité et compétitivité, pour une meilleure cohésion économique et sociale dans (et entre) les territoires.

  • une gouvernance de qualité, s’appuyant sur des partenariats responsables et de nouvelles formes de coopérations locales, afin de renforcer la cohérence et la cohésion des projets de territoire à différents niveaux.

  • un renouvellement du modèle de développement de l’Europe élargie pour plus de cohésion.

Summary of the contribution of the Pactes Locaux to the debate on the European Commission’s Green Paper on Territorial Cohesion.

The European Commission has opened a debate on a European policy for territorial cohesion. How can a better economic and social cohesion be promoted, and how is it possible to achieve the “harmonious development of all territories, that will enable the inhabitants to make the most of their specific characteristics”? The Pactes Locaux believe that territories are the crucible that enable policies of various kinds to be co-ordinated. Territorial cohesion is the third dimension of a policy of cohesion. This constitutes an innovative across-the-board dimension, and a vital bonus for the sustainable development of the territories of the European Union.

To illustrate this belief, the Pactes Locaux and the associate partners of this network led a project in four different regions in France and Luxemburg in 2007-2008, to gather the lessons learnt from different territorial experiences that have developed answers to key issues of today, and which involved all the dynamic forces of society: work, employment and employers group resource centres in Poitou-Charentes; responsible North-South tourism linked to the development of territories in the South; how local inhabitants have succeeded in revitalising neighbourhoods in Île de France; district projects and solidarity between territories in the Nord Pas-de-Calais. In each of these meetings,

the same questions were asked: What kind of economy did this action generate? How has/could the action increase empowerment and responsibility in the solutions implemented? Which actors were empowered? What mechanisms did the action use or produce to achieve successful breakthroughs? What enabled some dynamics to take root and create sustainable ways of doing things in a given territory? What lessons were learnt and how can they be disseminated in the future?

This project mobilised actors at territorial level, experienced practitioners, local leaders, elected representatives, inhabitants and social scientists, all in the preparation of the 4th International Meeting of the solidarity economy due to take place in Luxemburg1, Lux’09. This enabled the Pactes Locaux to demonstrate how other forms of social relationships can be built, as well as other social relationships in and between territories, how a different plural form of solidarity economy can be implemented in Europe and throughout the world. These innovative experiences bring together several principles that the Pactes Locaux believe it is necessary :

  • A local response to issues of development at a more appropriate territorial scale, based on the principle of active subsidiarity.

  • An integrated approach that combines solidarity with competitiveness, in order to create the best possible economic and social cohesion both in and between territories

  • A quality of governance based on responsible partnerships and new forms of local co-operation in order to strengthen coherence and cohesion of territorial projects at different levels.

  • The renewal of the development model for an enlarged Europe for greater cohesion.

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décembre 2008 - Qui sont les professionnels du développement territorial aujourd’hui ?

Enquête quantitative en Languedoc-Roussillon, 2008

décembre 2008

Avec la montée en puissance des territoires de projet : essor de l’intercommunalité, mise en place des pays, développement des parcs naturels, etc..) et la multiplication de l’offre de formation, les métiers du développement territorial connaissent une croissance importante.

Qui sont-ils ? Comment se répartissent-ils dans les différents types de territoires ? Dans quelles structures travaillent-ils ? Comment sont-ils recrutés ? Sur quels emplois et pour quelles activités ? Quelles compétences leur reconnaît-on ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles cette étude entend répondre.

Après avoir présenté la méthodologie et les principaux résultats obtenus en Languedoc-Roussillon (partie 1), la parole est donnée à un échantillon d’acteurs du développement territorial qui exposent librement leur conception des métiers de l’ingénierie territoriale (partie 2). Ce zoom, réalisé dans le département de l’Aude, permet de compléter voire d’amender l’approche normative qui sous-tend l’enquête quantitative menée en Languedoc-Roussillon.

Plusieurs représentations du métier de professionnel de développement territorial coexistent en effet derrière la même rhétorique du « développement », du « projet », du « territoire ». Elles ne tirent pas nécessairement dans le même sens.

Pour certains, la vision est aménagiste : le développement territorial c’est « l’aménagement et l’économie et la répartition des hommes et des activités ». D’autres insistent sur « la mise en cohérence de dispositifs territoriaux dans un cadre partenarial ». D’autres enfin mettent les processus au premier plan, car ils sont garants des finalités du développement territorial : c’est « le tissage des relations, orienté vers ce qui donne une direction à l’action, permet de repérer des potentialités et de définir des objectifs ; ça inclut les relations avec ceux qui sont eux- mêmes en relation avec ceux des sphères au-dessus ». C’est la vision constructiviste, « être dans une logique d’animation, de coordination, c’est un processus et pas une procédure ». La situation actuelle est bouleversée par l’entrée en jeu du paramètre de la durabilité du développement. Or, la réalisation de cette finalité passe nécessairement par la viabilité de ses conditions d’ancrage. L’approche du territoire, c’est le repérage des capacités, des volontés, puis des compétences. Elle conduit chaque catégorie d’acteurs à prendre conscience d’antagonismes, de tensions,d’écarts, de différences. Cette approche pousse donc à travailler sur l’altérité, la différence, les autres logiques, ce qui n’est pas ici, tout de suite.

Comment rapprocher les contraires et concilier global et local, long terme et court terme, intérêts collectifs et des intérêts individuels,approche ‘mono’ et ‘poly’ activité ? Les fruits de ces efforts sont les ingrédients même de la durabilité et inventent les traductions et concrétisations locales d’un projet collectif. À partir de ces constats, on peut faire évoluer le référentiel dans une perspective de recherche utile à l’action, ouverte sur l’avenir, pour

  • mieux qualifier les caractéristiques relationnelles de ces fonctions, qui vont au-delà du savoir-faire d’animation généraliste ou de management, maintenant largement diffusés au-delà des métiers du territoire,

  • contribuer à la nécessaire clarification des mandats d’exercice de ces missions professionnelles. Elles sont exposées, au contact humain des contradictions qui se vivent et s’expriment

  • vers une pondération entre compétences d’expertise (thématique ou gestion) et fonctions relationnelles, indispensables pour accompagner l’évolution.

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décembre 2008 - le Collectif Equitess pour un pôle d’activités solidaires dans le quartier des Larris (Fontenay sous-Bois)

4ème étape régionale en Ile de France, novembre 2008

décembre 2008

Le premier jour les participants, invités par le Collectif EQUITESS, ont illustré « Comment les habitants d’un territoire s’organisent-ils collectivement pour initier de nouvelles pratiques socio-économiques répondant à leurs besoins et contribuant au mieux vivre ensemble ? ».

Le lendemain, accueillis par le Conseil régional d’Ile de France et la vice-présidente Francine Bavay, ils ont réfléchi aux questions de:

  • L’approche territoriale de la participation démocratique avec un élu de la ville de Fontenay-sous-Bois, Jean-Philippe Gautray.

  • Gérard Logié a proposé de tirer les enseignements des trois premières étapes régionales réalisées par la Plateforme pour l’élargissement du local vers L’Europe animée par les Pactes locaux quant à la " participation démocratique » ? et Martine Theveniaut une fiche navette du Collectif Equitess

  • Alain Laurent a réalisé le rapport de synthèse.

  • Pierre Calame a ouvert la réflexion sur les relations entre économie, territoire et stratégie de changement.

  • Françoise Hutinet, présidente du Collectif Equitess a présenté les perspectives

Ils ont évoqué pour finir l’agenda de préparation de Lux’09 dans lequel la capitalisaiton des Pactes Locaux s’inscrit.

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octobre 2008 - Bridges for Inclusion,porté par le réseau EAPN: Etat des lieux européen au regard de l’inclusion sociale.

Le cas de la France

octobre 2008

Résumé du rapport français.

Le réseau EAPN, auquel s’est joint l’UREI Languedoc-Roussillon dans le cadre du projet européen Bridges for Inclusion porte l’intention d’établir un état des lieux de l’inclusion sociale, dans un contexte de pauvreté croissante et de crise de confiance envers la construction européenne. Pour expliciter les questions de fond qui animent le débat français, le rapport français fait le choix de situer les concepts et les pratiques dans leur contexte historique d’émergence. Il porte une attention particulière aux innovations socioéconomiques et organisationnelles actuelles, désignées par le terme de « tiers secteur ». En effet, la question qui se pose pour renouveler les stratégies d’action, ce n’est pas d’expérimenter, une fois de plus, de nouvelles réponses, mais de s’inspirer de celles qui ont été inventées dans les dernières décennies pour traduire leurs potentialités en grandeur réelle, à la mesure des défis de la cohésion sociale et territoriale de l’Union européenne.

1. Les politiques publiques de lutte contre le chômage : la continuité d’hier à aujourd’hui

Auparavant amalgamée avec les « professions inconnues », avec les filles publiques, saltimbanques, enfants trouvés, la catégorie de « chômeur » s’en détache à l’occasion du recensement de la population de 1896, en même temps que se pose la question de constituer un capital de réserve destiné à l’exécution de travaux qui pourraient être entrepris ou ajournés, selon l’intensité du chômage qui accompagne l’industrialisation. Dès l’origine et jusqu’à maintenant, dépense publique et risque social de l’inactivité involontaire sont rendus inséparables. « L’État- providence » se réfère au principe de l’obligation d’assister les pauvres, mais cette obligation ne se traduit pas par un véritable droit. L’assistance est octroyée avant tout dans l’intérêt de la collectivité. Les règles d’attribution d’une aide publique sont applicables à des « ayant-droits » par circulaire administrative, et sans délibération. Or, ni la pauvreté ni le chômage n’invalident la citoyenneté !

Dans la seconde moitié du XX° siècle, dès que « le plein emploi de croissance » montre ses limites, la protection des salariés par une assurance contre le chômage, tardivement mise en place dans les années 50, régresse. L’assistance redevient conditionnelle. Les pauvres d’hier sont « les exclus » d’aujourd’hui. Mais, entre les deux crises de la modernité des XIX° et XX° siècles, il existe une différence majeure. La globalisation économique a diffusé ce processus d’exclusion dans des proportions inédites. La pauvreté, relative et absolue, touche plusieurs milliards de personnes. La véritable innovation de l’après-guerre pour les individus, c’est le droit à une formation tout au long de la vie active, y compris après la perte d’un emploi.

Dans les années 70, les responsables publics gèrent la situation comme s’il s’agissait d’une crise conjoncturelle de la croissance. Ils prennent des mesures. Elles ciblent progressivement des populations cibles, salariés de l’industrie, jeunes… La méthode appliquée est chaque fois la même : un profil de chômage est défini, caractérisé par un même type de carences, auquel il est appliqué des mesures réparatrices spécifiques. Plutôt que de partir des ressources, l’action publique entend corriger ce qui est supposé faire obstacle à l’emploi. Or, c’est l’insuffisance des embauches de type marchand, correctement encadrées par le droit du travail, qui définit la barre où s’effectuent les sélections. Comment réussir une transition professionnelle en étant défini par ce qu’on n’a pas, plutôt que par ses ressources personnelles et professionnelles ? Nous n’en sommes pas sortis. Partir d’un diagnostic erroné de la réalité est sans doute le premier obstacle, et peut-être le plus puissant, pour répondre de façon adéquate à des questions inédites.

Dans les années 80, l’action publique explore la voie de la requalification par la formation des exclus du travail. Des réflexions s’engagent pour tenter de comprendre pourquoi le moteur de l’intégration sociale est en panne et comment y remédier. Le diagnostic de vastes chantiers scientifiques (re) découvre qu’il n’y a « pas de processus cognitif sans motivation. Il faut aimer pour apprendre ». Dans un bilan rétrospectif, Bertrand Schwartz, promoteur des « nouvelles qualifications » pour « une modernisation sans exclure » constate que « les innovations qui visaient, par l’application généralisée des principes de l’éducation permanente, au partage plus égalitaire des savoirs, et donc du pouvoir, ont été abandonnées. Le résultat, c’est l’accroissement de l’exclusion, la marginalisation d’un nombre croissant de citoyens, la baisse du niveau culturel, la fracture de plus en plus manifeste entre ceux qui détiennent les savoirs et ceux qui n’y ont pas accès ». La décennie s’achève par la reconnaissance de l’exclusion comme un engrenage dont les chômeurs deviennent victimes, avec des effets en cascade. En 1988, « l’insertion » devient un impératif de solidarité nationale. « Toute personne qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l’économie et de l’emploi, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ». La loi sur le revenu minimum d’insertion (RMI) est adoptée à la quasi-unanimité.

Les politiques publiques des années 90 sont marquées par deux grandes tendances :

  • La première demeure largement prédominante : c’est la poursuite d’une approche macroéconomique de traitement social du chômage par l’« activation des dépenses passives ». L’ambition d’une « loi cadre » de cohésion sociale (1995) est ramenée à l’adoption d’une « loi contre les exclusions », en 1998. Les priorités des différents trains de mesures fluctuent avec les majorités, autour d’une controverse entre un interventionnisme (de gauche) et l’appel au libre-jeu des marchés (de droite). À chaque nouveau problème social, l’annonce publique solennelle d’un nouveau « droit à » pour combattre ce qui reste pensé en termes de « handicap social ». Personne ne se sent pour autant investi de la responsabilité de faire vivre ce « droit » dans la durée. La priorité peut changer sans que le but soit atteint. Il n’existe pas de vision prospective, pas d’anticipation d’une baisse prévisible des finances publiques dédiées. On reste dans de la gestion.

  • La seconde c’est l’encouragement des inventions sociales qui se sont multipliées depuis les années 80, à l’initiative de la société civile, pour constituer un second marché du travail. De nouvelles formes d’entreprises ont montré leur pertinence et répondent à des besoins d’utilité sociale, potentiellement et/ou partiellement solvables. Cette micro-économie de proximité territoriale est progressivement reconnue comme génératrice d’activités et de lien social. Elle est portée par les courants de pensée et d’action de « l’économie sociale », de « l’économie solidaire » auxquels se rattache la famille des acteurs de « l’insertion par l’activité économique ».

Entre 1999 et 2000, elle se révèle être un véritable mouvement social à l’occasion des « consultations régionales de l’économie sociale et solidaire », dans une nouvelle terminologie « ESS » que la DIES tente alors de faire adopter. Un même « éthos pratique » caractérise leurs entreprises. Elles se sont constituées de façon créative autour de l’emploi. Elles mettent en œuvre des écheveaux d’intervention, à caractère public, privé et non monétaire , que l’on désigne par « hybridation des ressources » avec un autofinancement qui peut varier de 10% à 90%. Aucune norme ne prévaut, toutes les configurations organisationnelles existent, le plus souvent en multi partenariat. Comment obtenir la reconnaissance du « local » - ou plus exactement de l’horizontalité - comme espace où préfigurer les critères d’utilité sociale, définir les indicateurs de « plus-value sociale » ou de « performance globale », à la fois sociale et économique ? Telles sont les attentes qu’ils expriment. Dans les faits, leurs réalisations se heurtent à l’instrumentation par les pouvoirs publics, ce qui freine leur auto développement et les rend vulnérables. Certes, une reconnaissance mutuelle entre les responsables publics et les acteurs de l’insertion a installé des relations partenariales pérennes. Mais, si l’ensemble constitué par le tiers secteur a acquis le stade de minorité agissante, ses promoteurs ne réussissent pas à modifier l’orientation générale de l’action publique.

Dans les années 2000, au moment où les finances publiques connaissent de sévères restrictions, plus de trente ans de « politiques actives pour l’emploi », de droite et de gauche, n’ont pas enrayé l’exclusion, malgré des moyens considérables qui y ont été consacrés. La priorité est aujourd’hui de ramener le plus grand nombre de personnes sur le (premier) marché du travail, par l’incitation, mais aussi par la contrainte, comme à d’autres époques historiques où, les moyens publics se faisant plus rares, la tendance est à culpabiliser l’inactivité. La rigidité du système s’est renforcée, du fait de l’afflux du nombre, de la compartimentation de l’action publique en segments partiels d’un même problème de fond : en fait, le système n’est pas conçu pour être au service de ceux à qui il est destiné.

 

2. L’influence de l’Europe sur les politiques publiques françaises.

Des droits sociaux sont créés par les traités fondateurs sur un mode déclaratif, puis dans une charte des droits fondamentaux adoptée en décembre 2000 pour acter la finalité que l’Union Européenne se donne de réaliser sur le long terme. La valeur de solidarité en est l’un des piliers. L’Etat de droit garantit une jouissance de ces droits. Mais ils entraînent aussi « des responsabilités et des devoirs tant à l’égard d’autrui qu’à l’égard de la communauté humaine et des générations futures ». L’énoncé de droits sociaux est un premier affichage politique de la place accordée à la lutte contre l’exclusion dans le débat politique. Pour autant, il ne produira pas de résultats immédiats sur la situation des exclus et ne constitue pas, en lui-même, une stratégie. C’est par ailleurs un devoir conjoint des collectivités locales, nationales et européenne de réunir les conditions afin que ces droits et ces devoirs de solidarité collective soit mis en oeuvre. Ceci appelle à s’interroger publiquement sur les moyens concrets, imparfaits et contradictoires, de les mettre en œuvre, dans le cadre d’une stratégie d’ensemble.

Dès sa création, à la fin des années 1970, le Fonds social européen (FSE) vient en appui aux régions touchées par le chômage pour la reconversion de leurs travailleurs, l’insertion des jeunes et autres « groupes cibles ». En fait, l’intervention reste subordonnée à la priorité de l’intégration des marchés, par crainte de distorsions de concurrence. Il s’agit d’amortir les chocs provoqués. La Commission, institution moteur de l’intégration européenne, introduit peu à peu la Communauté, puis l’Union européenne dans les champs de l’emploi et du chômage, largement préemptés par les systèmes de protection sociale des États membres.

À l’initiative de la Commission, à partir de 1995 le programme des ILDE (Initiatives locales de développement et d’emploi) entre dans la stratégie de l’emploi européenne. Les résultats dépassent les attentes. Des centaines d’expériences sont recensées et comparées, les obstacles à leur développement identifiés. Les ILDE ont contribué à la création de milliers de petites entreprises en Europe, à un coût souvent moindre que celui des créations de postes aidés pour des chômeurs, avec une utilité sociale avérée. Leur succès tient à l’effet de légitimation qu’elle obtient de la Commission et à la mobilisation des acteurs locaux du développement économique, plus prompts à s’emparer des propositions de la Commission que les gouvernements. Elles sont en adéquation avec les grandes évolutions de la société européenne, répondent aux demandes des usagers et aux projets d’entrepreneurs qui inventent des formes organisationnelles appropriées à leur finalité. À contrario d’un retour en arrière, l’irruption du local dans le domaine social et économique correspond à une nouvelle donne de la compétitivité. Les ILDE se développent sur les champs ouverts par des changements d’attitude, avec un abandon progressif du raisonnement hiérarchique et sectoriel caractéristique du modèle industriel. Ainsi, les renoncements aux schémas classiques peuvent être volontaires, et non subis. Ceux qui l’expérimentent entrent de plain-pied dans le développement durable. Si le dynamisme est inégal selon les pays, c’est que « le terreau » n’est pas aussi propice partout. Les sociologues introduisent « la notion de capital social, défini comme l’ensemble des institutions, usages et relations de confiance favorables à la coopération ».

Si une grande partie des fonds structurels apporte un simple complément financier aux politiques nationales de développement régional, d’emploi et de formation, à partir de 1998, une part de cette masse financière est allouée à la poursuite d’objectifs proprement communautaires. Ce volet redistributif remplit pendant vingt ans une fonction de promotion de « laboratoires d’expérimentation sociale » à la marge des politiques nationales. D’abord implicite et procédural, le principe de subsidiarité qui régit ces actions communautaires est officialisé, puis « constitutionnalisé » par la conférence intergouvernementale de Maastricht en 1992. Ces fonds et ces programmes créent l’occasion de rassembler des informations, de soutenir des coalitions d’acteurs sociaux, souvent marginaux, avec lesquels la Commission entre dans une dynamique de légitimation réciproque. Groupes de travail, réseaux d’experts, « projets pilotes », publications officielles matérialisent une expertise rassemblée au niveau communautaire et les liens tissés avec la société civile organisée et les administrations nationales.

C’est au tournant des années 2000 qu’une stratégie européenne pour l’emploi (SEE) prend forme, soit plus de vingt ans après la montée du chômage de masse. Son horizon 2010 est de devenir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable, accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». Cette stratégie d’ensemble n’est pas destinée à se substituer aux politiques nationales. Elle place leurs politiques de l’emploi « sous influence par l’intrusion des lignes directrices européennes ». La diversité d’un développement socioéconomique local est reconnue comme un atout dans la stratégie pour l’emploi de la France à partir de 2001. Le PNAE se décline en plans locaux d’action pour l’emploi afin d’adapter les solutions aux différents contextes locaux. Nouvelles activités et nouveaux services, dans le champ de l’utilité sociale deviennent « un enjeu stratégique » en termes d’emploi, de qualité de vie et d’attractivité des territoires . Un processus de révision à mi-parcours est engagé par le Conseil européen en 2004, car les résultats escomptés ne sont pas à la mesure des attentes. L’action se concentre autour de deux objectifs : la croissance et l’emploi, avec l’idée que le marché du travail est exclusivement dépendant des dispositifs encadrant les rapports de travail, ce qui ne reflète pas la réalité des évolutions du travail et encourage la mise en compétition des politiques nationales et, indirectement, la recherche d’avantages comparatifs fondés sur le moins disant social.

En conclusion, le développement endogène reste le parent pauvre des stratégies de développement en Europe. Or, les initiatives locales sont fragiles. Elles ont besoin d’un cadre propice pour lever les obstacles qu’elles rencontrent aux trois principaux niveaux - local, national et européen - où s’exerce la compétence publique. Aujourd’hui, l’essentiel des moyens reste affecté à l’attractivité des investissements étrangers, ignorant les externalités négatives de ce modèle. Dans le discours politique, ce mouvement s’est illustré par le durcissement progressif de la Stratégie de Lisbonne. Sous prétexte de rationalisation, la plupart des recommandations relatives au développement local ont été supprimées. En définitive, le modèle économique dominant, en introduisant la notion de compétitivité, a su s’approprier, à des fins concurrentielles, les facteurs immatériels d’un dynamisme territorial, ou encore faire basculer dans la sphère marchande des relations de convivialité et d’épanouissement collectif.

 

3. Conclusions et orientations.

Le tiers secteur est l’une de ces matrices sociales de sortie de crise, à certaines conditions.

En fait, le problème vient de l’exclusivité du développement exogène et sa propension à absorber tout le reste. Or, pour bien fonctionner, les économies ont besoin d’une certaine diversité, que ce soit pour réussir à surmonter d’éventuels chocs exogènes, réduire les externalités négatives, mais aussi assurer à leurs populations résidentes la sécurité alimentaire, le logement, l’accès à la santé et les bases essentielles d’une économie territoriale qui les emploient. Le présent rapport montre les résistances que rencontrent l’économie sociale et/ou solidaire, l’économie résidentielle, l’économie de la dépense publique, l’impact des services aux publics sur le dynamisme des territoires, la marque territoriale, le poids des associations et de l’agriculture, pour être pris au sérieux !

Agir sur l’économie au plus près des territoires, c’est avant tout conforter, aider à développer l’économie réellement présente, afin de déterminer une nouv